A MESSIEURS DES ESTATS GENERAUX
DES PROVINCES-UNIES DES PAYS-BAS
[Saint-Germain-en-Laye, | 8 janvier 1643.
Messieurs,
Le Roy ayant voulu rendre à feu M. le cardinal une dernière preuve de l'estime qu'il faisoit de ses conseils, que de se servir de moy en la conduite de ses affaires, j'ay creu que c'estoit de mon devoir de vous en donner part, et de vous dire que, bien que je me trouve fort esloigné des qualitez incomparables de ce grand ministre, il y en a une de laquelle je ne puis estre surmonté de personne, qui est le zèle que j'ay pour le bien de son Estât, et particulièrement pour entretenir la bonne correspondance qui est entre luy et ses alliez. Je sçay, Messieurs, l'estroite liaison qu'il y a des interestz de nostre couronne avec ceux de vos provinces. Je n'ignore pas aussi combien Sa Majesté en désire l'entretenance, et combien il importe au public que cette union subsiste. C'est pourquoy je ne serois point bon serviteur du Roy si je ne secondois en cecy ses justes intentions, et n'aymerois pas assez le bien gênerai si je n'apportois tout ce qui dépendra de moy à procurer l'affermissement de cette bonne intelligence. J'espère qu'elle n'a jamais esté plus parfaite qu'elle sera, et qu'il en réussira de si grands effets, qu'encore que la mort ait osté au Roy un des plus grands instruments de son règne, la principale cause demeurant, qui est Sa Majesté, cette mesme
1 Voy. l'introduction . sur les relations des Provinces-l'nies avec la France.
prospérité continuera, et que, dans la résolution inviolable qu'elle a Janvier i6A3. prise de ne mettre jamais les armes bas qu'elle n'ait contraint ses ennemis d'entendre à une paix honneste et seure pour elle et pour ses alliez, ils ne jouiront pas longtemps de l'espérance qu'ils avoient eue de voir du relaschement dans la poursuite de nos affaires. C'est ce que j a\ estimé, Messieurs, estre obligé de vous escrire, avec les asseurances que je vous donne d'estre toute ma vie passionnément, etc.
Manusc. de la Bibliotb. Mazarine . n° 1719, lom. 1 , f° 7 verso.
A MADAME LA LANDGRAVE DE HESSE
[Saint-Germain-en-Laye,] 9 janvier i6/i3.
Madame,
Quand bien les interestz de la France ne m'obligeroient point à offrir à Vostre Altesse mes très-humbles services, l'admiration en laquelle j'ay sa vertu me donneroit un sentiment si raisonnable. Mais puisque je ne puis estre bon serviteur du Roy sans avoir de la passion pour ce qui la regarde, ny estimer les belles vies sans estre touché de la gloire de la vostre, je croy que Vostre Altesse, Madame, se persuadera facilement, sur de si bons fondemens, qu'après le service du Roy rien ne me peut estre si cher que ses interestz, ni rien de si agréable que l'honneur de la servir. Je la supplie très humblement de le croire, et de s'asseurer qu'il ne se présentera point d'occasion où je ne luy rende des preuves si certaines de cette vérité, qu'elle ne pourra point douter que je ne sois de toutes les forces de mon ame, etc.
1 Guillaume V, landgrave de Hcsse, avait persévéra dans l'alliance conclue avec la
été un des plus lidèles alliés de la France. France. (Voy. l'introduction, en tête de ce
Après sa mort, sa veuve administra leland- volume/) graviat pendant la minorité de son fils, et
Janvier 1 643.
JUanusc. de la Bil)lioth. Mazarine, n' 1719, toni. I, f° l\ recto.
A M. D'AIGUEBONNE
MARESCHAL DE CAMP DES ARMEES DE SA MAJESTÉ ET SON AMBASSADEUR EN PIÉMONT.
[Saint-Germain-en-Layp,J 12 janvier i6&3.
