LIVRE VII. —LETTRE VINGT-QUATRIÈME
le Japon , car il n'existe qu'un calice dans cette mission.
Quand vous m'écrirez à Malacca, ne soyez point avare de votre loisir ni du papier, et ne vous hâtez pas comme en une obligation qu'on remplit par acquit : passez en revue toutes choses avec étendue et dans les moindres détails. Je fonde une grande espérance de consolation spirituelle dans la lecture de vos lettres ; car elles m'instruiront de tout ce que je désire connaître au sujet de toiis mes Frères, de ceux de votre collège, et de ceux qui combattent pour la cause de Dieu dans les résidences d'alentour. Employez un secrétaire qui forme bien les caractères et dont l'écriture soit aisée i\ lire. Vous adresserez le paquet à François Ferez, à Malacca. Mais il est nécessaire absolument de m'envoyer vos lettres au mois de septembre, par un navii'e faisant voile vers Banda. François Ferez mettra tout son zèle à me les faire parvenir en Chine.
Vous écrirez à notre Frère Cypriano, qui réside à Saint- Thomas deMéliapour, qu'il doit vivre en parfaite harmonie avec tout le monde, et surtout avec le vicaire de l'évêque et avec tous les prêtres de cette résidence; vous vous exprimerez avec lui d'une manière précise et sans aucun détour, et vous lui signifierez clairement que je vous ai laissé par écrit l'injonction formelle de renvoyer de la Compagnie les sujets qui ne seraient point obéissants envers le supérieur ou recteur de ce collège ; vous ajouterez, qu'en conséquence de cet ordre, aucune considération ne saurait vous empêcher d'accomplir ce qui vous est prescrèt d'une manière aussi absolue. Faites-lui cette déeljaration, pour qu'il conserve une crainte salutaire, et qu'il s'observe lui-même, en comprenant la portée d'une menace qui s'adresse particulièrement à lui.
Etienne Louis Borralho, qui s'est avancé dans les saints Ordres jusqu'à celui du Diaconat, se rend en votre ville. J'aime infiniment ce jeune homme, et j'espère, qu'avec la grâce de Dieu, il deviendra plus tard un bon religieux. Faites pour lui tout ce qu'il vous demandera en mon nom,
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