Vol. Guerre 2084, n
Majesté et donné ceux pour la séparation de l'armcc, il ne nie reste plus i]u';i me rendre auprès de Votre Majesté selon la permission (pi'elle m'en a donnée. C'est une grande mortification pour moi de n'avoir pu rien faire de bon à son service dans celte campagne et d'avoir été le témoins des nuilheiiis dont elle a été remplie. Mais je me flatte que Votre Majesté me fait lu justice de croire que j'ai toujours »''tt'' à ce cjue j'ai cru pour le mieux. JOse lui demander infiniment pardon des fautes que mon peu d'expérience m'a pu causer ; mais je puis l'assurer en même temps (jue la volonté ne m'a pas manqué, et (fue je ne désire que de retrouver bientôt les occasions de me sacrifier à son service plus utilement que je n'ai fait cette année ; mon devoir, mon respect et mon cœur m'y engagent pour toute ma vie.
Le duc de Vendôme pense comme moi sur ce que j'ai pris la liberté de vous dire de la Bassée.
A Chamillart '.
A Arras, le 8 déceml^re 1708.
La réponse du Roi est arrivée très à propos, Monsieur ; je l'ai trouvée ici à midi, comme je descendois de cheval en revenant de Béthune. J'achève de donner les ordres pour la séparation des troupes ; après quoi, n'ayant plus rien qui me retienne ici, je me mettrai en chemin, où je ne pourrai faire grande diligence. Je vous entretiendrai plus à loisir que je ne le puis dans cette lettre de la situation des affaires en ce pays-ci. Il y a grande apparence que les ennemis en veulent à Gand, et ils le disent hautement. M. de Vendôme ira voir la Bassée et partira peu de jours après moi. Il est taché ; mais le service doit aller devant tout, et je pense encore tout ce que je vous ai dit et écrit...