LVIII. ESTIENNOT A RUINART
220) Victor Vittensis (ou Uticensis), évêque de Vita en Afrique,. ce siècle. En 1694, Ruinart publia son livre sur les persécutions des Vandales. — St. Euloge, archevêque def Tolède, martyr en 859; ses écrits ont été publiés dans ^Hispania illustrata« de Schott et dans le recueil des Conciles de D'Aguirre. — L'Archevêque de^Rheims, 0: Ch.- M. Le Tellier. — C'était un compliment particulier, surtout parmi les ecclésiastiques, d'inviter quelqu'un à dire la prière de table (le bénédicité), en témoignant ainsi qu'on le regardait comme son supérieur.
221) Guillot, »un autre membre de la petite colonie française établie à Rome: c'est un nouvelliste passionné auquel rien n'échappe;, qui ne ménage rien, ni personnes. Ses récits un peu scandaleux donnèrent lieu à la défense de continuer sur ce ton. (Broglie, Mabillon, I, 170 suiv.). — En 1688, Montf. (avec deux autres bénédictins) avait publié un tome d'»Analecta Graeca« ; sur le »Typicum« comp^ Valéry, II, j8o. — Faydit (Pierre), mort en 1 709, connu par ses nombreuses polémiques littéraires. — 222) Marcion, chef d'une secte hérétique du 2* siècle. — Hermogène, hérésiarque du 2* siècle, fut combattu par TertuUien, Origène, etc. — La Tingitane, d: Mauritania Tingitana,. d'après la ville de Tingis (Tanger dans le Maroc). — Amontons (Guillaume), physicien de beaucoup de mérite (1663— 1705). — D'Audiffret (Jean-Baptiste), mort en 1739, diplomate français; sa »Géographie« n'eut que deux tomes. — 225) D. Jean Prou, comp. la note de la p. 91. — D.Jean Le Cerf, oncle de D.Philippe Le C. (mort en 1748 et auteur de plusieurs ouvrages, selon Tassin). Comp. Broglie, Mabillon, I, 226,
Picques (Louis), docteur en Sorbonne, bibliothécaire du Collègedes-Quatre-Nations, orientaliste. — Les citations coptes ont été transcrites d'après la grammaire copte de L. Stern -(1880). — 225) Le »Salvator Mundi«, — voir l'hymne qui commence ainsi, dans le Thésaurus hymnologicus de Daniel (1855), IV, 209. — fia?ia, maladie des yeux, fréquente en Egypte.
226) .XetttttÇy ancienne ville, dansla Thébaïde, province de l'Egypte. — Stephanus (Byzantinus), vers la fin du 5» siècle après J.-Chr.; nous
possédons des fragments de son dictionnaire géographique. — Manéthon, prêtre d'Héliopolis en Egypte, 5e siècle avant J.-Chr.; on conserve quelques fragments de son Histoire d'Egypte. Le faussaire Annius Viterbensis a publié un ouvrage sous te nom de cet auteur.
227) L'étymol. espagnole donnée par l'auteur de la lettre est fort douteuse, car »venta« (auberge) vient de »vendere«, selon Diez, ou du gothique »vandjan« o: passer; et »ventana« (fenêtre) de »ventus«.
228) Philostorge (environ 400 ap. J.-Chr.), arien, auteur d'une histoire de l'Église, — Godefroy (Jacques), 1587— 1652, professeur à Genève, a publié Philostorge avec des notes. — Jérôme Lobo (i')93 — 1678), jésuite portugais, missionnaire en Asie et en Afrique; son Histoire de l'Ethiopie parut en 1659. — Marcellin — est-ce M arcellinus Cornes, chroniste du 6^ siècle ap. J.-C. ? — Cosmas (Indicopleustes), voyageur du 6^ siècle; Montfaucon a publié sa »Topographia christiana« dans »Nova collectio patrum«, vol. 2. Des fragments avaient été donnés par Melch. Thévcnot dans sa » Relation de divers voyages curieux«, I. — »Le prince des géographes<(, sans doute Édrisi. — 229) L'explication du nom «Abyssini« n'est pas admissible, car P. a confondu deux mots (»mahbousch« et »mahbous«). — Les deux Thévenot, d: Jean (1633—68), voyageur célèbre, et son oncle Melchissédec, bibliothécaire (1620—92). — Bernier (François), 1625—88, philosophe et voyageur. — Vanslebe (Wansleben), Jean-Michel, 1635— 79, Allemand, d'abord luthérien, plus tard dominicain; voyageur (Histoire de l'église d'Alexandrie« et deux relations de voyages). — 230) Kircher (Athanase), 1602—80, jésuite, orientaliste et physicien, fondateur d'un musée à Rome.
231) Le P. de Ste-Marthe (Denis), 1650 — 1725, supérieur général de la congrégation de St-Maur, à partir de 1720. En 1695, il était prieur à Rouen. — La traduction du Nouveau Test, par Bouhours souleva bien des critiques. B. ne mourut qu'en 1702. — Le P. Tellier (Michel), jésuite, 1646—1716, confesseur de Louis XIV après le P. La Chaise. Il collabora avec Bouhours et le P. Besnier à la traduction du N. T. — Que[s]nel, Le P., janséniste, ami d'Ant. Arnauld (1634— 1719). — Le P. Daniel (1649—1728), auteur d'une Histoire de France; son livre sur les Lettres provinciales (» Entretiens de Cléandre et d'Eudoxe*) parut en 1694. — 233) Desmahis (Marin
Grosteste) 1629—94, était un ministre protestant, converti au catholicisme par le P. Quesnel. — Prousteau (Guillaume), 1628 — 17 iç, jurisconsulte Orléanais. — La Mothe (Claude Grosteste de), 1647—1715, réfugié en Angleterre après la Révocation; avocat au parlement de Paris, plus tard pasteur. — Une copie du testament temporel d'Arnauld (mort en 1694) se trouve avec l'original de cette lettre, dans la Bibl. roy. Le testament spirituel (de 1679) fut imprimé, p. ex., à Liège en 1696 (comp. le Dict. hist. de Bayle, art. Arnauld). — Une lettre d'Ant. Durban, de Rome, est citée dans Broglie, Mab., I, 160 suiv.