Monsieur,
Je ne doute point que madame la duchesse de Savoye n'ayt esté très sensiblement touchée de la mort de M. le cardinal duc, puisqu'elle a perdu en sa personne un grand appuy auprès de Sa Majesté et un puissant protecteur des interestz de M. son fils. Pour moy, je ne puis me consoler de cette perte, et le temps, au lieu de soulager ma douleur, me fournit tous les jours de nouvelles raisons de m'affliger.
Ensuite de cela, je vous diray qu'au mesme temps que vous escriviez icy de la part de Madame pour renforcer la garnison de la ville de Turin, le comte de Moretto y fait de puissantes instances à Sa Majesté et à ses ministres pour en retirer la garnison françoise; que vous devez vous employer avec grand soin à destourner toutes les matières d'aigreur et de mésintelligence qui pourroient naistre entre Madame et Messieurs les princes ses beaux-freres l, et à empescher que le Roy ne soit pas obligé d'intervenir dans ces brouilleries, ce qui luy seroit, sans mentir, une occupation fort fascheuse. Ce n'est pas que je ne voye combien cette commission est jalouse et de difficile exécution; mais Sa Majesté se promet tant de la connoissance que vous avez de l'humeur de ces princes et de la prudence avec laquelle vous les avez gouvernés jusques icy, qu'elle espère que tout s'y passera avec douceur et civilité.
Vous devez pourtant bien prendre garde que l'autorité de Madame soit conforme en tous les points dont il a esté convenu entre elle et
1 Le cardinal Maurice et le prince Thomas, dont il a déjà été question plus haut.
DU CARDINAL MAZARIN. kl
Messieurs ses beaux frères par le traité d'accommodement1; que j'ay Janvien-663. parlé de nouveau pour ce qui regarde la garnison de la ville et citadelle de Turin, et M. de Noyers m'a asseuré qu'il envoyeroit le fonds pour le payement de trois mois de la garnison, et qu'il donneroit ordre afin qu'à l'avenir vous et nous eussions l'esprit en repos de ce costé là.
Vous n'oublierez de représenter efficacement de delà que, comme les ennemis du Roy se monstroient très esloignez des pensées de la paix et esperoicnt tirer de grands avantages de la mort de M. le cardinal, Sa Majesté aussi ne songe à autre chose qu'à mettre ses affaires en bon estât, et à les soustenir avec la mesme vigueur et la raesine fermeté qu'il avoit fait jusques à cette heure; qu'à demeurer inséparablement unie avec ses alliez et à les assister plus puissamment que jamais; bref, à ne rien oublier de ce qu'elle croira pouvoir servir à la continuation des prosperitez de son royaume, et de ne mettre jamais les armes bas qu'elle n'ayt réduit ses ennemis à la nécessité de changer de résolution, et d'avoir recours à la paix comme au seul mo\en qui leur restera pour arrester le cours de leurs pertes et de leurs disgrâces; que vous verrez, par la dépesche de M. de Chavigny, comme il respond à tous les points de vos dernières lettres, ce qui est cause que je n'ay rien à y ajouster. Je vous diray seulement que, èomme le Roy ne convie point M. le prince Thomas de venir en France, il ne laissera pourtant de le bien recevoir quand il prendra la résolution de faire le voyage, se promettant qu'en ce cas là il laissera les affaires de delà en tel estât qu'elles ne puissent rien souffrir de son absence, à condition loutesfois qu'il n'entreprendra point ce voyage que M. Du Hessis*, que nous attendons avec M. de Longueville, ne soit retourne en Piémont. Sur quoy je vous diray que Sa Majesté, connoissant bien combien il est nécessaire qu'il y ayt de delà quelque chef de considéra-
1 II s'agit (lu traité conclu, le \U juin qui avaient d'abord suivi le parti espagnol. 16/49, entre la duchesse douairière de Sa- i Du Plessis-l'raslin , qui fut dans la suite
voie, Christine de France, et ses beaux- maréchal de France. (Voy. ta table alphabé-
Rrères, le card. Maurice al le prince Thomas tique, à la lin du volume. )
umeri6&3. tion pour tenir toutes choses en bon estât, elle ne permettra point que M. Du Plessis demeure icy plus de quinze jours.
