EV. DES TROIS-RIVIERES
LETTRE DE MGR L. F. LAFLECHE, EV. DES TROIS-RIVIÈRES. \ ŒVÊCHÉ DES TRoIS-RIVIÈRES.
l 22 Mars 1878.
Son Excellence Mor le Délégué Apostolique.
Monseigneur,
Voici notre Province en pleine effervescence électorale, et les journaux vous ont fait connaitre pour quelle cause étrange. La conduite de Notre Lieutenant-Gouverneur dans le renvoi du ministère de Boucherville est sans antécédent dans le pays et il vous est facile de comprendre l'excitation qui en résulte. Ce qu'il y a de regrettable en ce temps, c'est d'entendre les libéraux invoquer en leur faveur le nom vénéré de Monseigneur le Délégué et que c'est l'opinion qui prévaut en grande partie dans le pays. Il y atrois jours, dans une réunion nombreuse des personnes les plus respectables de mon diocèse, je me suis trouvé dans la nécessité de contredire énergiquement l'un des rouges les plus marquants de mon diocèse qui invoquait ainsi en ma présence le nom de Mgr Conroy en faveur des libéraux.
Ce qui s’est passé depuis trois mois, nous fit voir clairement que la révolution s'avance a grands pas au milieu de nous.
Je vais rappeler de mon mieux leurs devoirs de chrétiens aux électeurs, et recommander au clergé d'observer fidèlement les règles de conduite tracées dans la circulaire collective du 11 Octobre dernier.
Pour détruire l'impression erronée répandue généralement que Nous avons abandonné la Pastorale du 22 Septembre 1875, il serait bon je pense d'en publier les extraits les plus propres a éclairer les électeurs en ce temps-ci, et j'aimerais à savoir ce qu’en pense Votre Excellence.
Peut-être hélas ! qu’une portion assez large de notre peuple s'est déjà abreuvée suffisamment aux sources empoisonnées de la presse libérale et impie de la France pour attirer sur le Canada quelques-uns des fléaux quiont si violemment agité et bouleversé notre ancienne mère patrie.
Que le Seigneur ait pitié de nous et qu'il préserve de ces malheurs notre chère Eglise du Canada.
Avec la plus haute considération de Votre Excellence, le très humble et tout dévoué serviteur et frère en J. C.
f L. F. Ev. DES TRois-RIVIÈRES,.
naux Lieuanté-
ésul- NV 0l'opiune me les
n de a ré-
eur's,
Luées Nous d'en
, et
avée