‹ Lettres des Bénédictins de la Congrégation de St-MaurChapitre 40 sur 197 · PICQUES · texte numérisé non relu

PICQUES

Ce dimanche.

C'est à présent, M^ et R. P., qu'on peut dire que vous avés fait vn miracle et que vous aués suspendu les eaues du Ciel, qui deuoient tomber hier pendant nostre voyage et qui tombèrent aussi tost que nous fusmes *de retour. Je ne sçay quelle main inuisible ayda nostre carosse, mais vous sçaués qu'il nous parust aller plus viste en reuenant qu'en allant; c'est vn circonstance qu'il ne faut pas oublier. On dira peut estre qu'il y auoit bien de la différence entre le mattin et l'aprèsdisnée et que vous auiés eu soin de faire réparer touttes les machines qui estoient languissantes. Cest ceque je crois volontiers, et je ne refuse point de vous en faire icy mes remercimens, que j'accompagne de cette table bégonienne, en attendant que vous en ayés plusieurs autres exemplaires de la part de M*" Rigord. Si le R. P. Dom Puget est rentré dans sa solitude et dans son silence, il ne trouuera pas mauuais que je l'interrompe vn moment, pour que je le salue, luy donnant auis que dans le catalogue des MMSS. grecs de Mons»^ le ch[ance]lier Séguier pag. 9 il y a:

Georgii Monachi Chronologica Historia In paruo fol ; p. 2g: Historia Georgii Monachi Ibidem: Historia Chronologica Eiusdem In fol. Codex antiquus,

p. }4 : Georgii Syncelli et Theophanis Chronographia fot* .

Voylà, me semble, trois ou quatre Exemplaires qu'il seroit bon de consulter, pour uoir ceque dit M' Huet, Demonstra[tion]is pag. 1 1 1 * <w-qpoâff , Sifoas; aliî

aiqi*(pù&^ Siriphthas, vloç 'Hq^aicrov.

Je VOUS prie, si vous aués encore les 4 évangiles

en copte, de voir si je n'ay point manqué en copiant

ces mots:

ni-belley se nay m bol cceci vident

ni-êaley se moschi claacU ambulant

ni-kakseht se toybéoyt leprosi mundantur.

ni-koyr se sôtem surdi audiunt

ni-ref môoyt se tôoynoy mortui resurgunt

ni héki se hi sche n- pauperes, euangelisatur

noyfi vôoy illis.

Je finis en vous disant, que quand vous aurés bien

possédé l'arabe de l'Alcoran et quand vous aurés celuy

de l'édition de Maraccj, vous connoistrés la nécessité

qu'il y a d'auoir vne concordance de l'Alcoran, comme

nous en auons vne de la bible hébraique et de la latine.

Je suis, (etc.)

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