‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 4)Chapitre 76 sur 125 · M., ins. n" 1719, I. 111, f' 455 verso · texte numérisé non relu

M., ins. n" 1719, I. 111, f' 455 verso

Remerciements pour le Boin qu'il a prie d'obtenir de la reine de Suède un régiment qui servi! dans les armées Françaises. Détails sur la solde el le transport de ces troupes. La Reine-Régente a mi avec plaisir que la reine de Suède approuvait

l'arrestation des princes. L'armée royale se prépare à assiéger Bellegarde. Mazarin va bs rendre à Saint-Jean-de-Losne , puis à l'armée.

AIT. élr. (Scèdb). t. VII, r" &77-&80,

Masarin l'exliorle à vivre en bonne intelligence avec le duc de

Vendôme.

B. M., ms. 11" 1719, t. 111, f' 453 verso.

Mazarin approuve la proposition qu'a faite du Plessis-Besançon de brûler le pont de Seurre, ou Bellegarde. Précautions à prendre pour assurer le succès de ce projet.

AIT. élr. (France), t. 4o6, f* a63. — Original signé.

Mazarin le prie de ne rien négliger pour faire réussir le dessein de brûler le pont de Bellegarde.

AIT. étr. (Fiumcb), t. 4oG, f" a65. — Original signé.

La Reine (Anne d'Autriche) a pris le parti d'ajourner a un autre temps le projet de prendre à sa solde un régiment suédois à cause des frais considérables qui en résulteraient pour la France. M. Chanut devra remercier la reine de Suède et lui faire agréer ce changement.

AIT. élr. (Suéde), I. VII, f" 48 1-484.

Mazarin promet de tenir compte d'une recommandation que la duchesse lui a adressée.

Iî. H. . ras. 11" 1719. t. III , f 454 recto.

Recommandation pour un officier qui sollicite le commandement de deux vaisseaux.

Arch. nal. kk . vol. 1221, f' 197.

Mazarin est très inquiet au sujet de Philipsbourg, où ceux qui commandent dépendent de Turenne. Il envoie Milet à Brisach, place pour laquelle il a aussi des craintes. On pourrait charger MM. d'Avaux et Servien de traiter de la paix avec les ministres d'Espagne dans une ville de la Guyenne, comme Bazas.

AIT. élr. (Fbascb), t. 390 , f" laa et suiv.

1 La copie porlc la date du 1" septembre; mail d'après les laits mentionnés, la lettre doit être de mars 16.10. Ce fut. en effet, a celle époque que le premier président du parlement de Dijon et le duc de Vendôme, chargé du gouvernement de la Bourgogne, furent en lutte.

liZAUlV — IV.

m pi ntr RIE

TABLE CHRONOLOGIQUE

S avril.

Dijon.

10 avril.

Saint-Jean-de-

Losne.

îa avril.

Saint-Jean-de-

Losne.

i a avril.

Saint-Jean-de-

Losne.

îA avril.

DATES

et

MEUI DES DATES.

Dijon.

18 avril.

Dijon.

ao avril.

Dijon.

a î avril Dijon.

SUSCRU'TIONS

DES I.ETTHBS.

A do Plessis-Besançon.

Au duc d'Ëpernon.

A M. de Rosen.

A M. de Rosen.

A du Plessis-Besançon.

Au comte d'Avogadrc '

A Michel Le Tellier.

A Michel Le Tellier.

ANALYSES DES LETTRES

il 'ni m ES.

Mazarin t'engage à s'appliquer sérieusement au projet qu'il a formé pour détruire le pont de Seurre, ou Bellegarde.

AIT. étr. (France), t. 4oG, f' 367. — Original signé.

Mazarin l'engage à se rendre à la Cour. «Quand les députez de Bordeaux ont voulu toucher quelque chose de vostre revocation, [le garde des sceaux] leur a fait des défenses si précises, de la part de Leurs Majestez, d'en parler, que je

crois que ni eux ni aucun autre ne se vantera jamais de vous avoir fait faire ce voyage. r>

Arch. nat. KK , vol. 12m. P

Mazarin l'informe d'un ordre donné par le marquis del Buffalo et l'engage à le faire bien observer.

Arch. nat. KK. vol. 107."), P 78.

Sur les mouvements et le logement des troupes. Arch. nat. KK , vol. 107J, f° 79.

Mazarin , sachant que du Plessis-Besançon désirait être envoyé à Auxonne, s'est empressé d'obtenir de la Reine l'ordre qu'il

souhaitait.

Aff. étr. (France), t. '106, f° 269. — Original signé.

Mazarin lui envoie le brevet d'une pension et lui annonce qu'il recevra le brevet d'aide de camp à son arrivée en Piémont, où se trouve le régiment qu'il doit commander.

Original signé , conservé dans les archives de la famille de Moussj- La Contour, et publié par M. de Longuemar dans un mémoire sur ces archives.

Nouvelle de la soumission de Bellegarde et du château de Saumnr. Détails relatifs à la princesse et au prince de Condé, à la duchesse de Bouillon, aux négociations avec l'Espagne et au sieur Guyonnet, député du parlement de Bordeaux à Paris.

