XI. 2 Décembre 59. Demande d’argent pour acheter un
pantalon.
XII. 13 Décembre 59. Visite à son cousin a l’hôpital. — Reçu de l’argent.
XIII. 15 Décembre (?) — à un ami — se prépare à aller en Chine. Ambition.
XIV. pas de date (Décembre ou Janvier). — Souhaits de nouvelle année. — Raconte qu’il est à l’hôpital avec la fièvre typhoïde.
t 3 Janvier 1860.
[écrit au crayon]
Le 10 J.
mes chere parant Je vous écri ces de mot
ces pour vous faire savoir léta de ma santé je vous dirai que nous avons reçu notre fusil que nous faison lexercice 2 fois chaque jours puis à lapelle ^ de 1 1 heure ensuite a la théorie lapelle a 9 heure du soire. Je vous dirait qua lexercice nous soufron baucoup mais japrand fort bien je suit a la clase je vous dirait que je nai pas encore été à lecole je ni pourait i alér que quand je serait passe au batailloin 2 je vous dirait que jai reçu ma létre ét mon argan je finit ces de mot en vous enbrassant de tout mon couer vous informerez
de la letre chez *
[signature].
Remarques: La lettre est écrite au crayon, ce qui est une preuve de son origine. Les j. sont très timides et tremblés. Nombreuses ratures.
' l’appel.
2 bataillon.
Le 7 août 1859.
Mes chère parans Je vous écri de mot
c’est pour vous faire savoir létat de ma santé tant qua moy je me porte très bien je voudrais que la presance • vous trouve de meme le ler Juillet et le 18 nous avons été au feu le ler il à brulet un boutique qe feu lui à coûté en viron 30 mille fran le 18 une maison 4 étache, ca, lui coûte une disaine de mille de franc le 7 out plus nouvaux le feu à pri a un magasin de bois qui lui coûte environ 15 mille franc jai monté sur un mont de planche que le feut y était le mont de planche à tonbe et moy étant dessu jai tombé avec je ne me suis pas fait mal le conmandans de notre regimant ma signalé pasceque jétait hardi
maintenant je vous dirait que le 7 out il y avait la muzique du géni quelle était venu jouer dans le quar tier avec la muzique du 97 em et celle de notre régimant je vous dirait que le lei’ août nous avons commoncé ù manger du buiscuit il est tellemant dure que nous somme forcé de frapé avec la crose^ de notre fusil pour le casé nous avons un petit car de blan faire grand comme un pot de tase
ce que nous apelont car cest parceque ca tien un car jai ecri une letre à Joseph calise je nai pas marqué Josep calise jai marqué Josph demarecaux^ je croy quille ne la pas reçu car il ne la pas reçu je lui ait ecri le 31 Juillet.
Vous direz à Victor ménét quille ma fait un sincible plaisir de me récrire. Vous lui direz que je ne crois pas tout ce quille ma dit tant qua Ochi ca je ne la croy pas ni delisa le roi non plu.
Je con serve tout les letre et jespere quand je retournerai aq payi je pourrait tout vous les montré le 63en et le qyen sont dans la mémé cazerne et ne sont pas dacore il se bâte souvant
la nuit du 6 au 7 out il se sont batu vers les minuit si fort quon à du bat la générale alors quand on bat la generale ces pour partir si on lauait batu nous aurons été oblige de partire de ramaser tout nos effet et tout les poser dans notre sac et notre fusil enfin tout nos four ni ment et de partir pour une autre ville nous espérons de paser au bataillon et aussitôt passer au bataillon nous quitons nancy pour aler au canps de chalon notre régimant y ét aussitôt arrive la le régimant partira à lille ou bien en afrique nous atondons notre dé par tout les jours quand nous serons passér au bataillon jirai à lecole militaire je suis inscri pour y aler et nous somme bien presanter a 60 pour y aler nous avons ete reçu a 10 car il en à que 10 de chaque compagni.
Vous savez que jai reçu une letre dadelle le 17 Juillet.
Si Joseph à reçu ma letre il à bien des complimant à faire à més ani^ vous ferez des complimant à tout nés voisin et ami.
Mes chere parans si vous pouviez manvaiyer 5 franc vous me feriez un grand plaisirs car jennait grand besoin si Joseph aurait reçu sa letre voua
’ présente. 2 crosse.
