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En quittant Paris pour la province

jusqu'au dernier instant la marche et les mesures d'une défense régulière ; mon digne ami1 est aussi actif et plus, ferme que jamais. Mais qui pourrait n'être pas contristé du chaos rembruni par des agitateurs ?

Adieu, peu de jours encore jetteront de grandes lumières sur le sort de la capitale d'où la sagesse voudrait peut-être qu'on sortît le gouvernement ; mais il est déjà trop tard pour cela même. Washington fit bien déplacer le congrès et ce n'était point par peur 2.

9 septembre au soir 92.

Robespierre, Danton, Gollot-d'Herbois, Billaud- Varennes et Marat, voilà les députés de Paris actuellement nommés 3.

On avait fait conduire à Versailles les prisonniers d'Orléans '% pour éviter leur massacre à Paris, n'ayant pu obtenir leur translation à Saumur; des commissaires allés au-devant d'eux s'étaient efforcés de rappeler les lois de la justice. Ce matin ils arrivent à Versailles ; leur escorte fait arrêter les chariots qui les portaient dans une grande rue, ils barrent les routes et massacrent tout, sur les voitures mêmes. « Ce n'est pas, ajoutent froidement les tueurs, le dernier coup que nous ayons à faire. »

Cependant Marat signe et affiche tous les jours les plus affreuses dénonciations contre l'Assemblée et le conseil : vous verrez qu'on immolera l'une et l'autre. Vous ne croirez cela possible qu'après l'action et vous en gémirez en vain.

Mon ami 5 Danton conduit tout ; Robespierre est un

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