‹ Lettres écrites à un provincial. Précédées de l'histoire des Lettres provinciales d'après l'édition de 1754 et d'observations littérairesChapitre 22 sur 109 · Var. Édil. de 1657 : ii alroa», I Meni I iitthfbl€i · texte numérisé non relu

Var. Édil. de 1657 : ii alroa», I Meni I iitthfbl€i

sies qui se puissent imaginer? Cependant elle est telle, qu'on n'y voit rien qui ne soit si clairement et si formellement exprimé dans les passages des Pères que M. Arnauld a rapportés en cet endroit, que je n'ai vu personne qui en pût comprendre la différence. On s'imaginoit néanmoins qu'il y en avoit beaucoup, puisque, les passages des Pères étant sans doute catholiques, il falloit que la proposition de M. Arnauld y fût extrêmement* contraire pour être hérétique.

C'éloit de la Sorbonne qu'on attendoit cet éclaircissement. Toute la chrétienté avoit les yeux ouverts poui voir dans la censure de ces docteurs ce point imperceptible au commun des hommes. Cependant M. Arnauld fait ses apologies, où il donne en plusieurs colonnes sa proposition, et les passages des Pères d'où il l'a prise, pour en faire paroître la conformité aux moins clairvoyants.

Il fait voir que saint Augustin dit, en un endroit qu'il cite : « Que Jésus-Christ nous montre un juste en la périt sonne de saint Pierre, qui nous instruit par sa chute « de fuir la présomption. » Il en rapporte un autre du même Père , qui dit : « Que Dieu , pour montrer que a sans la grâce on ne peut rien, a laissé saint Pierre « sans grâce. » Il en donne un autre de saint Chrysoblôme, qui dit : « Que la chute de saint Pierre n'arriva « pas pour avoir été froid envers Jésus-Christ, mais « parceque la grâce lui manquii; et qu'elle n'arriva « pas tant par sa négligence que par l'abandon de Dieu, « pour apprendre à toute l'Eglise que sans Dieu l'on « ne peut rien. » Ensuite de quoi il rapporte sapropo-

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