I.1EUV DIS DATES
ET SOURCES
/i juillet.
[Bruhl.]
A la princesse palatine (Anne de Gonzague).
Remerciements pour ses bons offices. Il faut que le Roi quitte Paris le plus tôt possible. H ne parait pas que Le Tellier soit d'intelligence avec Cbavigny et moins encore avec Condé.
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publié par M. Ravenel, p. J26.
h juillet.
A M. de Fabcrl.
Mazarin lui déclare qu'il a été très fâché des mesures prises pour Sedan. 11 a écrit à la Reine pour obtenir que, du moins, cette mesure ne fût pas préjudiciable à Fabert.
AIT. élr. (France), t. 268, P i4a verso; copie prise sur l'autographe; on lit en marge : De ma main.
k juillet.
[Bruhl.]
A l'évéque d'Angers (Henry Arnauld).
Mazarin déclare qu'il s'était attendu à recevoir de l'évéque d'Angers un témoignage d'amitié, à l'occasion des persécutions qu'il souffre. Il ajoute : « Ce que vous m'escrivez là-dessus est si obligeant, et les raisons si advantageuses pour moy de ne l'avoir pas faict, que, en vous en remerciant, comme je fais, de tout mon cœur, je suis ravy que la chose se soit passée de la sorte. »
Aff. étr. (France), t. 2O8, f" 1 63 ; même note marginale que pour la précédente analyse.
h juillet.
A M. de Vardes.
Compliments sur son mérite , et désir de lui rendre service.
[ Bruhl. ]
Aff. étr. (France), t. 268, f i&3, avec la note : De ma main.
/l juillet.
A M. de Moret.
Lettre dans le même sens.
AIT. étr. (France), t. 268, f n3 verso; même note marginale que pour les précédentes analyses.
k juillet.
[Bruhl.]
A Barlet.
Nécessité de défiance à l'égard du Coadjuteur. Il vaut mieux traiter avec Chàteauneuf. Le duc d'Orléans apaisera facilement le Parlement.
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publié par M. Ravenel , p. 129.
5 juillet.
Bruhl.
A la Reine.
La Reine a eu raison de se fier exclusivement à la princesse palatine. Mauvaise foi de Lionne.
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publié par M. Ravenel , p. i3a.
5 juillet.
[Bruhl.]
A Barlet.
La princesse palatine a eu tort de vouloir lier Lionne et le Coadjuteur. Il faut se défier de Lionne.
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publié par M. Ravenel , p. i35.
6 juillet.
[Bruhl.]
A la Reine.
Plaintes contre Lionne. Mazarin l'accuse de diverses intrigues et d'avoir fait accorder, pour son intérêt, l'échange des gouvernements '. Il traite Lionne de lâche coquin et s'indigne que la Reine lui témoigne de l'amitié.
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publié par M. Ravenel , p. i58.
1 Condé avai
obtenu le gouvernement <1<
Guyenne en remplacement de celui de Bourgogne.
DES LKTTRKS ANALYSEES.
DATES
SD8GBIPTI0HS
UIAliTSES DES LETTRES
UMII DM DITES.
sr toi II i .
7 juillet.
Brûhl.
Protestations d'affection, l.e secret est mal gardé par 1rs personnes admises à la confidence des négociations.
Imprimé dans 1.' recueil do. Lettres M Mazarin, publié par M. Ravene] . p. 1 66.
7 juillet.
\ la Heine.
Nouvelles plaintes contre Lionne. La Reine doit tâcher de le
ramener, et, s'il continue à mal l'aire, l'éloigner.
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publié par M. Ravene) . p, 169.
8 juillet.
[Brûhl. |
A M. de Vardes.
Vif désir de lui témoigner son amitié; ce que Mazarin regrette de n'avoir pu faire jusqu'à présent. Protestations de désir de le servir, lui et toute sa maison.
Al), étr. (Fiukce), t. aG8, f° i63, avec la note : De ma main.
8 juillet.
[Brûhl.]
A la maréchale de Guébiiant.
Protestations d'affection pour elle et pour les personnes qui lui sont «les plus chères». (Mazarin veut parler du baron du Bec, frère de la maréchale, et de ses neveux, le marquis de Vardes et le comte de Moret. )
AIT. étr. (Fkincb) , t. 368, f i4A, avec la note : De ma main.