3 Accumulation d’ort ographe pour; Joseph. * amis.
sauriez pour quoi faire cette argant je me rapelle bien encore de cette foi que je me suis soulé à boire la goûte je fait le sermant de ne jamais me soulé.
Je nay jomais le tant de vous fare une letre ecri posemant pour que sa soit de la belle écriture nais jespere pour la nouvelle ané de vous en faire une belle car jaurait été à lecole si javais le tant jécrirait encore bien.
Je finit ma létre en vous en brassant de tout mon cœur père mère frere et seure
au 63er regimant de ligne 4 bataillon 6e conpogni nancy le 7 out 1859 departemant de la meurthe.^
Je vous pri autant que vous le pouvez de man voier 5 franc ca me ferai un grand pla.*'^
in.
Le 20 août 1859.
Chère séure.
Je técri ces de mot pour te faire sovoir léta de ma santé tant qua moy je me porte très bien je voudrais que la présance te trouve de même je te dirait que nous avons passé la revu du générale anbérs le 15 août ô ma seure que cétait joli il était en grande tenue et il avait 5 cros doneur et la croy de fer et il ma filicité baucoup de ce que je te vais dire.
Je te dirait que le 7 août il à eut du feu à nancy le feu à pri à 8 heure du matin à un magasin de planche il y en à brûler pour en viron 800 f. je te prie je ait monté sur un gro mon de planche et que le feu y à pri et que jai tonbé avec le mon de planche je ne me pas fait mal mais le comandant [m’a] signalée.
tu sait que cétait la fait lénpereur que la ville était toute éclaire au gaze et cétait bien jolie surtout les feu dartifice je te dirait que nous atandons la revu du marechalle pelisier et que nous alons quitter nancy ausitot la revue parer ^ je cros que nous alons a orlean maintenant je vais dire ce quille met arrivé le 25 août javais re^ de chéz nous 7 franc que je croyait de conserve pour mon dépar pandans que jetait allér boire un litre de vin a 6 sous avec mon cousin henri vauquier un jeune solda de la bretagne ma en le ver 5 fr dans mon sac ét il séz soûler avéc sés camarade et il à avoué quille me les avait pri et quille me les aurait randu mais il na pas eut le tans il est parti dans la prison pour de ans et les 5 fr sont perdu pour moy si tu pouvait mon voyer 100 sous sa me ferait grand plaisir pour faire ma route je te dirait que je suis paser au batailloin depuis le 15 août jai reçu des nouvelle de chez nous et il se porte très bien jai reçu ta létre de 17 juillet et quelle ma fait un grand plaisir tu me disait que si javais su aller a lille en garnison que que nous saurion enbrasser mais je vais encore reculenais^ soit tranquille un jour nous senbrasserons dun bon cœur mais jespére davoir la croy car je mai toujours montré vive de® les feu dons il en à en
^ Nancy, département de la Meurthe.
2 plaisir. ® passée. * reçu.
® mais. ® dans.
à nancy le ler et le i8 juillet et aussi le 7 out ou jai été signaler par mon commondant et jen suis très contant il a 130 liés de nancy à orlean.
tu fera des complimant à cabie et tu lui dira quille fase mies complimant à nongvale tu dira à casimile que je lui^ des complimant et jatant de tes nouvelle je croy que tu ne tardera pas à me récrire je^ que nous partitirons sur la fin dou.
si je vois jambatisse rasélle je lui ferai les complimant que tu ma dit tu fera des complimant à .... et à ... .
Monsieur richard et madame je minforme de votre santé et je fait bien des complimant
chère seure.
Je fini ma letre en tanbrassant de tout mon cœur et je suis pour la vie ton dévoué frere
[signature].
Nancy le 4 séptanbre 1859.
Mes Chere parans.
Je vous ecri ces de mot pour vous faire savoir Téta de ma santé tant qua moy je me porte très bien maintenant jai été malade 3 jours javais des grande fieve nalle^ à la gorge nalle à la tete et dériere le coup le docteur ma pinse * il ma fait prandre des remede il ma cassé la fieve jai acheté un litre dou de vi et de livre de cucre blanc et candi tout cela ma coûté 4 franc pour le faire brûler enfin le cucre et laudevi et le faire brûler ma coûté 4 franc, je vous dirai maintenant que jai ecri une létre a désiré olivier je lui demandai des réponse de suite il ne ma pas répondu je vous dirai mantenant qu’on donne des congé renouvlable particulieremant a ceux qui ont des certifica je vous dirai que si malheuresemant mon pere viendrais malade quille ceserai de travailler.
