RÉPONSE DE M. MURRAY
Du 30 avril 1760.
J'ai l'honneur de vous assurer que ce qui est arrivé cet hiver aux prisonniers françois, a été l'effet d’un pur accident. Je suis bien persuadé que vous avez une trop bonne manière de penser, pour pouvoir croire que ce fût de dessein prémédité.
Je vous suis très obligé de toutes vos attentions pour les prisonniers qui ont tombé entre vos mains Un tambour accompagnera le canot qui doit transporter les vivres à l'hôpital général.
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LETTRE DE M. DE CRAMAHÉ, CAPITAINE D'INFANTERIE ET SECRÉTAIRE DE M. MURRAY, À M. DE BELLE- COMBE
Du 1er mai 1760.
En réponse du billet que M. le chevalier de Lévis vous a écrit, j'ai ordre de la part du général de vous faire savoir que de tout son cœur il laissera sortir trois ou quatre barriques de vin, pour l’usage de l'hôpital. Son Excellence croit que M. de Lévis ne lui refusera pas de la pruche en échange. Il vous prie de l’assurer de ses remerciements pour toutes les attentions qu'il a eues pour les prisonniers.
Je vous serai très oblizé, si vous nous pouviez procurer une liste des officiers qui ont été faits prisonniers.
Monsieur le colonel Burton vous fait bien ses compliments et, si le lieutenant Davers, du 48° régiment, avoit besoin d'argent, il vous prie de l’assurer qu'il peut tirer sur lui pour quarante ou cinquante guinées.
A M. DE BELLECOMBE, CAPITAINE AIDE-MAJOR AU RÉGI- MENT DE ROYAL-ROUSSILLON, DÉTENU A L'HÔPITAL GÉNÉRAL PAR LES ANGLOIS DEPUIS LE 13 SEPTEMBRE
Du 1er mai 1760,
Vous pouvez, mon cher Bellecombe, envoyer l’état des officiers prisonniers anglois qu’on vous demande.
Le vin que j’avois souhaité avoir de Québec n’est qu’une douceur pour les malades et pour les officiers anglois prisonniers, attendu que je suis hors d'état de leur en fournir. La pruche que l’on demande est un remède pour les scorbutiques ; je n’ignore point que la moitié de la garnison en est attaquée. Cette place étant assiégée, je ne dois point envoyer ce soulagement; mais je n’en laisserai pas manquer aux malades qui sont à l’hôpital général, dont je désire fort la guérison, puisqu'ils sont en lieu à ne pouvoir me nuire.
Je vous souhaite le bonjour, mon cher Bellecombe. Si vous voulez écrire à Montréal, je fais partir un courrier ce soir.
CXXXII (bis) LETTRE DE M. MURRAY À M. DE BELLECOMBE
Du 4 mai 1760.
Je vous prie de faire bien mes remerciements à M. le chevalier de Lévis de la pruche qu'il m'a fait le plaisir de m'envoyer. Ayez la bonté de lui présenter un fromage de Chester de ma part ; c’est tout ce que j'ai de mieux à lui offrir dans les circonstances présentes. On envoicra trois barriques de vin de M. Martin par la première occasion à l'hôpital général.
Je ne crois pas qu’il y ait du café en ville. Si on en peut trouver, on envoiera à M"° Sainte-Claude la provision qu’elle demande.
A M. DE BELLECOMBE Le 4 mai 1760.
Je suis fort aise, mon cher Bellecombe, que les deux paquets de pruche que j’ai envoyés pour la personne de M. Murray lui aient fait plaisir. Remerciez-le du fromage de Chester qu’il m’a envoyé. Faites lui passer, en lui faisant mes compliments, les perd:ix et les bécassines que je vous envoie. Dites bien des choses
pour moi à tous nos blessés ; recommandez bien de ma part à Arnoux et à tous nos chirurgiens de porter toutes leurs attentions au pansement, tant des officiers que des soldats.
LETTRE DE M. MURRAY
Du 10 mai 1760.
Le lieutenant Bronse de mon régiment va à l’hôpital général pour y apprendre le nombre de nos soldats rétablis, et les faire rejoindre leurs corps, ainsi qu’il est porté par le cartel. Comme l’occasion se présente de vous rendre le compte que vous avez eu la politesse de me faire l'hiver passé, j'ai l'honneur de vous envoyer les gazettes qui me sont arrivées en dernier lieu ; ayez la bonté de me les rendre quand vous en aurez fait la lecture.
A M. MURRAY
Du 10 mai 1760.
Je ne puis consentir que les soldats de votre garnison qui sont a l’hôpital général rejoignent leurs corps