XNII du recueil des Lettres de Mazarin
DES LETTRES ANALYSEES.
PATES
et
SUSCRlPTlo\s
ANALYSES DES LETTRES
LIEll DES PATES.
ET SOURCES
s novembre.
A M. Chanut.
Ilecomiii.uulaiiiii] pour des achats de poudre et de vaisseaux en
Suède.
A(V. étr. (France). 1. \.\ll du recueil des Lettres de Mazarin, f • 633-435.
8 novembre.
Au présides 1 do Gri-
Mazarin le félicite de la manière dont il a été reçu par le roi
Piiris.
gnon.
d'Angleterre.
Original signé; 15. 1. de Saint-Pétersbouçg.
8 novembre.
A M. de LaThnfflerie.
Mazarin se plaint de Paw et Rnuyt, dont la mauvaise volonté ne
Paris.
l'étonné pas; mais il trouve leurs inventions peu spirituelles; elles consistent à prêter à Penaranda des paroles peu vraisemblables. Mazarin approuve la conduite de l'ambassadeur et les discours qu'il a prononcés. 11 se réjouit d'apprendre que le prince d'Orange conserve toujours pour la France des sentiments favorables; mais il hésite à remettre à son arhitrage les conditions de la paix, si ce n'est sous certaines réserves. Mazarin renvoie la décision aux plénipotentiaires. Il insiste sur la mauvaise foi des Espagnols qui ne veulent point la paix. Répondant à une ouverture de M. de La Thuillerie, Mazarin pense que l'on pourrait parler haut aux Provinces- Unies; il consultera les plénipotentiaires sur ce point. Recommandations pour divers achats à faire en Hollande.
Aff. étr. (Hollande), t. XLV. pièce 160.
\ M. Chanut
Mazarin s'en réfère à une précédente dépèche pour ce qui con-
Paris.
cerne la négociation avec le duc de Bavière. 11 ajoute, à l'égard
de Rosenham : «J'ay veu ce que vous me marquez, par une dernière depesche, touchant le sieur de Rosenham; vous avez fort bien faict de ne pasgehenner la reyne (de Suède) à faire un autre choix, crainte aussy de tomber en de pires mains; on le traitera fort bien icy, et il sera bien farouche, si on ne gaigne son affection, surtout pouvant connoislre dans la source les sentimens de vénération que l'on a pour la reyne, sa maistresse, le cas que l'on faict de l'alliance avec la Suéde et l'inviolable fidélité avec laquelle on veut l'observer.»
AIT. étr. (Scjèdb), t. VU , f' 375 verso et 373 recto.
8 novembre.
An roi de Pologne.
Vif désir de la conclusion de la paix. II faut imputer aux Espa-
Paris.
gnols les retards qui y sont apportés.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, C 53g-54i.
8 novembre.
Au roi de Pologne.
Mazarin loi annonce la promotion de son frère au cardinalat. Il
Paris.
remercie le roi de Pologne de la présentation qu'il avait faite en sa faveur.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, f" 54i-54u.
Au
Remercimenls pour les avis qu'il a .donnés.
Paris.
président de Bellièvre.
Original signé ; R. I. de Saint-Pélersbourg.
î o novembre.
A Paolo Macarani.
Les bruits répandus à Naples relativement à Piombino sont des
Paris,
inventions des Espagnols.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES
et
SUSCRIPTIONS
ANALYSES DES LETTRES
LIEIX DKS DATES.
DBS I.tTTr.BS.
ET SOURCES
/'. S. Dans une lettre particulière, qui sera remise par l'ambassadeur, Mazarin remercie le Pape de la faveur qu'il a accordée à son frère. Vif désir de témoigner sa reconnaissance à Innocent X. Mazarin blâme les privilèges que les ambassadeurs ont usurpés à Rome pour protéger les attentats de leurs serviteurs.
Aff. étr. (Rome), 1. C1V, f '• 5Al-5&7.
îi novembre.
Paria,
An duc de Longueville.
