‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 411 sur 759 · LIVRE V. — lETTRE SEPTIÈlifE · texte numérisé non relu

LIVRE V. — lETTRE SEPTIÈlifE

Vous ne lui prescrirez rien par autorité dans les affaires de son ressort. C'est également à lui seul^ue je remets le soin de corriger les enfants des deux nations, ainsi que le règlement absolu de leur discipline dans la maison, la répartition des offices, l'attribution des ministères, l'élection et le renvoi des serviteurs au pensionnat ; et il remplira librement cette charge , sans que ni vous ni personne ne s'immisce en ses actes, ou n'y mette opposition : j'ordonne*qu'il en soit ainsi, j,: ■ ^^Kt * - ■ 4: " "'^ ' - "V^

Et ici je vous prie de nouveau, à cause de la gravité du cas, et en vertu de l'obéissance que vous avez volontairement promise à notre P. Ignace, par l'autorité de qui je vous donne ce comôïandèîiient , je vous adjure et vous supplie aussi énergiquement que je le puis faire, de ne laisser s'élever entre vous et Antonio Gomez aucune division de sentiments, aucune contestation en paroles, aucun commencement et aucune apparence de désunion : qu'il paraisse plutôt, par les mutuels témoignages de l'unitéT constante entre vos volontés, et de votre profond et mutuer amour, que vous vivez dans une fraternité parfaite, et que' vous conspirez, avec un zèle sans réserve, au bien général et à l'avancement de toute la famille confiée à chacun dé vous, dans des limites différentes; que cette union se ré-vêle toujours par des marques si apparentes, qu'il ne puisse naître, soit dans la maison, soit au dehors, aucune occasion de scandale et de murmure.

Toutes les fois que ceux de nos frères qui cultivent les chrétientés du cap Comorin, et qui en visitent assidûment tous les villages, que Nicolas qui est à Couîan, Cyprien à Méliapour, Melchior Gonzalez à Bacaïm, François Pérez à Malacca, Jean de Beira et ses compagnons aux Moluques, vous écriront pour solliciter votre protection auprès du gouverneur ou de l'évêque, de qui la faveur pourrait leur, être nécessaire en quelque circonstance, ou qu'ils vous demanderont quelque autre service ou secours, spirituel ou temporel, dont il arrivera qu'ils aient besoin, faites en sorte,

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