‹ Lettres écrites à un provincial. Précédées de l'histoire des Lettres provinciales d'après l'édition de 1754 et d'observations littérairesChapitre 1 sur 109 · Lettres écrites à un provincial. Précédées de l'histoire des Lettres provinciales d'après l'édition de 1754 et d'observations littéraires · texte numérisé non relu

Lettres écrites à un provincial. Précédées de l'histoire des Lettres provinciales d'après l'édition de 1754 et d'observations littéraires

M. le duc de Liancourt, très connu par sa piété et par ses grandes aumônes, alla se présenter pour la confession, en 1655, à M. Picoté, prêtre de Saint-Sulpice, sa paroisse à Paris. Cet ecclésiastique, prévenu contre messieurs de Port-Boyal, avec qui le duc avait de grandes liaisons, refusa de l'absoudre, à moins qu'il ne lui promît de rompre tout commerce avec ces messieurs, de retirer sa petite-fille du monastère de Port-Royal, où elle était pensionnaire, et de congédier de chez lui M. Tabbé de Bourzeis, savant théologien, qui a été un des membres de l'Académie française. Cette affaire ayant fait grand bruit, M. Arnauld fut prié de faire imprimer une lettre pour la justification de ce seigneur, et pour montrer l'irrégularité de la conduite de M. Picoté. Il se rendit aux désirs de ses amis, et la lettre parut datée du 24 février 16oo, sous le litre de Lettre d'un docteur de Sorbonne à une i>eTSonne de condition, etc. Cette lettre fut attaquée par beaucoup d'écrits injurieux, auxquels M. Arnauld se crut obligé de répondre par une seconde lettre, où il faisoit voir les faussetés et les calomnies de ces écrits. Celle-ci est datée du 10 juillet de la même année : elle parut sons le titre de Secondé Lettre d'un docteur de Sorbonne à un duc et pair de France, etc. C'était M. le duc de I.uynes.

Ce fut dans cette seconde lettre que ceux qui n'aimoieni pas M. Arnauld cherchèrent de quoi flétrir sa réputation. Ils en tilèrent deux propositions qu'ils présentèrent à la faculté de Ihéo-

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