CCXCIX (291). —A FRANÇOIS PÉPIN
TAILLEUR, DE FLORENCE
ET A MADAME AGNÈS , SA FEMME
Elle les exhorte h acquérir les vertus, et k mépriser le monde.
AU NOM DE JESUS CRUCIFIE ET DE LA DOUCE MARIE
Très -cher Fils et très -chère Fille dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante etTesclaye des serviteurs de Jésus- Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir aimer la vertu , car vous ne pouvez pas autrement avoir la vie de la grâce et participer au sang du Fils de Dieu. Puisque cela est si nécessaire, il faut absolument extirper les vices en nous , et planter la vertu ; il faut faire violence à nos passions sensitives , et nous dire à nous- mêmes : Je veux plutôt mourir qu'offenser mon Créateur et perdre la beauté de mon àme. Je veux qu'il en soit ainsi, mes très -chers enfants. Soj^^ez des miroirs de vertus, foulez aux pieds le monde avec toutes ses délices, et suivez Jésus crucifié. Je ne vous en dis pas davantage. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.
CGC (292). - A FRANÇOIS PEPIN,
TAILLEUR, DE FLORENCE
De la persévérance, et du renoncement à la volonté propre.
AU NOM DE JESUS CRUCIFIE ET DE LA DOUCE MARIE
Très -cher Fils dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante et l'esclave des serviteurs de Jésus-Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir constant et persévérant dans la vertu, afin que vous receviez la couronne de gloire, qui ne se donne pas à celui qui commence seulement , mais à celui qui persévère jusqu'à la mort. Aussi je veux que vous grandissiez et que vous persévériez dans la vertu jusqu'à la mort, H qu'aucune tribulation, aucune attaque du démon ou des créatures ne vous fassent tourner la tète en arrière. Baignez -vous dans le sang du Christ, en anéantissant et en tuant toute volonté propre, toute passion sensitive; et alors vous serez fort, et rien ne pourra vous ébranler, parce que vous aurez pour fondement la Pierre vive, le Christ, le doux Jésus, et vous recevrez la récompense de vos fatigues. Je ne vous en dis pas davantage. Demeurez dans la saiate et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.
ceci (293). — A FRANÇOIS PEPIN,
TAILLEUR, DE FLORENCE