M. de Wicquefort, résident de l'électeur de Brandebourg à la cour de France, a fait, par ordre de son maitre. des propositions d'une alliance plus étroile avec la France. Mazarin renvoie cette proposition à l'examen des plénipotentiaires.
Aff. étr. (Allemagne), t. XVI des Minute! des Négociation* de lu
paix de Munster. — Minute de la main de Lyonne.
i i novembre.
Paris.
A l'électeur de Brandebourg.
Mazarin espère que M. de Wicquefort fera connaître à l'électeur de Brandebourg l'estime singulière que Leurs Majestés ont pour lui. «Quant aux allaites présentes, ajoute Mazarin, V. A. aura, s'il lui plaist, agréable que je m'en remette à la vive voix du sieur de Wicquefort.»
Aff. étr. (ScÈDe), t. VI. P" ao2-ao3.
i3 novembre.
Paris.
A Giannetino Giuslinianî.
Mazarin lui annonce qu'il enverra au cardinal Grimaldi les dépêches portant nomination de Giannelino Giusliniani comme résident de France à Gènes. 11 semble qu'on regardait la nomination d'un Génois en cette qualité comme contraire aux lois de la République. Mazarin répond que cette loi, n'existant pas pour l'Espagne, ne doit pas davantage exister pour la Erance.
Aff. étr. (Rome), 1. GIV, f " 547-548.
i3 novembre.
Paris.
A l'archevêque d'Aix.
Mazarin le presse de partir pour la Catalogne. Il regrette que le mauvais temps et le manque de vivres aient empêché la Hotte française de se rendre à Naplcs au moment où le peuple était exaspéré (in tempo chc liavrebbe trovato il popolo irrituto). Cependant il espère que la flotte est partie pour Naples.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, f • 568-552.
l 'i novem bre
\ M. d'Estissac.
Mazarin est affligé de la maladie de Saint-Etienne.
Paris.
Aff. étr. (Fiuncb), t. XXII du recueil des Lettres de Matarin, f ' 435-486.
i !i novembre.
Paris.
A M. de Vicfort (su:).
(pour Wiquefort ou Wicquefort. )
Protestations de dévouement et d'affection dont son frère est chargé pour lui. Désir que l'on puisse acheter des chevaux de Brunswick.
Aff. étr. ( Au.euuim:), t. \c.
i \ novembre Paria
A M. de La Thuillerie.
M. de Wicquefort doit parcourir l'Allemagne à l'occasion de propositions qu'il a faites de la part de l'électeur de Brandebourg. Recommandation à M. de La Thuillerie (le s'entendre avec lui pour des levées de troupes. Mazarin désirerait pouvoir faire des achats de chevaux dans le Brunswick; «où
DES LETTRES ANALYSEES.
i .") novembre.
Paris.
iô novembre.
Paris.
i5 novembre.
Paris.
i ') novembre.
Paris.
SUSCR1PTIOXS
DES LtTTIiES.
ANALYSES DES LETTRES
A la princesse Je Pliaisbourg.
A M. Chanul.
îu résidenl de Pologne.
Au marquis de Fontenay-Mareuil.
16 novembre \ M lïi-;is>ft .
Paris.
l6 novembre. Au prince de Coudé.
Paris.
on Bçait qu'ils sontà bon marché, et on en voudrait tirer jusqu'à mille, si on peut en avoir la liberté de ces princes-là.» Recommandations pour les levées de troupes.
AIT. étr. (Hollande), t. XLV, pièce i65.
Rcinerriments pour les services qu'elle rend. Mazarin promet de tenir compte de ses recommandations.
AIT. étr. (France), 1. XXII ilu recueil des Lettres de Matarin, f 437-440.
Mazarin lui recommande les acquisitions de poudre, de canons, île navires qu'il pourrait faire en Suéde. Éloge de la reine Christine. «Je ne puis assez louer ny admirer que, panuy les grandes occupations que luy fournit le gouvernement de son royaume, au dedans et au dehors, et dans le bruit des armes qui faict ordinairement abandonner les autres pensées, elle ayt eu celle de former une bibliothèque royale et d'obliger la postérité d'un si beau présent.»