A(ï. étr. (Francs), t. 290. P" 126 et suiv.

Milet et Beaussant ont remis toutes choses en bon état à Brisach. Milet doit aussi s'occuper de Philipsbourg et des autres places où se trouvent des garnisons françaises. Nécessité de mettre le duc de Mercœur en état de se rendre promptement en Catalogne. Mazarin parle ensuite du commandement de l'armée de Flandre, des négociations avec l'Espagne, des finances, et enfin de Matha et de Fontrailles, qui doivent quitter Paris avant que la Reine y rentre.

Aff. étr. (France), t. 390, f" i32 et suiv.

1 Ce personnage eut le commandement du régiment italien de Mazarin et est ordinairement désigné, dan» la correspondance du Cardinal, sous le nom de l'Avogadre.

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES

SI sTRIPTION'S

\\U.\sis DBS LBTTRBS

LIISCI DUS DITS».

DES LBTTBBS.

ET SOURCES

■a avril.

A M. du Eternel, pre-

Mazarin promet de s'employer pour le petit-fils de M. du Bernât,

[ Dijon. |

mier président il»

<|iii sollicite une pension sur une abbaye.

parlement de Bor-

Arcli. nat . KK . vol. îaai. f° 19G.

deaux.

ai avril.

\ M. de Fabert.

Plaintes de la conduite de Chavigliy.

Dijon.

Aivli. nal. KK , vol. 1075. f° 81.

aô avril.

\ M. de Comminges.

Mazarin le remercie des services qu'il a rendus (il venait de

| Dijon.]

s'emparer de Saumur) et l'engage à poursuivre rigoureusement le duc de la Rochefoucauld, Jarzé et les autres rebelles.

Arcli. n.it. KK . vol. 1331. f° 197.

a8 avril.

A M. Chanut.

Ouvertures faites par la reine de Suède pour un traité de com-

[Troyes.]

merce entre la France et ce royaume. Mazarin se réjouit de ce que la reine de Suède a envoyé ordre au prince généralissime ' de ne pas passer outre à l'exécution de la paix, avant que l'Empereur ait rempli les conditions imposées pour le séquestre d'Elironbreilstein. Embarras financiers de la France énumérés par Mazarin. « Péril île perdre tout à coup dix ou douze mille Suisses, qui estaient une des forces de l'Estat les plus considérables, faute de pouvoir leur payer quelques sommes à lion compte de ce qui leur est deub, etc. Si vous estiez icy et que vous vissiez le destail des affaires, vous trouveriez cent autres dépenses, esgalement nécessaires, auxquelles on ne peut fournir; vous sçauriez que celle des maisons royales est chaque jour sur le point de manquer; que la reyne d'Angleterre rompt la sienne et entre dans les Carmélites, faute de ! 11 y pouvoir donner une petite assistance par mois; que MM. des finances n'ont pas trouvé encore un sol pour l'artillerie ni mesme pour le pain de l'armée de Flandre; que nous sçavons de science certaine, il y a trois mois, que Porto-Longone vaestre attaqué par l'armement qu'on prépare à Naples, sans qu'on ayt pu mettre un seul vaisseau ni galère à la mer pour le ravitailler, etc.; j'olnnets cent autres choses auxquelles on ne peut fournir.»

Aff. élr. (Sibdb), 1. VII, P" 48i verso et suiv.

3 mai.

A du Plessis-Besançon.

Mazarin lui adresse de nouvelles protestations de son affection,

Paris.

cpii n'a pu être altérée par un léger incident.

AIT. élr. (Kiukce). t. ItoG , fJ 274. — Original signé.

5 mai.

Paris.

\ M. Talon (Philippe).

Recommandations pour mettre l'artillerie en bon état.

Arcli. nat. KK . vol. 107,"), f 8 S.

6 mai.

A M. de Fabert.

Plaintes contre Chavigny qui est entièrement dans l'intérêt des

Paris.

princes.

Arcli. nal. KK . vol. 118, pièces a 26 et 337.

Au duc d'Épernon.

Mazarin a reçu des lettres du maréchal et du marquis de la

Paris.

Force, qui protestent de leur fidélité au service du Roi. Arcli. nal. KK. vol. tas», 1° 309.

1 Charles, a

mie palatin . plus lard roi

de Su.de sous le nom de Charles-Gustave ou Charles X.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

LIEUX DES DATES

17 mai.

Paris.

19 mai.

Paris.

21 mai.

ai mai.

Paris.

a5 mai.

Paris.

26 mai.

Paris.

27 mai.

Paris.

27 mai.

Paris.

37 mai.

Paris.

28 mai.

Paris.

SUSCR1PTIONS

Au général do la Valotte.

Au comte du Daugnon.

Au maréchal de la Meillrraye.

Au maréchal do la Mcilleraye.

Au duc de Saint-Simon.

A M. do la Vie '

Au duc d'Épernon.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOLItCES.

A M. Chanut.

A M. de Saint-Paul.

A M. Pajet.

Mazarin a reçu la relation de son voyage à Bergerac. Arcli. nat. KK , vol. îasi, f° 207.

