LIVRE VII. — LETTRE QUJiXZlËME
prie d'en charger quelqu'une des personnes qui sont initiées dans ses affaires intérieures; car je désire absolument ne pas ignorer le zèle ardent qui remplit mes Frères afin de souffrir pour Jésus-Christ. Sans doute ils me doivent euxmêmes de se souvenir de moi qui, l'année dernière, les avais présents à ma pensée dans le voyage du Japon. A cette heure, je me rends en Chine, afin de leur préparer les voies pour la conversion de cet empire, et ce champ immense une fois ouvert donnera carrière à leur éminente piété et à leur vertu, fécondée par les ardeurs du divin amour.
Que Dieu daigne nous rassembler et nous unir dans la société des Saints ; et dès cette terre, si c'est pour son service !
Goa, 7 avril 1552. François.
Je vous prie d'envoyer sans retard à Rome le Frère porteur de cette lettre, afin que, l'année prochaine, il puisse revenir vers nous en compagnie de plusieurs Pères. Que si la religion chrétienne a pénétré dans la Chine, et si j'existe encore après trois ou quatre ans, je veux retourner aux Indes, afin d'y prendre, pour les associer à cette œuvre glorieuse, quelques-uns de nos Pères et de nos Frères, et je me rendrai dans les mêmes contrées, pour y achever mon existence, et voir venir la mort au Japon ou dans la Chine.
A uiôn rès-c en J.-C, le P. Ig;nacc (l).
Que la grâce, etc.
Au mois de janvier dernier, je vous ai fait part de mon retour du Japon aux Indes ; je vous ai dit le nombre con-
- (I) Le i*. Bartoli rapporte que cette lettre était intitulée : A mon Père en J.-C,, saint Ignace.
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