‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 651 sur 759 · LIVRE VII. — LETTRE VINGTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — LETTRE VINGTIÈME

de leur part, et qu'il en paraisse des signes Idi-squ'ils sont dans la chaire sacrée, vous vous abstiendrez, je vous le demande au nom de Dieu, d'etigager des répliques et de prendre le peuple pour arbitre du diJBTérend. Laissez dire à chacun ce que son zèle lui inspire : en gardant le silence, vous observerez les devoirs de la Charité ef de l'Obéissance. Je vous défends très-expressément de prolonger la division par votre fait, d'aucune manière et par quelque motif que ce soit. Je n'entends point que , si gravement offensés et si injustement diffamés qu'il vous paraisse être, vous murmuriez une seule parole en public, qui puisse donner à vos auditeurs l'idée la plus légère de votre peine et du sentiment de votre injure. En vérité, rien ne peut compenser le scandale qu'occasionnent parmi le peuple des conflits de cette nature.

Si néanmoins il vous apparaissait que de laisser ainsi se renouveler impunément les déclamations de vos adversaires fût l'origine d'un scandale, en même temps qu'une cause d'offense envers Dieu; que le salut des âmes fût compromis en cette incertitude où serait le peuple, de savoir à qui croire entre les deux parties : vous porteriez l'affaire devant le seigneur évêque, et vous le prieriez de faire appeler les personnes qui discréditent publiquement votre caractère ; et après les avoir entendues en votre présence dans leurs accusations, après avoir ensuite écouté vos défenses, de terminer le différend par une décision de sa part, de rétablir la paix, d'imposer silence aux querelles qui troublent la chaire ; car il doit lui être avéré, que nous-mêmes ainsi que ces Pères, nous tendons vers un but unique, qui est l'accroissement du culte divin et le progrès des âmes dans la voie du salut. Si vous faites intervenir entre vous l'autorité du seigneur évêque, vous aurez, en ce qui dépend de vous, pris les précautions nécessaires, afin que la Majesté divine ne soit point offensée et que la bonne foi du peuple ne soit point abusée au milieu de la discussion. Enfin vos efforts auront toujours pour objet d'entretenir et de déve-

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