Je vous prirai baucoup daler trouver le maire et de vous plaindre vous lui demanderiez un certifica comme étant 5 enfants que le plus vieux des garchon de la maison et affliger je sais bien [qu’il] travaille comme moy mais au maire vous lui diriez quille ne travaille pas comme un autre jaurai un certifica numerot 5 parceque nous somme 5 enfants.
et je croy que vous ^ du malle de vivre plaignez vous au maire demandez lui un certifica numérot 5 il ne vous le refusera pas.
Vous me lanvoiriez et jaurai une permision de 6 mois et renouvlable je pourrai finire mon congé chez nous et sa me ferai un crand plaisirs et à vous aussi je croy.
Je vous engage à mon voijer un certifica le plus tôt possible enfin que je puis retour nez chez nous au plus tôt possible.
Je vous dirai que nous avons reçu lordre que le 63® restait à nancy et
^ fais. 2 crois.
3 mal à la tête. * pansé.
^ avez. ® 63ème (régiment).
que le 6l il allait â orleans nous avons été près de pontamouson et nous somme rantre à nancy. Vous ferez des conplimant à tout nés ami ét voisin vous diréz à desirez olivier que jatant^ ces nouvelle et à delbecq aussi et que je leurs fait des conplimant jatant de vous un certifica tout les jours comme en nécessite de vous.
Je vais écrire comme jecri à lécole.
Vous direz à louis décatoire de louville que rigot auguste lui fait des conplimant vous direz à florine et à adelle de louvil que rigot auguste et moy nous leur faison des conplimant.
Je fini ma letre si mal écrite parceque javais de la mauvaise ancre et une mauvaise plune je fini ma letre en vous enbrassant de tout non cœur et je suis pour la vie votre chere fils.
Le II septanbre 1859.
Més chere parans.
Je vous ecri ces de mot cést pour vous faire savoir léta de ma santé tant qua moy je me porte très bien je voudrais que la presance vous trouve de meme je vous dirai que jais reçu la létre de delbecq quélle ma fait un sinsible plaisirs et anssi le cértifica quille man à fait encore un plus grand.
Je vous dirai que jai montré mon certifica au serjan magor il ma dit de le gardér jusqua la nouvelle anée Ion donne encore des congé à la nouvelle allée gespére d’en avoir un
désiré Olivier ne ma pas encore recri ét ja tan dais des nouvelle tout les jours maintenant je crois quille ne mecrivera point et je voudrais avoir de ses nouvelle je suis contant davoir apri que louis codrelier va se marié mais je ne profiterait pas de ces nose je nirait pas à son balle ét bien vous lui diréz mon frère énri que je lui fait bien dés grand conplimant ét que je lui souhette bonne chanche en mariage delbecq ma dit que cétait avec la fille faille dinvelin^ ou une autre enri, tu dira à ton parin Ménét Victor que je lui fait des conplimant et que je lui dit de ne pas se mariez pendant que je suis au service quille atant après moy pour allér à sés noce et quand je retournerai que je lui porterai autant que possible un moreaux de buisquit quille est si durre il faut avoir une bouche de ferre pour le mangér seche jecris la letre en mangant du bisquit.
Je vous dirai que nous avons pas encore ete au féu depuis le 7 sept que nous somme fort surpri je vous dirai quille nous faut savoir tout les non de tout nos cheffe par couer depuis le non des caporale jusquau generale de notre regimant quille faut retenir le non et les grade comne notré commandan sapelle Monsier caré de bousserolle et il faut savoir les matriculle de tout ses effét telle que mon matricule cest les numérot marqué sur més éffet telle que véste capote ét tout les éffét que je mét sur mon corps cest le numéro 8589 mon chaco cest 2450 non aigle que je pose sur mon chaco 2977 mon cinturon et la plaque ont I105 ma giberne 384 mon porte bainnétte 2123 mon fouraux de bai honnétte 1054 énfin sa sérait trop long de
1 [de].
2 Ennevelin.
tout vous dire tout les numerot matricule de mes éffet je ne vous en dit pas davantage car je croy quand voila assez.
Vous
Vous férez dés conplimant à tout més voisins ét ami particuliérement a delbecq et a mon petit garçon jule fosier.