235) Le petit libelle contre les cordeliers, — Tassin ne parle pas de cet opuscule de Montfaucon. — 236) De Sacy (d: L. Isaac Lemaistre), 1612 — 84, traducteur de TAnc. et du Nouveau Testament (»le Test, de Mons«, 1667) et de quelques ouvrages de l'antiquité classique. — Du P'ossé (Thomas), 1634—98, continuateur de la traduction de la Bible par De Sacy, auteur de plusieurs œuvres hagiographiques. —
237) Gerbais (Jean), théologien, 1629—99, éditeur des »Ordinationes universi cleri gallicani circa regulares conditae cum commentario Francisci Hallier«. Il s'agit ici de ses trois »Lettres d'un docteur de Sorbonne à un bénédictin de la congrégation de St-Maur, touchant le pécule des religieux faits curés ou évèques«. — Huré (Charles), 1639 — 1717, mort principal du collège de Boncourt; il a aussi traduit le Nouveau Testament; son Dictionnaire de la Bible a été publié à Rheims (2 voU. in-fol.) — Martignac (Etienne- A Igay de), 1620-98, traducteur de Virgile, d'Horace, etc.; auteur de quelques ouvrages d'histoire et de piété. — L'ouvrage de Jean Le Clerc dont il est parlé ici, est »Commentarii in Pentateuchum«. — Ferrand (Louis), 1645 — 99, avocat au parlement de Paris, auteur de quelques ouvrages de théologie, surtout de controverse; il fut pensionnaire de l'église française, pour ses écrits contre les réformés. Quel est son »grand dessein« } Il laissa bien des traités manuscrits sur des sujets de théologie.
Magliabecchi à daté sa lettre de 1696, mais il faut lire 1697. —
238) Le livre de Noris, comp. la lettre de Mab. à Magl. du 10. déc. 1696 (Valéry, II, 406 suiv.). En 1697, il avait été publié, à Leipsic, de nouvelles éditions de plusieurs traités de N. — 239) Bacchini (Benoît), 1651 — 1721, très savant, mais d'un caractère désagréable, selon Jôcher (Valéry cependant le dit »pieux et savant«); en 1696, il était au service du duc de Modène et parcourait les bibliothèques de l'Italie. — La chronique de Léon d'Ostie a été publiée plusieurs fois (entre
autres par Muratori); l'auteur était cardinal, évêque d'Ostie et bibliothécaire du Mont-Cassin, et mourut en 1115.— 240) Sfondrato mourut à Rome, le 4 sept. 1696; son livre fit beaucoup de bruit. — 241) Bonjour (Guillaume), augustin, 1670 — 1714, missionnaire, philologue et cartographe, mort en Chine; il étudiait le copte avec prédilection. — Tolomei (Giovanni-Battista), 1653 — 1726, grand érudit, prédicateur célèbre, cardinal en 1712. — Saint Paulin, évêque, du 4« siècle, poète religieux. Il existe plusieurs éditions de ses ouvrages, p. ex. Paris 1685 et Venise 1736 (cette dernière de Muratori). M. avait déjà donné au public 4 poèmes inédits, dans les Anecdota, I. (1697). — 242) »I1 Commandino« 1509 — 75, était mathématicien; l'édition d'Apollonius Pergaeus parut à Bologne 1566. — Fabbroni, cardinal, secrétaire des mémoriaux d'Innocent XII, protecteur des lettres, comp Valéry, II, 372 suiv. — Baglivi (Giorgio\ 1668— 1707\ élève de Malpighi, a exercé beaucoup d'influence sur le progrès de la médecine. — 243) La maladie qui tua Malpighi (il mourut le 24 nov. 1694 à Rome, médecin du pape), était une attaque d'apoplexie, mais il avait été, dès longtemps, sujet à la goutte, aux palpitations de cœur et à des douleurs néphrétiques. (Hœfei^ Nouv. biogr. gén.) — Cinelli, éditeur de la »Biblioteca volante«, en 18 »scanzie«, comp. p. 343.— Guglielmini (Domenico), 165c — 1710, médecin et mathématicien, professeur à Bologne et ensuite à Padoue. — Le petit livre de Scaramucci est intitulé »Meditationes familiares de sceleto elephantino ad Ant. Magliabechium«, Urbin, 1696. — Comp. Valéry III, 3 suiv., sur la lettre de Tentzel touchant les ossements de l'éléphant de Tonna, >^che con mio rossore ha indirizzato a me« (dit Maglîabecchi). — 244) Cuper (Gisbert), philologue hollandais, 1644 — 17 16, était bourgmestre de Déventer. — Carpzovius, célèbre famille d'érudits allemands au 17e siècle; ici il s'agit de Frédéric- Benoît C, 1649—99, un »polyhistor«. — La correspondance de Gude fut publiée en 1697, ^ Utrecht, par Pierre Burman. — 24c) Zani, comp. Broglie, Mab. II, 76.