8 juillet.
[ Brùhl. ]
A M. le baron du Bec.
Protestations d'amitié et regret de n'avoir pu lui en donner des preuves, comme il l'aurait désiré.
AIT. élr. (Frascb), t. 368, f° i44, avec la note : De ma main.
\ Uoussereau.
Mazarin regrette que Roussereau s'engage dans des négociations où il n'y a rien à gagner. Il lui rappelle qu'il a eu souvent à se plaindre de ceux qu'il avait obligés, et entre autres, des amis de la marquise de Sablé 2.
AIT. étr. (Fiunck), t. 368, f 37.
8 juillet.
[Briihl.]
A la Reine.
Détails sur le mariage du duc de Mercœur. La Reine doit se défier de M™ de Beauvais, qui est en relation avec Lionne.
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publié par M. Ravene! , p. i;3.
8 juillet.
A la B.' ine.
Lettre ostensible contenant diverses recommandations.
[Brûhl.]
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publi>; par M. Ravenel . p. 176.
8 juillet.
[Brûhl.]
V la Reine.
La Reine doit se tenir en garde contre les ennemis de Mazarin. Témoignages de tendre affection.
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publié par M. Ravenel, p. 179.
A Le Tellier.
Maz.iiin insiste pour que l'on termine promptement l'affaire de Brisach , qui lui assurera une retraite à la majorité du Boi.
Imprimé dans le recueil des Lettres de Mazarin, publié par M. Ravenel , p. 181 .
1 M. Ravene 3 Madeleine M. V.
Hippote c|ue cette lettre est du Sotivré. mariée à Emr intitulé : Madame de Sablé.
adressée h Bartet.
naiiui.'l de Laval-Montmorency, marquis de Sablé. (Voy. l'ouvrage de
•il (Ut r« Al IOVILL
TMJLE CHRONOLOGIQUE
DATES et
SUSCR1PTIOSS
UNALYSES DES LETTRES
UtlV\ DES DATES.
DBS I.ETTHES.
IT SOCttCBi.
8 juillet.
\u comte de
Palluau.
Mazarin le remercie des nouvelles protestations d'amitié qu'il
[Briihl.]
lui a adressées. Il n'a pas voulu ajouter foi à des paroles que l'on prêtait à Palluau. «Car de ne m'aymer pas , ajoute le Cardinal, et de ne prendre aucune part a mes inlerests, personne ne vous y pouvoit contraindre ny en estre surpris; mais de vous entendre parler de moy avec mespris, me déclarer l'auteur de tout ce ijni est arrivé de funeste à l'Estat . de dire que mon départ en cause le saint et enfin de vous resjouir de mon malheur et de trsmoigner que, les affaires estant hors de mes mains, la Reyne en seroit heureuse et l'authorité du Roy restablie, à la vérité vous n'en pouviez attendre des éloges de mes ennemis mesmes, nous estant si bien séparez et ayant faict paroistre, par vos actions, et avec esclat, que vous preniez part à la persécution qu'on me faisoil.-
Alï. élr. (Fka>c,k), t. 268, f° 1 45 verso.
9 juillet.
A J.-B. Colbert.
Mazarin se plaint des soupçons et des défiances de Colbert à son
Brfihi.
égard. Il revient sur les sommes qui lui sont dues et sur les moyens de les recouvrer. «Plût à Dieu, lui écrit-il en terminant, que vous eussiez pu vous mesler de mes affaires, il y a dix ans. Je suis persuadé que je serais fort à mon aise, au lieu que je suis gueux et persécuté des créanciers, qui me demandent des millions, pendant que je n'en ai d'autres que ceux que Messieurs des Halles m'ont souvent donnez a Venize et à Rome '.t>
B. N., ms. f. Baluze, t. 332, f° i.3o; original signé; postscriptum autographe.
g juillet.
A la princesse
palatine.
11 est nécessaire qu'elle et Bartet s'unissent avec Cbàteauneuf:
[Briihl.]
il faut sortir des mains de Lionne.
Imprimé dans le recueil des Lrltrrs de Mazarin, publié par M. Ravenel, p. 182.
9 juillet.
Au cardinal
Antonio
Vifs remerciements pour les témoignages d'affection que Buti lui
Briihl.