AIT. étr. (Suéde) , t. VII , f ' 373 el sniv.
Mazarin regrette que la cour de Pologne n'ait pas encore enlevé la protection de ce royaume au cardinal Mattei pour la donner au prince Casimir. Il en résulte que l'ambassadeur de France ne peut avoir confiance dans le protecteur de Pologne. Protestations du désir de conclure la paix.
Aff. étr. (Rome) , t. C1V, f 55a-553.
Lettre à part sur dona Olympia, dont Mazarin «croit Ires-important au service du Roi de cultiver soigneusement l'affection et
de ne rien omettre de ce qui se pourra pour la gagner entièrement, v On songe à lui faire un présent, ou de vaisselle d'argent, de pierreries, ou de quelque belle tapisserie, ou à son neveu, ou à elle, selon qu'elle le préférera. On est aussi dans l'intention de gratifier le cardinal Ma'dachini de quelque abbaye. Il serait possible de concilier, par un double mariage, les intérêts des maisons Panfilia et Barberina; une des nièces de Mazarin pourrait épouser un des frères du cardinal Maldachini, et une autre pourrait être accordée au fils du préfet '.
AIT. étr. (Rome), t. Clli , f ' 308-209. — Minute de la main de Lyonne.
On lui destine le poste de Bruxelles.
Original signé; B. I. de Saint-Pétersbourg.
Nouvelle de la maladie du Roi atteint de la petite vérole, mais sans mauvais symptômes. Félicitations, au nom de la Reine, pour les succès obtenus à Ager et à Constantin *. Mazarin remercie le prince des sentiments qu'il lui a exprimés à l'occa- Mon de la promotion de son frère au cardinalat. Argent en-
1 Taddeo Barberini.
2 Ce nom . donné par le manuscrit a été probablement altéré. Les dictionnaires géographiques n'indiquent en Espagne qu'une ville dont le nom 5fl rapproche de Constantin : c'est Constantine , en Andalousie.
\)lh
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES
LIHUX DES DATES.
SUSCRIPTIONS
DES LETTnES.
1 7 novembre.
Paris.
18 novembre.
Paris.
20 novembre.
Paris.
ao novembre.
Paris.
Au marquis de Fontenay-Mareuil.
A M. de Navailles.
A M. de Benêt.
A M. d'Estrades.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOl'BCES.
voyé en Catalogne pour les fortifications et pour la solde des troupes. Recrues destinées à remplacer les corps qui reviendront de ce pays. Nouvelles des négociations de Munster et des révolutions de Naples. Envoi de l'armée navale sur les côtes de ce royaume. Négociation secrète avec le duc de Lorraine.
AIT. élr. (Espagne), t. XXIV. — Minute.
Mazarin croit que l'armée navale est partie. Le bailli de Valençay doit donner avis de tout à Fontenay-Mareuil, qui conserve la direction de l'expédition. « On juge ici que , sans voir bien clair au bon succès de l'affaire [de Naples], vous ne devez pas bouger de Home parce qu'il iroil beaucoup de la dignité du Roi que vous eussiez quitté votre résidence, si elle ne devoit pas réussir.» Dans le cas où l'ambassadeur ne pourrait aller à Naples, l'abbé de Saint-Nicolas devra s'embarquer sur la flotte pour assister le bailli dans les traités. Quant au duc de Guise, «il sera bien nécessaire, si vous ne pouvez le détourner de faire ce voyage, de lui donner pour adjoint ledict abbé de Saint-Nicolas, qui l'assistera de ses bons conseils en toutes occurrences.» Mazarin ne croit pas à la possibilité d'une république napolitaine; il faudrait surtout ménager l'accord du peuple avec la noblesse et le commencer, s'il est possible, «par une suspension [d'armes] entre eux.» Il pense que le parti le plus sur et le plus avantageux pour ces peuples serait «qu'ils eussent un roi particulier sous le protectorat de cette couronne.» Cela vaudrait mieux que s'ils se donnaient au Roi lui-même. Mazarin désire que l'affaire soit mise aux mains de l'ambassadeur : «la bonne conduite y doit avoir plus de part que la force.» Mazarin parle ensuite du parti français à Rome : «notre parti, dit-il, me semble assez fort à Rome pour mettre à la raison tel autre que se pourroit estre.» Annonce de lettre de change pour les gratifications à faire à Rome et à Naples.
