V -^XV
Neuf Brisach le 3 Javier 1860.
Mes chers Parents.
Je suis forcée de vous écrire quelques mots pour vous apprendre la nouvelle qui me vient darriver si subiment chers parents lorsque vous receverez cette lettre vous aurez la bonté d’aller chez mon oncle C*** daller les consolez de la parte de leur filz qui vient de rendre son âme à Dieu vous aurez la bonté chers parents de ne pas leurs dire de suite lorsque vous receverez la lettre et même de ne pas leur pas montrer cette lettre toute la conpagnie met son prés^ pour lui faire dire une messe mortuaire on la messe d’enterrement.
Il n’a été que dix jours à Chopital.
Sa me fait beaucoup de peine quil est mort près de moi n’ayant pu me rien dire en mourant.
Son cousin très triste Vauquier.
1 Lettre écrite probablement per un autre: écriture soignée; mais probablement dictée aussi.
Ce prêt est la solde : les soldats ont l’habitude de se cotiser pour faire dire les messes d’enterrements.