Barberini.
a apportés de la part de S. Km. Mazarin y répond par des protestations de dévouement et de reconnaissance.
]i. M. , ms. 1719 , t. V, f" 910-99 1.
9 juillet.
Au comte Ai
guisciola.
Mazarin regrette que l'état présent de sa fortune ne lui per-
mette pas de le servir comme il l'aurait voulu. Cependant il emploiera ses bons offices en sa faveur.
B. M., ms. 1719, t. V, S" 99 1-999.
i) juillet.
Au marquis il
; l'Accaia.
Mazarin aurait voulu lui témoigner par une protection efficace
Briihl.
le cas qu'il fait de sa personne et de ses services. Il les a toujours fait valoir auprès du Roi. 11 regrette que la situation de ses affaires ne lui permette pas de le servir avec l'efficacité qu'il désirerait.
B. M., ms. 1719 . t. V, f" 992 et suiv.
1 Les pamph
Italie.
lets de la Frond
e, dont Ma
zarin parle dans ce passage, prétendaient qu'il avait des trésors cachés en
DES LETTRES \\ ILYSÉES.
DATES
: IH \ l'BS DITES.
in juillet
Briibl.
10 juillet.
| Bruhl. |
m juillet [BriUd.l
10 juillet.
Brùbl.
10 juillet.
[Brùbl.]
10 juillet.
Briibl.
1 1 juillet.
Brùbl.
1 l juillet.
I Brùbl. 1
si SCRUTIONS
A J.-B. Colbert
Lu chevalier de Mbn-
taijfii.
\ M. de Cesy1.
ANALYSES DES LETTRES 1 1 soi ion.
A la maréchale d'Hocquincourt.
A Millet.
Deux billets, (huit le second autographe, pour faire payer à Seyron quinte cents livres.
M. lï. . ms. f. Battue, i. 83s, r ,3j; origioaui signes, en parlie autographes,
Mazarin compte sur l'amitié de Montaiga. Il se plaint qu'on naît pas suivi ses avis et que les affaires soient dans un état déplorable.
Ail. étr. (Fuma), t. 968, l" i46.
Protestations d'amitié et remerciements pour la bonne opinion
qu'il s de lui. «Ce que vous pouvez soustenir partout hautement, c'est que j'a> bien BervyleRoy et l'Estat, et que jamais personne n'a eu plus d'affection que m«\ pour la France el
pour les François.*
Aff. étr. (France), t. 368.
rmm .
i 1 'ni verso . avec la note : De
Au comte de Brienne.
Mazarin la remercie de la lettre qu'elle lui a écrite , 1 proteste de son dévouement pour elle et pour sa famille.
Aff. étr. (Fuses), t. 368. f" iâ7, avec la note: l), ma main.
Maiarin craint que, malgré toutes 1rs démarchée faites pour gagner le Premier Président (Mathieu Mole) et son nls,£hamplâtreux, ils ne s'unissent contre lui avec Condé par l'influence de Ghavigny. Mazarin recommande à Millet de s'attacher au duc de Mercœur et de le lier avec le maréchal du Plessis. Enfin il le charge de dire an romle de Cbarost qu'il a été surpris ,!<• sa réponse et qu'il comptait sur la promesse que Cbarost lui avait faite d'être à lui. comme il avait été au cardinal de Richelieu.
Aff. flr. ( Fbance), t. 368, f° 1^7.
Mazarin lui parle du bailli de Valençay, ambassadeur de France à Rome, et de la santé du Pape, qui' n'a jamais été meilleure. Il passe ensuite à la distribution des charges de la maison du duc d'Anjou, dont il n'a rien retiré, et insiste sur l'état de détresse auquel il est réduit.
Aff. élr. (Fiuhce), l. a68, f ii8.
Mazarin lui annonce que le duc de Mercœur a retardé son départ de deux jours et qu'il va prendre le chemin de Sedan. Art", étr. (Faim»), t. 268. S° i4o verso.
La Reine ne doit tenir aucun compte de ce que Mazarin écrit à Lionne: «ce n'est qu'un amusement».
Imprimé dans le recueil des Lettres de Maiarin, publie par M. Ravenel, p. iS:>.