Quant à la liberté que le Roy a donnée au comte Philippe ', Madame aura pu connoistre par là que ses serviteurs n'oublient pas de la servir en ce qu'ils sçavent estre désiré de Son Altesse royale.
L'on fait tous les efforts imaginables pour asseurer la conqueste de Tortone. Pour cet effet, Sa Majesté se dispose d'envoyer promptement quelques troupes de delà, et a donné ordre par avance à M. de Noyers d'y faire venir M. Le Tellier avec une somme considérable, pour faire conduire les recreues de la cavalerie, sur la créance qu'on a icy qu'on trouvera en Italie des chevaux à vendre au moins pour remonter les cavaliers qui sont à pied.
Je vous remercie du bon traitement que vous avez fait au P. Gapponi à ma considération, et vous conjure de luy continuer vos bons offices et de le protéger pendant qu'on travaillera de deçà pour le raccommoder à Rome.
Je vous remercie aussi des pertuisanes que vous aurez fait donner à M. le comte Sanctus; et comme je vous supplie de le presser d'envoyer à Maçon, le plus promptement qu'il pourra, les soldats qu'il aura assemblés pour joindre mon régiment, vous m'obligerez aussi bien fort de voir si, par vostre moyen, j'en pourray recouvrer quelque nombre qui soient italiens. M. de Gampigny me fait espérer de m'en envoyer quelques-uns, et je dois croire que M. le prince Thomas taschera de m'en former une compagnie, lui en ayant fait une prière, et ayant escrit à M. Le Tellier de fournir l'argent qui sera nécessaire pour cet effet.
Je vous diray enfin, en confidence, que je fais supplier Madame par VI. l'abbé Mondin de me donner copie de certains livres qu'elle faisoit
1 Le comte Philippe d'Aglia, favori de cennes. Richelieu avait voulu se délivrer d'un
la duchesse de Savoie, avait été arrêté, le favori, chef du parti qui s'opposait à la ré-
3o décembre 16/10, au milieu d'un festin, conciliation des princes de Savoie avec leur
enfermé à la citadelle de Turin , de là mené belle-sœur. On lui rendit la liberté lorsque
en France et emprisonné au château de Vin- la France fut bien établie en Piémont.
fane pour M. le cardinal, et, quoique je ne doute point qu'elle ne Janvier 1 663. m'accorde cette faveur, j'ay voulu vous en avertir, afin que vous ne laissiez point d'y joindre adroitement vos offices. Je m'asseure que vous le fairez ainsi, et, en revanche, je vous supplie, Monsieur, de croire que je ne perdray point d'occasion où je puisse vous tesmoigner que vos interestz me sont chers, et que je suis véritablement, etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. IV. f'° i5o recto.
AL SIGNOR PRENCIPE TOMMASO DI SAVOIA
Di Parigi, il ao gennaro i643.
Non mi dift'endero molto in rispondere aile due lettere di Vostra Altezza, sperando di havere ben presto l'onore di trattenerla lungamente, ed assicurarla con sincérité di viva voce, ch' ella non s'inganna punto in credermi uno de' suoi più devoti e partial] servitori.
E corne non conviene che Vostra Altezza s'incamini a questa volta prima che il signor conte di Plessis sia di ritorno costi, perciô si sollecita la partenza di questo signor, che a gara col signor duca di Lon-
A MONSEIGNEUR LE PRINCE THOMAS DE SAVOIE
De Paris, 20 janvier t6M.
