Est tombée à la même date que
5. Il est difficile de dire quel est cet opéra. Galiani laisse entendre dans une des lettres suivantes qu'il était détestable. Mais sa partialité pour les œuvres de Piccini (1728-1800) pouvait très bien le rendre aussi injuste que la plupart de ses concitoyens pour le talent plus austère de Jomelli, et c'est
posée presque entièrement de Français ou d'étrangers. La pièce fut applaudie extrêmement, et c'est de toutes les comédies celle qui, après le Père de famille1, a eu le plus de succès, quoique malheureusement les deux jumeauxne se ressemblassent point du tout. Pour petite pièce le Procureur arbitre* ; mauvaise pièce, et jugée comme telle.
A la septième représentation, Alzire, pièce célèbre de Voltaire4, qui n'eut point de succès. Le rôle d'Alzire était joué assez mal, mais assurément ce n'était pas tout à fait ce défaut qui la lit tomber. Je quitte mes Napolitains, et je dirai s\iv Alzire mon avis. C'est la première fois que je me suis aperçu que c'est une bien mauvaise pièce, quoique, sanscontredit, ce soit une des poésies de M. de Voltaire écrite avec le plus d'esprit, d'élégance, de brillant; mais, comme pièce, elle ne vaut pas le diable5. Gusman6, qu'on devrait détester, est un homme qui a fait tout plein de bonnes œuvres dans sa vie, et meurt comme un saint. Respectueux pour son père, daignant aimer Alzire, il accorde autant de pardons au prisonnier qu'on lui en demande, et de bonne grâce ; d'ailleurs brave, courageux et digne de' son père. Zamore, qu'on devrait aimer, est un forcené assassin ; mais d'ailleurs il disserte fort bien sur le mépris
peut-être ici, ou du Démophoon, ou de VIpkigénie de ce maître qu'il s'agit.