‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 354 sur 759 · LIVRE V. — tETTRE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

LIVRE V. — tETTRE PREMIÈRE

et Tamour des chrétiens indigènes. Je vous prie d'accorder la consolation d'une de vos lettres, à cet excellent religieux, ècet ouvrier si laborieux et si utile de la vigne de J.-C, qui parte ainsi le poids du jour et de la chaleur (1). 4 La place de Cranganor, qui appartient aux Portugais, est à vingt milles de Cochin. Le frère Vincent, de la très-sainte Observance de Saint-François . coadjuteur de Tévêque de Goa, et très-grand ami de notre Compagnie, y a institué uh séminaire où sont convenablement entretenus cent enfantsi indigènes, et où ils sont formés à la piété et aux lettres.

L'évêque de Goa ne le cède pas au frère Vincent en affection pour la Compagnie , et comme ce prélat est le chef spirituel de toute l'Inde, et qu'il aime singulièrement nos Pères, il désire vivement votre amitié. Je vous prie donc de daigner lui écrire.

Mais je reviens au frère Vincent. Dans un épanchement amical, il m'a conié son dessein de remettre l'administration de son collège à notre Compagnie. En même temps il m'a prié, avec des instances réitérées , de vous faire part de ses intentions , et de vous demander un prêtre de la Compagnie , qui serait chargé d'enseigner les lettres aux élèves du séminaire , et de prêcher aux habitants de la maison : les dimanches et les jours de fête, il prêcherait pour le peuple. Car outre les habitants portugais, il existe beaucoup d'indigènes chrétiens répandus dans les villages, et qui tirent leur origine de ceux qu'a convertis saint Thomas. Plusieurs des élèves du séminaire appartiennent ^|ux premières familles du pays.

Dans cette ville sont deux éghses, l'une dédiée à saint Thomas, et l'autre à saint Jacques. Le frère Vincent désire que vous fassiez accorder par le souverain pontife une indulgence plénière annuelle à chacune de ces deux églises, pour les jours de la fête des saints Jacques et Thomas, et pour toute l'Octave : afin d'accroître la piété des indigènes,

(1) Matlh. XX, 12.

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