Mazarin l'engage à donner au maréchal de la Meilleraye tou6 les secours nécessaires pour assurer le succès de l'expédition de Bordeaux.

Arch. nat. KK . vol. I33t, f° ao8.

Mazarin lui donne des renseignements sur la situation de Bordeaux, et espère que cette ville se soumettra à l'autorité royale.

Arch. nat. KK , vol. 1221, f°" 210-311 .

Le Cardinal lui annonce l'arrivée d'un personnage avec lequel il pourra s'entendre pour le service du Roi.

Arch. nat. KK , vol. 1231, fais.

Remerciements pour la fermeté avec laquelle il a résisté aux tentatives de séduction des Espagnols. Mazarin lui annonce que le président de Maisons a succédé à d'Emery comme surintendant des finances.

Arch. nat. KK, vol. 1221, (° 3i3.

Mazarin lui annonce l'envoi de M. d'Alvimare pour faciliter l'arrangement des affaires de Bordeaux.

Arch. nat. KK, vol. 1331, f° 316.

Mazarin l'engage à entretenir des relations avec le duc de Saint- Simon, qui a refusé de recevoir la princesse de Condé et résisté aux instances des ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld. Le voyage du Roi en Guyenne a été mis en délibération dans le Conseil, mais n'est pas encore décidé.

Arch. nat. KK , vol. 1221. f 316.

Mazarin se réjouit de la nouvelle de la guérison de la reine de Suède. Il annonce à Chanut la mort du surintendant d'Emery et la démission de son collègue d'Avaux. Le président de Maisons a été nommé surintendant des finances.

Aff. étr. (Suède), t. VII, f» 484-485.

Mazarin le remercie d'avoir réussi à introduire dans Rethel nu secours considérable.

Arch. nat. KK, vol. io^5, f° 84.

Il doit chercher le moyen de fournir des vivres au corps amené par Saint-Paul.

Arch. nat. KK , vol. 1070, f" 85.

Avocat général au parlement de Bordeaux.

DES LETTKES ANALYSEES.

DATES

l ihl \ D

si SCR1PT10NS

1>BS LUTBB.

.'! i niai.

Paris.

3 i mai.

Paris.

3i mai.

Paris.

Sans date précise. Probablement de

lafindi'niai.

4 juin.

Compiègne.

j juin.

Compi

Compiègne.

o juin.

Compiègne,

\ H. de Rosen.

V M. de Fabert.

à M. de la Meilleras

Probablement au marécbal de la Meilleraye.]

a Michel Le Tellier.

\ Miclwl Le Tellier.

Au duc de Saint-Simon

A Michel Le Tellier.

AwnsK.s di:s lettres

ET SOI II i

Sur tes mouvements des troupes et ta nécessité1 de surveiller Us ennemis.

Irch. n. a. kk . m.i. 107S , f" 8G.

Plaintes contre Ghavigny. C'est par considération pour Fabert

(|ue Mazarin n'a pas l'ail, arrêter Cliavignj au moment OÙ 1rs princes furent conduits à Vinrenncs 11 s'est borné à l'éloigner de Paris. Chavigny n'a cessé depuis d'être le conseil de la princesse de Condé (Charlotte de Montmorency, mère du prince de Condé).

\n-li. nal. kk. vol. 118, pièce 887.

Mesures prises pour lui procurer de l'argent

Arch. ual. kk . vol. mai, f' a 19.

Détails sur les préparatifs de l'expédition de Guyenne.

Arch. nat. kk, vol. isai, f" soo-aoi.

Mécessité de maintenir la discipline militaire. B. N. , ms. f. fr. 4ao8, f 5 verso.

Mazarin envoie Gontery, qui vient de Relliel, rendre compte à S. A. R. (le duc d'Orléans) de tout ce qui se passe dans cette région.

R. (f. . ras. f. fr. 4ao8, f" 5 verso.

Autorisation accordée pour lever un régiment de vingt compagnies. Mazarin s'efforce de dissiper les soupçons que le parti des princes cherche à inspirer au duc de Saint-Simon sur les intentions de la Cour à son égard.

Arch. nnl. kk . vol. nai, t° aa3.

Mazarin regrette de ne pas pouvoir lui donner une abbaye que Le Tellier avait chargé Colbert de demander pour lui. La Reine en avait déjà disposé. Il ajoute quelques détails qui caractérisent J.-B. Colbert, qui n'était encore, à cette époque, que commis de Michel Le Tellier : «Je me dois plaindre du procédé du sieur Colbert, qui m'a obligé de me fascher contre lu y, aprez avoir eu plus de patience que je ne devois; car, en luy faisant cognoislre le desplaisir que j'avois de Testât auquel esloit cette affaire, il m'a respondu, par trois fois, avec une chaleur et des termes si peu proportionnez à ce qu'il est et à ce que je suis, que je n'ay peu m'empescher de me fascher et de luy dire qu'en aucune occasion vous n'auriez jamais songé à me dire la centième partie de ce qu'il me disoit , et que j'estois asscuré que vous seriez le premier à le condamner, quand vous sçaurhz qu'il m'auroit manqué de respect, n

Page 1