Aff. étr. (Rome), t. CIII , f * 2i3-ai3. Lyonne.
Minute de la main de
Mazarin le félicite d'avoir rejoint le duc de Modène, malgré les difficultés qu'il a rencontrées. «Ce que vous avez fait en cela, ajoute le cardinal, ne m'a pas semblé nouveau, sçachant qu'il n'y a que l'impossible qui soit capable de vous arrester.»
Aff. étr. (Tobu), t. XLtl
Miaule.
Rcmercimenls pour le zèle qu'il a montré dans les diverses mesures prises pour les recrues.
Aff. étr. (.Fbancf), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, P 44o.
Protestations d'amitié. « J'apprends , lui écrit Mazarin , par les lettres de M. le cardinal Grimaldi, que vous avez eu quelque degotist de l'arrivée du sieur de Navailles dans le corps d'armée où vous estes.» Mazarin lui représente que M. de Navailles s'entendra parfaitement avec lui, et d'ailleurs on n'a jamais entendu imposera d'Estrades aucune nécessité de par-
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES et
SUSCRIPTIONS
ANALYSES DES LETTRES
LIEUX DBS DITES.
ET SOURCES
lagcr le commandement. Promesse, de l'indemniser de toutes les dépenses qu'il a faites pour cette campagne. Détails sur les vivres et fourrages nécessaires à l'armée. Envoi d'argent par le sieur Stoppa.
AIT. éir. (Tunis), t. XLII. - Minute.
Une seconde lettre, en date du 3o novembre, revient sur les mêmes détails. Seulement on y voit ijue Mazarin accorde l'autorisation de revenir à d'Estrades, mais après un délai : «Je veux bien vous donner contentement sur les instances (pie vous me laites pour revenir auprès de nous; mais je serai bien aise que vous ayez un peu de patience jtisques à ce qu'on ayl envoyé un chef, lequel puisse, au lieu de vous, aller prendre soin de toutes choses. d
Art", étr. (Tunis), t. XLII. — Minute.
•20 novembre.
A SI. de Sainte-Maure.
Congé accordé pour soigner sa santé.
Paris.
Ail', ftr. (Tir.is), t. XLII. — Minute.
•20 novembre.
\ M. Brncbct.
Sur l'argent, les étapes et approvisionnements de l'année.
Paris.
AIT. étr. (Turin), t. XLIi. — Minute.
A M. Seyron.
Congé accordé.
Paris.
Aff. étr. (Tu-mu), 1. XLII. — Minute.
•2i novembre.
Paris.
A M. de Botidrenant.
Mazarin regrette de ne pas pouvoir lui fournir l'argent dont il a besoin pour sa galère.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f" 44i-44a.
2i novembre.
Paris.
A SI. de La Thofflerie.
Mazarin lui écrit un mot à part pour lui recommander fâchât de deux vaisseaux.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f" 44o-44i.
•2 1 novembre Paris.
A M. de Villeneuve,
commandant la cavalerie de l'armée du roi en Italie.
SI. de Villeneuve doit revenir d'Italie « pour servir en quelque autre employ.»
Aff. étr. (Turin), t. XLII. — Minute.
■2i novembre;
Paris.
Au prince de Condé.
Nouvelles de la santé du Roi, dont l'état s'est amélioré visiblement.