1 Les comtes de Cesy, ou Cerf étaient . comme les Celi , une branche de la famille de Barlay. Il , avait en 1691 F* *** e0n"ede,? ; l""1"-- !«"' tfcul jusqu'en ,669. Il es. peu1 probsW ùe M a r n
a tnr i'TTT' M" 'aura,, appelé AT. * Lodhe et non M ,/, Cm* Il est plu, vraisemblable ,,uw" LT ; Î2i an,C"VrA,il°T .^«"'«r-Cesy, capitaine de cavalerie , Achille il de Hsrlay.de la branche
T. , , ÏÏT ?0"J r '"' de,Pes'- CePcnJanl '« dictionnaire, biographiques ne donnent pas à Achille II ,1e Harb] le Ulre de comte de Ce,,, et l'opinion que 'indique est une «iraph hypothèse
A de Lionne.
\ la Reine.
TAULE CIIUONOLOGIQUK
DATES et
LIEUX DES DATES
12 juillet.
Brùbl.
1 a juillet.
Brùbl.
12 juillet.
Brùbl.
12 juillet.
Bruhl.
1 a juillet.
12 juillet.
[ Brulil. 1
i3 juillet.
Brùbl.
l5 juillet.
[Brùbl.]
1 5 juillet.
f Brùbl. 1
SUSCRIPT10NS
DL^ UTTIlfc'S.
A Ruvigny.
A Ondedei '.
A M. Brun.
A M. de Brégy.
A la Reine.
Au marquis de Piennes5
A J.-B. Colbert.
a:v\lïses des lettres
ET SOURCES
A l'archevêque d'Embrun.
A l'archevêque de Narbonne.
Lettre de créance pour Ondedei.
AIT. étr. (Fbancb) . t. 878 de la nouvelle classification , pièce 108.
Lettre de créance générale donnant plein pouvoir à Ondedei de traiter les affaires de Mazarin.
Ad. étr. (France) , t. 878 de la nouvelle classification , pièce 109.
Mazarin charge Ondedei de voir Brun et d'examiner avec lui à quelles conditions la paix pourrait être conclue.
Aff. étr. (France) , t. 378 de la nouvelle classification , pièce 110.
Mazarin l'engage à lui adresser ses lettres par l'intermédiaire du comte Broglia (sic), à la Bassée.
AIT. étr. (France), t. 878 de la nouvelle classification , pièce 1 12.
Lettre de créance pour Ondedei. «C'est une personne, écrit le Cardinal, en qui j'ay entière confiance.»
AIT. étr. (France) . t. 878 de la nouvelle classification , pièce 106.
Mazarin l'entretient des négociations entamées et des difficultés qu'elles présentent. «Pour tout cela, ajoute-t-il, je ne perds pas courage, et je tasche d'y remédier le mieux qu'il m'est possible.»
AU. étr. (France), t. 268, f° loi.
Mazarin lui parle de ses affaires particulières, des sommes à recouvrer pour le tiers des prises maritimes, pour la vente de ses vaisseaux , pour l'argent que l'abbé d'Esnay, ou Aisnay, a en dépôt, pour sa croix en diamants, et du prix qu'on en peut tirer, etc. Dans un post-scriptum autographe, il recommande que Naudé prenne soin de sa bibliothèque et que l'on publie des écrits propres à «dissiper justement les mauvaises impressions que l'on a voulu donner de lui».
B. N., ms. f. Baluze, t. 33a, f° i3'i.
P>emerciements pour la conduite de l'archevêque dans l'assemblée du clergé. Mazarin regrette que l'assemblée n'ait pas suivi les conseils de l'archevêque et élevé la voix en faveur d'un cardinal persécuté.
AIT. étr. (France), t. 268, f° 1*3 verso, avec l'addition : De ma
Lettre dans le même sens.
AIT. étr. (France), t. 268, f° loi. La note : De ma main, est ajoutée au post-scriptum.
1 On a vu ci-dessus, p. 33a et suiv. , que, pendant plusieurs mois, Ondedei fut le principal correspondant de Mazarin à Paris.
2 Antoiue de Brouilly, marquis de Pienncs , était lié avec le Coadjuteur, et Mazarin se servait de son intermédiaire pour négocier avec Betz et avec la vieille Fronde.
DES LETTRES ANALYSEES.
si SCRUTIONS
UfALYSES DES LETTRES