Je fini ma letre én vous enbrassant de tout mon cœur père mère frère ét seure.
et je suis pour la vie votre chère fils.
Le 24 septembre 1850.
Més chère parans je vous écri cétte létre én pléurans javais parlér au comandans de notre régimant dans je lui avait conté la position auquélle vous vous trouvez et il mavait fort bien écoute il mavait dit que j aurai eut un congé renouvlable ét jétai accordé il avait été mène signér de tout lés chéffe du régimant il navait plus qua être signér du générale mais il ne la pas signér ét mon gongé nést pas âcordé à cause que le générale ne la point signér consoler vous jan aurait un a la prémiére fois qu’on on donnéra encore on donnera éncore a la nouvélle anée si on en donne encore avant jan naurai un ainsi consolér vous més chère parans jéspere avant péut de tans de vous alér voir consolér vous car moy jai baucoup de chagrin depuis que je sais que le générale ne la pas signér.
Jai reçu més létre avéc le manda de 5 franc et lautre avec le manda de 15 franc qui mont [fait] un sinsible plaisirs je vous dirai que je ne dépanserai point mon arjant je lai donnér à tenir à mon liétenant ét il ma passér un biier je ne vous le ranvoi point maintenant car jéspére de retournér ancore tout les jours.
Je vous récriverai éncore quand nous auront quittér nancy notre sac ét fait pour partir ét quand nous partirons de nancy, lés solda qui ont des congé rénouvlable partirons chéz eux quand il partirans je donnerai un bilier à un de més camarade de roubauix * pour allér voire ma séure a delle ét qui lui éxpliquera comme sa ét fait.
Je vous dirai que jai été à léntermant de notre capitaine ét que jétait de piquet én arme jai tiré 3 coups de fusille de avant dantré à la cimetière ét un dans sa tonbe je vous dirai que cést fort jolie de voir léntérmant dun capitaine je ne vous demande point de réponse car nous satandons de partire à tout momant ét si nous alons dans le nord girai vous parlér on ne véut point nous dire ou nous allons.
Je démanderai à mon conmandans si jaurai une pérmision bientôt ét si sa ne viént pas bién je vous ranvérai 15 franc més chère parans à la position ou vous êtes si vous pouviéz faire faire une pétition ét lanvoiyér au minister de la geurre vous seriez surre que je retournerai ainssi je vous pri de faire céla pour moi et pour vous.
Je vous écri éncore avant péut.
^ Roubaix.
Vous ferez dés conplimant à tout més voisins ét ami ét particuliérémant à mon camarade delbécq vous lui diréz abc D.^
Vous lui diréz que je lui fait dés grand conplimant a b c d.
Je ne vous én dit point davantage car lés nouvelle ne sont point forre bonne jai én péut de chagrin conprenez bién la létre.
Je fini én vous enbrassant de tout mon coéur ét je suis pour la vie votre fils . . .
Si toute vous me recriveriéz vous meteriéz sur ladrésse que vous le savéz bien mon adrésse à naiicy ou à la suite du régimant.
Je vous raconterai des nouvelle de revu mais je vous dirai que je voudrais avoir des nouvelle avant.
Je suis en atandans des nouvelle du village.
Je fini ma letre en vous énbrassant de tout mon couer et je suis pour la vie votre fils.
Mon chère.
[pas de date].
Camarade je nai pas pu tout néttre sur la même je le met sur de.
Voici mon voyage de nancy à néufbrisach même je te vais dire le non des ville que jai passér depuis mon départ de ténpléuve jai conmancér par lille douyai canbrai sincantin laffaire laon , corbéni rins suips st menéhould vérdun W . . .2 pontamouson nancy voila toute més étape de lille à nancy de nancy a neufbrisache vie mésiere sarrebourg falsebourg nonsviler molzing savérne celéstin néufbrisach voila tout les ville que jai logér sur ma rout.
Mon chère camarade.
Je te vais dire que jai vie la prusse jai passér le rin qui séparre la france ét la prusse ét jai été à viéux brisague que cést la prusse néufbrisach qui ést ma garnison ést boucoup plus fortifié que lille ét il y ni a pas plus de 20 maison il y à quatre casérne pour tout lés solda ét nous somme baucoup de solda dans cétte salle ville il ni à que dés ois ét pas de poulie il y à aussi baucoup de canar.