Je ne répondrai pas longuement aux deux lettres de Votre Altesse, puisque j'espère avoir bientôt l'honneur de m'entretenir longuement avec elle, et de lui assurer sincèrement et de vive voix qu'elle ne se trompe pas en me croyant un de ses plus dévoués et affectionnés serviteurs.
Il ne convient guère que Votre Altesse se mette en route avant que M. le comte du Plessis soit de retour en Italie; aussi presse-t-on le départ de ce soigneur, qui. à l'envi de M. le duc de Longueville, fait à Sa Majesté et à toute
.lanvieii 663. gavilla ha fatto encomj a Sua Maestà ed a lutta la Corte délia persona di Vostra Altezza : la quale havrà sempre maggiorc occasione di rallegrarsi délia buona risolutione che ha presa di mettersi sotto la protettione di Sua Maestà, mentre la Maestà Sua lia fermo pensiero di farli ogni giorno qui conoscere il gradimento che ha del buon servitio che Vostra Altezza li rende. E quanto a me deve essere certa che una délie maggiori satisfattioni che potrô ricevere sarà di contribuire che la Maestà Sua cumuli frequenti gratie nella sua persona.
Il Re è risoluto di non dimenticare cosa alcuna per la conservatione di Tortona, e ciô non solamente per la commodità che questo
acquisto1 di farne de' maggiori nel Milanese, ma per il ri-
guardo particolare di Vostra Altezza , a cui Sua Maestà ne ha fatto dono. A questo efïetto ha ordinato che s' invii subito a Lione, ed a Torino il danaro per le reclute, che passi prontamente qualche soldatesca in Piemonte, e che si mandi buona somma di danaro a Tortona. affinchè pagandosi largamente quelli che v' introdurranno de' viveri,
la cour les plus grands éloges de la personne de Votre Altesse. Elle aura de plus en plus sujet de se féliciter de la bonne résolution qu'elle a prise de se mettre sous la. protection de Sa Majesté, comme le Roi a la ferme intention de vous témoigner incessamment sa gratitude pour les bons services que lui rend Votre Altesse. Quant à moi, elle doit être certaine que l'une des plus grandes satisfactions que je puisse éprouver sera de contribuer à ce que Sa Majesté la comble souvent de ses grâces.
Le Roi est résolu à ne rien négliger pour la conservation de Tortone, et cela non-seulement pour la facilité que cette conquête [nous donne] d'en faire de plus importantes dans le Milanais, mais encore pour les intérêts particuliers de Votre Altesse, à qui Sa Majesté en a fait don. A cet effet, elle a ordonné d'envoyer sur-le-champ à Lyon et à Turin l'argent pour les recrues: de faire passer au plus tôt des troupes en Piémont, et de faire parvenir une bonne somme à Tortone, afin qu'en payant largement ceux qui y introdui-
1 Un mot a été laissé en blanc dans la de la phrase, et nous l'avons indiqué dans minute. Le sens est détermine pnrl'ensemble la traduction.
ii medesimi Milanesi intraprendino di farlo; ma conie Vostra Altezza Jaavien643. intenderà particolarmente dal signor ambasciatore et da M. Le Tellier il detaglio d' ogni cosa, non mi slender davvantaggio in (juesto.
Supplico Vostra Altezza con ogni maggior affetto d' apportare tutte le facilita possibiie ail' aggiustamento dei punti che sono tuttavia controversi con Madama Reale l, e corne non sono di gran consideratione, ardisco di persuadermi che Vostra Altezza havrà la bontà di defferire in quaiche modo aile mie preghiere, massime che posso assiccurarla che in nessuna cosa incontrerà tanto il gusto di Sua Maestà, corne nel stabilire una perfetta unione con Madama Reale, la quale son certo che dal suo canto vi coopérera.