P. S. indiquant que cette lettre n'a été envoyée que le a5 ', parce que le Roi avait éprouvé quelques petits accidents. «Je puis vous donner de bien meilleures nouvelles, ajoute Mazarin, estant arrivé cette nuit une espèce de crise à SaSlajeslé, son ventre s'estant lasebé; ce qui a fort diminué la fièvre, et toutes choses vont, Dieu mercy, de bien en mieux. On ne peut
1 Le 1'. S. da a4 novembre, e
lé du u5 , dit : « après ;ivoii t cependant la minute porti
us rit Uyer celte lettre. n Ce qui ferait croire qu'elle doit être datée du bien le ai novembre.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES el
LltUX DES DATE*.
sa novembre.
Paris.
22 novembre.
Paris.
22 novembre.
Paris.
SUSCRIPTlOiNS
A M. de La Tliuillerie.
A M. de Longueville.
Au père Acquaviva , dominicain.
Au cardinal d'Àix.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOUBCES.
pourtant pas dire encore qu'il soit bors de danger; car sa fièvre continue. Ce 25 à midy.»
Ah", élr. (Espagne), t. XXIV. — Minute.
Mazarin apprend avec beaucoup de satisfaction que le prince d'Orange montre des disposilions favorables à la France. Nouvelles d'Italie et spécialement de Naplcs. Maladie du Roi.
Au", étr. (Hollande) . t. XLV. pièce 17a. — Minute de la main de Lyrnne.
La santé du Roi inspire toujours beaucoup d'inquiétudes à Mazarin. Le sénat de Suède a été très-ému de la distinction que le duc de Bavière a faite entre la France et la Suède, dans la rupture de la neutralité. La France rompra avec la Bavière dès que la Suède le demandera, et il est certain qu'il faudra en venir là, si le duc de Bavière ne retire pas ses troupes. Nouvelles des mouvements de Naples qui décideront sans doute les Espagnols à conclure la paix. "Us doivent appréhender, ou jamais, que ces peuples-là, prenant la résolution de se donner au Roy, Sa Majesté ne les aeceple comme les Catalans et ne s'engage de les faire comprendre dans la paix, comme aussy que, s'ils nous remettoient les ebasteaux de Naples en main, il ne fut pas aisé de nous en faire sortir.»
AIT. étr. (Allemagne) , t. XVI des Négociations de la paix de Weslphalie. — Minule de la main de Lyonne.
Mazarin l'aurait vu avec plaisir attaché au cardinal son frère; mais il pense que le père Acquaviva pourra rendre plus de services dans les relations avec quelques seigneurs napolitains.
AtT. étr. (Rome),1 C1V, f'554.
Ordres envoyés à la flotte de mettre à la voile pour Naples. Substance de tout ce qui a été écrit pour cette affaire : i° travailler à la prise des châteaux et des lies et seconder les Napolitains pour chasser les Espagnols; 2° réunir le peuple et la noblesse de Naples; 3° Disposer le peuple de cette ville à recevoir un Roi, parce que la république ne peut subsister. On ne tient pas à ce que la souveraineté de ce pays soit donnée au roi de France; on voudrait seulement que le nouveau roi fût choisi par la France. Mazarin presse son frère de se rendre en Catalogne. Envoi de lettres pour le Pape et la signora Olympia, afin de leur accorder ce qu'ils désirent pour Piombino. Dans un post-teriptum, Mazarin insiste encore sur la nécessité pour son frère de se rendre en Catalogne, où l'on craint que le peuple ne se croie joué et abandonné. 11 espère que son frère est parti pour cette destination. Michel Mazarin trouvera en Provence les expéditions pour sa nomination, ses livrées, etc. La dépèche revient encore sur l'envoi de la flotte à Naples et sur l'espérance du succès. Cependant deux choses troublent Mazarin, la première est le caractère du duc de Guise; la seconde, la résolution des Napolitains de se mettre en République.
AtT. étr. (Home) , t. CIV, f '" 554-563 ; imprimée en partie dans l'Introduction , p. iu.li.
DES LETTRES ANALYSKKS.
DATES e,