LX. J. J. BREITINGER A MONTFAUCON
193) Jean-Jacques Breitinger, 1701 — 1716, théologien et critique littéraire, prof, à Zurich, fort estimé pour ses talents et pour ^n caractère. Le président Bouhier faisait grand cas de ses remarques sur le texte de Perse. — Jean-Ernest Grabe, théologien anglican, allemand de naissance, 1666 — 1711. Son édition (très bonne) de la version des »Septuaginta« de l'Ane. Test, parut à Oxford, en 4 vol., de 1707 à 1720; les 2 premiers vol. durent leur publication à G. lui-même, les 2 derniers furent publiés par F. Lee et un anonyme. La nouvelle édition, due aux soins de Breitinger, porte le titre de: Vêtus Testamentnm graece, ex editione J. E. Grabe, nunc vero lectionibus variis nec non criticis dissertationibus illustratum, cura J. Jac. Breitinger«, Zurich 1730-32, 4 vol.
'95) T., o: le célèbre auteur de THistoire littéraire de la congrégation de saint Maur; avec son ami Toustain, il était à St-Ouen depuis 1730 jusqu'en 1747. Né en 1697, il mourut en 1777, après avoir publié le «Nouveau traité de Diplomatique, par deux religieux bénédictinsc (Paris 17^0 — 65). Son collaborateur à ce savant ouvrage fut D. Charles Toustain, nommé déjà, mort en 1754, avec qui il avait travaillé aussi, pendant plus de vingt ans, à une grande édition des œuvres de saint Théodore Studite, laquelle ne vit jamais le jour. — En comparant récriture de cette lettre avec celle des lettres signées de Ch. Toustain, il me paraît presque certain qu'il est l'auteur de celle-ci; [le placet, cependant, est écrit d'une autre main. Quant à la date, il faudrait peut-être l'avancer de quelques années. — M. de Bethléem, 0: D. Louis La Taste, comp. la note à la p. 185. — Parmi les membres de la grande famille des Voyer d'Argenson, il semble que l'homme d'État mentionné ici soit Marc-Pierre, comte d'A. (1696— 1764), directeur de la librairie en 1737, ministre de la guerre en 1744; son frère, René-Louis (1694— 1757) fut ministre des affaires étrangères 1744—47. — Amelot de Chaillou (Jean-Jacques), 1689—1749, ministre des affaires étrangères de 1737 jusqu'en 1744. — On voit dans l'Hist. litt., etc., de Tassin, que les deux éditeurs eurent à la fin le manuscrit de Leipsic. »Les bibliothèques du Roi, de S. Germain des Prés et de Leipsick leur ont fourni beaucoup d'ouvrages qu'ils ont transcrits* (Tassin, p. 708). »De ce nombre [d: des Calhéchèses de saint Théodore] il y en a cinquante qu'ils ont tirées du beau manuscrit, qui leur avoit été envoyé par ordre de Frédéric-Auguste III, duc de Saxe et roi de Pologne* (ibid., p. 709). — 197) Bouneau; peut-être faut- il lire Bonneau, car D. Jean-Baptiste Bonnaud (1684—1758) travaillait à une Histoire du Diocèse de Rouen, qu'avait commencée D. Toussaint Chrétien du Plessis. (Tassin, p. 757 suiv.). — D. Prudent Maran, 1683—1762, gai, aimable et savant bénédictin, dans la maison des Blancs- Manteaux à Paris depuis 1737. — Osmond, libraire de Paris. — D. Etienne Hideux (1670— 1743) était à St-Ouen; on l'avait chargé, avec D. J.-P. du Bos, de composer une Biblia maxima Patrum^ »où chaque verset de l'ancien et du nouveau Testament est expliqué par les propres paroles des Pères« (Tassin, p. 626). — L'évêque de Senez, c-àd. le vieux Jean Soanen (1647—1740), évêque en 1695, dépossédé et exilé en 1727 parce qu'il s'était opposé à la bulle Unigenitas.
198) Crussol d'Uzès (François) était évêque de Blois 1734—1753. — Bernardet, comp. ses lettres, dans la suite. — Le cardinal-ministre
Fleury était protecteur de La Taste. — Les nouvelles e[cclésiastiqae5] ou Mémoires pour servir à l'histoire de la constitution Unigenitm, 1728 —1749 (Utrecht, 173c suiv.) font mention du »miracle de Moisyc à la p. 181 de l'année de 1737, p. 2 et p. 5 de 17^8, p. 89 de 1739, p. 21 de 1740. — 199) M. Paris, c.-à-d. le diacre Paris, mort en 1727 ec odeur de sainteté.
200) »Le Mémoire cy jointe ne se trouve pas avec t*origiiial de cette lettre. — 201) Gautier ou Gaultier, doyen de la cathédrale de Blois, comp. la lettre LXV. du présent vol. ~- Oudonneau; p. 214, ce médecin est appelé Audonneau (par Bemardet lui-même).