Tu dira à més parants que mon cousin hénri Wauquiér ét toujours à lopitale tu féra dés conplimant à mon cousin le . . tu fera dés conplimant à monsiér .... et a francois hérbaux ét à david tu féraz dés conplimant a fleurimont dit hérnou ét a Joséph à louis délgrange ét a toute sa famille tu me dira si tu va toujour avéc ... tu féras dés conplinant à les filles polite de louville de moi ét d auguste rigot ét tu leur dira que nous somme toujours énsanble.
tu féra dés conplimant à louis ugénie ét à ugeni ét à toute sa famille tu leur féra des conplimant quand tu ira boire une choppe tu féra dés conplimant à francois du molleut si toute fois que tu voiraiz non cousin léandre roussaux tu lui férais més conplimant ét tu lui dirai que je me porte bién je
^ Plaisanterie convenue avec un ami (cf. lettre VIII). ^ toutefois.
3 nom effacé.
te dirai que tu ma fait un grand plaisirs davoir fait obsérve quil ait panser à moi jai vue avec plaisirs quill ne mavait pas oubliér jai récu ce que tu ma énvoiér jai fait comme tu rua dit jai marquér ^ que je faisait dés conplimant ét jai marquér a b c d.
Jai oubliér de te dire quille avait 40 mille bonne quille vont cette foi pour faire la geure en chêne et il én partira éncore après.
vm.
Le 18 octobre 1859.
Més chère parans je vous écri cette letre pour vous faire savoir comme sést passer ma route je vais vous le dire je lait tout fait à pied à la prémiére étape jai d trappé une grande chaléur^ je me suis fait pinsér^ par le docteur de notre régimant et il ma dit quille me falait allér a lopitale je lui ait dit que je ni alait pas car si girai un jour à lopitale il faudrais que ji méurt alors je me suis mit en routé le landemain arivé à létape je me suis couchér ét jai fait apelér le lieutenant et il mét venu voir je lui ait demander 5 franc pour ne rién me lésser manquér voici ce quille ma dit vos parans vous ont ranvoier cétte argant pour vous én retournér ét vous lauréz quand vous séntourneréz alors jai demander 5 franc à prétér à un de mes camarade il me voiait si malade il me les à prêter je lui ait dit qua la prémieré fois que jén aurait reçu de més parants que je lui aurait remi je suis fort bién soignér jai réstér 3 jours à Mesiére ét jai parti 3 jours pour alér a sarrebourg se fut la que jai reçu votre létre je fait dés conplinant à césar de nomin je nai plus mon cértifica cést le capitaine trésorier quille la.
Je vous dirait que je me suis transporter à pieds jusqua neubrisaque ji suis arivé 3 jours après lés autres il va un peut miéux mais je ne suis pas guéri més cheré parans quand je man retournérai jaurai Bién des nouvélle à vous conté jai énténdi parlér almand bréton alsatiin et prussiin je vous dirai que néubrisaque ét france et viéux brisague ét la prusse il y à d’une ville à lautre un cardeur ainsi je pourai vous dire quand je man retournerai que jai vu la prusse je vous dirai chère paran que je méloigne de vous je suis passér de cénts lieux de vous vous avez vue lés fortification de lille élle sont plus forte à neubrisaque la ville de neubrisague il y a environ 6 maison ét quatre casérne pour lés solda Més chère parants c’ést triste de venir malade si loing de vous car il faut se sougner soi même on trouve éncore dés bon logemant sur la route mais il sont rare jen ait trouvé un bon vous lavéz vue je croi horténse je vous pri de conservé cétte image avéc le plus grand soin de me la rémètre quand je man rétournerai je ne peut pas tout vous marquer sur une létre je fini ma létre én vous énbrassant de tout mon coéur ét je suis pour la vie votre chère fils .... il faut avoir soin de moi pandans ma jéunesse jaurai de vous pandans votre viellesse.
Voi^ mon adrésse .... solda au 63e régimant de ligne 4 bat'"^ 6 conpagni a neu brisaque departement du barin.
cf. lettre précédente, échauffement. ^ panser.
* Voici.
bataillon.
Vous feréz des conplinant à tout més voisins ét ami ét particuliéremant a delbecq ét chéz Ménet dés réponse de suite.
Je nai point affranchi votre letre parceque jaie pérdu le tinbre poste.
Néubrisaque 22 octobre.
Ma chère séur.