Ho veduto tutte le scritture, avvisi e lettere del signor présidente Pellegrini, il quale fa ben conoscere il zelo ed affetto che ha per il servitio di questa Gorona e di Vostra Altezza; ma corne non vi è occasione di credere che avanzi maggiormente la negotiatione con li duchi
raient des vivres, on détermine les Milanais eux-mêmes à essayer de le faire. Mais comme Votre Altesse apprendra particulièrement de M. l'ambassadeur et de M. Le Tellier tous les détails de cette affaire, je ne m'étendrai pas davantage sur ce point.
La grande affection que j'ai pour Votre Altesse m'engage à la prier de montrer toute la facilité possible pour régler tous les points où vous différez encore avec Madame Royale, et comme ils ne sont pas d'une grande importance, j'ose me persuader que Votre Altesse aura la bonté de se rendre en quelque façon à mes prières, d'autant plus que je puis lui assurer qu'elle ne peut faire plus de plaisir à Sa Majesté qu'en établissant une parfaite union avec Madame Royale, qui, de son côté, j'en suis certain, s'empressera de s'y prêter.
J'ai vu toutes les écritures, avis et lettres de M. le président Pellegrini : il fait bien connaître le zèle et l'affection qu'il a pour le service de la couronne de France et pour celui de Votre Altesse; mais comme il n'y a pas lieu de croire que la négociation avec les ducs de Parme et de Modène avance beau-
' Christine île France, dont il a été question plus haut.
i643. di Parma e Modena, cosi crederei a proposito che cessasse d adoprarvisi e che Vostra Altezza lo richiamasse per fare cosi conoscere ai medesimi Spagnuoli che si è abhandonata quel!' impresa, mentre per aitra strada da questa parte vi si travaglierà con ogni diligenza e premura. Assicuro Vostra Altezza che convicne cosi al servitio comune, e quando havro 1' onore di vederla, gliene dirô le ragioni, che sono senza repplica.
In Spagna le cose vanno allô peggio per quel Re, che indarno fa ogni sforzo per havere genti e danari ; e d' Alemagna le nuove che si ricevono non possono essere migliori, poichè Torstensone era in procinto di entrare nella Boemia, il Transilvano ' di entrare nelli paesi hereditarj con un gran corpo di cavalleria, e Guébriant haveva senza alcun' ostacolo preso quartieri nella Franconia, con libertà di passare a sua voglia il Reno, essendosi 1' armata di Baviera retirata verso il Danubio.
Supplico Vostra Altezza di havere memoria di favorirmi per la ie-
coup, je croirais à propos (ju'il cessât de s'y employer, et que Votre Altesse le rappelât, pour faire connaître ainsi aux Espagnols eux-mêmes que cette entreprise est abandonnée , pendant qu'on y travaillera de notre côté en suivant une autre route avec toute la diligence et l'ardeur possibles. J'assure à Votre Altesse qu'il convient à nos intérêts communs d'en agir ainsi, et quand j'aurai l'honneur de la voir, je lui en dirai les raisons, qui sont sans réplique.
En Espagne les choses vont de mal en pis pour le Roi, qui fait en vain tous ses efforts pour avoir des troupes et de l'argent. Du côté de l'Allemagne , les nouvelles qu'on reçoit ne peuvent être meilleures, puisque Torstenson était sur le point d'entrer en Bohême, et le Transylvain d'entrer dans les pays héréditaires avec un grand corps de cavalerie, et que Guébriant avait sans aucun obstacle pris ses quartiers dans la Franconie, avec liberté de passer le Rhin à sa volonté, l'armée de Bavière s'étant retirée vers le Danube.
Je supplie Votre Altesse de ne point oublier de m'aider à lever une compa-
1 Georges Ragotzi vayvode ou prince de Transylvanie depuis iG3î .
vata d'una compagnia d' Itaiiani per il mio regimento, e di credere Jan«en643. ne! di più che desidero con passione di essere sovente onorato de" suoi comandamenti, affinche nell' essecutione di essi riconosca con quanta cordialité sono, ecc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, lom. IV, f° i52 recto.