Je técri cés quelque mot pour te faire savoir que je suis quitér Nancy le 6 de se moi pour allér à neubrisaque nous y somme arrivée le 19 jai fort bién fait ma route. Mais jai atrappé une chaléur én route mais il va un péut miéux Maintenant je, te demande si celosse ta donné de més nouvélle ét sille ta donnér un biscuits.
Je te vai dire
Ma chère séur que je suis plus de de cants liéus de toi je suis surre les frontière de la prusse.
Je te dirai que
Neubrisague ést un fort ét quille ést plus fortifié éncore que lille il y a dés fanéux ranpart, de néubrisague au rins il y a énviron un cardéur ét quand on ést passér le rins on ést dans la prusse ainsi ma séur je croi que je suis bién prés de la prusse.
Je te dirai quille fait plus froy que chéz nous ét je nai point déspainsaire. Ma seurré tu me marque sur tout les letre que tu à du chagrin tu dois te consolér moi quille est si loin de toi ét de tout més parans je sais quille faut ét je me console ma foi si je prandrais du chagrin je serai bintot nort ma sàür console toy.
ne prand pas de chagrin tu fera dés conplimant à toute la famille de richard ét a toute més ami que tu voira jai bien e ncore dés nouvélle à te marquer mais je nai pas le tant maintenant je te demande des nouvelle de suite car je vais changé de bataillon
a binto.
Je fini én tanbrassant de tout nfon coéur et je suis pour la vie ton chère frère.
Neufbrisach le 27 novembre 1859.
Mes chère parants.
Je repon à votre letre du 23 je vous dirai que jai reçu la letre de Victor ménét ét quand je lait reçu javais écri à delbecq jaurai voulu recevoir des nouvelle de délbécq avant récrire je vous dirait que victor ménét ma fait un sinsible plaisirs de m'énvoyér cent sous vous lui diréz de ma part que je lui fait dés grands conplimant ét que jai apris quille allait à la chasse vous lui diréz que je voudrais, pouvoir y allér avec lui quelque jours maintenant je sait fort bién tiré au fusil ét je suis adrois je suis contant davoir reçu dés nouvélle du vilage jai vue que céline était acouché à louvil chez de catoire ét jai apris que ma soéur hortense avait été maraine avéc auguste calice vous diréz a auguste que je nai pas éut du sucre de battémme jai vue que chavel et lucie sont marié le 22 nov.^
novembre,
Maintenant autre chose à vous dire je fini mon congé en 1865 le 31 decenbre si je retournerait girai voire mon frère liénri tiréz au sort et je poudrais le voure partire mais je laime trop pour le lessér partire je sait quille à du courage, je rangagerai pour de ans et je léxanterait vous savéz que jai bintot ving ét une ans ét que jai bintot une ans de fait jai travailler pandant que jetait chez nous mais quand je rétournerait je ne croy pas de travailler éncore je vais a lecole du prémier degre ét je suis forcé dalér à la calle de dance de manière que japrant à lire à écrire ét à dancer.
Vous diréz a delbécq que je lui fait dés conplimant ét que jatant de cés nouvelle je vais vous copiér une chanchon^ pour victor ménét sur lautre feuille cousin hénri ét toujours à lopitale mon camarade graveline de mouchin vous fait des conplimant.
Neufbrisach le 2 déc. 1859.
Més chare parants.
Je vous écri cétte letre avéc péine car quand je demande de largant sa me fait baucoup de péine je vais vous dire que jai malereusement brûler mon pontalon dornance^ en étant de garde gi ait mise une pièce à la janbe mais je ne péut plus le métré pour passér la revue si je nén achète point un autre je serai puni et il me fautrai 12 franc pour en avoir une autre si jen avait un autre je ne la métrai plus pour montér la garde je métrai celui que gai brulér il est encore bon pour montér la garde.
Més chere parant voici la punition que je peut avoir de mois de prison ét cepandans ca nést pas la éncore grand chose gi ait mise comme je vous dit une pièce grande comme une carte cést malheureux pour moi quille me faut én achetér un pontalon ainsi envoiéz moi 12 franc le plutôt possible si vous le pouvez car je suis en peine je me reconmande à vous je suis malheureux pour le momant si vous pouvéz manvoyér sa cera pour mon nouvélle an.
Je pénse toujours au affaire de la maison vous ne parlér jamais dés affaire de mouchin vous me diréz mon chere père sur la prochaine letre si votre livréz ést éncore chèz charle-louis hérre et vous me diréz si vous travailler toujours pour chez mation.
Vous me donnerez dés réponse de suite si vous pouvéz mexantér de ma prison on si vous ne le pouvéz point.
recrivéz moi de suite je suis inpatians de vos nouvelle je croi que vous mavéz déjà recri ét je nai point le tant datendre de vos nouvelle.
Je finie ma létre én vous enbrassant de tout mon coéur ét je suis votre dévouez fils.
Meufbrisach le 13 decenbre 1859.
Més chere parant.
Jai tardé à vous repondre a votre letre en date du 5 a cause que jai voulu parlér a henri W auquier. Car on ne peut lui parlér que le dimanche
^ La chanson manque ainsi que la feuille. — La lettre est ina chevée. 2 d’ordonnance.
ét il faut demandér la permision au commandant de place ponr aller à lopitale je vous dirai quille à eut les yuix ’ fermée ét colée pandans 1 2 jours ét quille à eut grand malle ét il à vue ce que sétait d’être aveugle car il la été pendant 1 2 jours mais il va un peut miéux il vous fait des conplimant à toute le famille je vous dirai que jai reçu largant que vous mavez envoier que sa ma fait un sinsible plaisirs car je nai pas été puni.
Je vous dirai que jai acheté un pontalon qui ma coûté douze franc je
vous dirai maintenant que je monte la garde tous les 2 ou trois jours c’est monté baucoup de garde a montér ét il y fait fort froi nous somme tout entourréz de montague et sur les montague sont tout couvérte de nége il y à sur cés montagne plus haut qu’ne homme ét à Neufbrisach il y en à déux pieds je vous dirait que je suis contant de savoir que francois jourétz reste chez louis dubrécq vous lui feréz bien dés complimant ainsi qua toute la famille de louis dubrécq ét aussi à Joséph calice et à auguste vous diréz à auguste quille garde du sucre de batemme vous feréz des conpliment à toute la famille de ménét que je leur fait dés grand conplimant.
Vous feréz dés conplimant a cousin louis ét a ma cousine sophi, qui ét je minforme de la santéz de ma cousine sophi ét de cousin louis.
Vous feréz des conplimant à Jéan Jambatisse fosiér ét à toute sa famille
et particuliérement à son fils Jule vous feréz des conplimant à tout mes voi¬
sins ét amie ét à louis le dou et sa famille.
Je fini e én vous enbrassant de tout mon coéur ét je suis pour la vie votre devoéz fils.
Néufbrisaclî le I5{?).
Mon Chère Camarade je técri cétte letre pour te faire savoir l’éta de ma santé tant qua moi je me porte très bién je desire que la présance vous trouve de même je te dirai que jai bién vue du payi ét je nan nai pas encore vue asséz on na demandér dés volantaire pour alér én Chine je nai pas demandér a y allér paree que javais récri à victor menét ét que Ion ne savait pas éneore q’on allait denandér démandér dés volontaire pour allér én Chine si je lavait sue je lui aurait écri à Victor Menet q’on démandais dés volon pour alér én Chine ét je maurait fait portér ét jaurait vue du payi ainsi tu dira à més parans qui te dise si je dai demandér a y allér ét tu léur dira q’uon ést fort malle én france maintenant que je préférai dalér voire lés chinoy je ne suis pas fénéant je voudrais que més parants te disse oui ét je demanderai à la prémiére fois qu’on demanderai éneore pour y allér jaurai baucoup de plaisirs à léur faire mangér lés balle que mon fusil léur soufflerai ét de léur faire dés boutonnière avec ma baionnétte je te dirai que si girai voire lés chinoi pour léurs faire la guerre tu serai au moins un ans sant tecrire car jaurai une 15 zaine de jours à marchér à piéd ét après nous nous sonbarquerion sur la mér pour 6 moi et quand gi serai si ji va je técriverai ausitot que je serai je técriverai une létre ét elle serai 6 moy pour revenir sa
yeux.
ferai une ans tu me dira je croy que c’ést fort long car je serai a trois mille ét 7 cént lieus mais sa me ferai plaisirs cli allér si un jours je ne serai pas tué par la quand je reviéndrai jaurais dés nouvélle à te racontréz ét jaurai une médaillé ét poudrais quélque fois avoir la croy.
Je fini én ténbrassant de tout mon coéur ét je suis pour la vie ton grand camorade . . .