A FERRET
S’il est des côtés par lesquels riiomine se montre le plus stupide des animaux en même temps que le plus criiel, il en est d’autres par où l’on reconnaît le roi de la terre. La navigation est une grande chose, et la mécanique, la physique, la chimie ont .étendu leurs progrès et leurs conquêtes au delà de ce qu’il paraissait destiné et permis à l’homme d’atteindre. — Quand j’entends parler de quelque grande découverte dans ces sciences, je me demande parfois si le monde ne serait pas un grand problème, un immense rébus que Dieu aurait donné à l’homme à résoudre, à déchilfrer, à expliquer, et s’il n’est pas à craindre que,
du jour OÙ riiomnie aura deviné le mot. Dieu lui dira : C’est cela, — c’est fini; et le monde finira.
Mais quand j’ai roulé celte idée dans ma tête, il • m’en vient assez facilement une autre : c’est que les efforts de l’homme pour s’élever sans cesse, pour étendre ses conquêtes, sortir de sa sphère et devenir une sorte de demi-dieu, sont et seront sans cesse déjoués comme les efforts de Sysiphe, dont le rocher retombe sans cesse, comme l’entreprise des géants contre l’Olympe, comme la tour de Babel.
, En effet, pendant que l’intelligence de l’homme conquiert, de certains côtés, des domaines nouveaux, il est d’autres côtés par lesquels, loin de gagner, il semble, au contraire, singulièrement perdre. Si je voulais ici parler politique, je ne manquerais pas d’arguments irréfutables à l’appui de cette opinion ; mais je ne veux chercher de sujets de crainte que dans l’ordre physique. Voici que l’homme a asservi le feu et l’eau et la foudre, et que des sujets de la terreur de nos pères il a fait des esclaves obéissants ; il sait ce qui se passe dans la lune et dans les autres planètes, etc. — Mais on lit un jour dans les journaux : Maladie des pommes de terre, maladie des betteraves, maladie du blé, maladie du raisin, etc. En même temps que ces maladies, il se présente tant
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DF. MON JARDIN
de médecins que, les uns venant en aide aux autres, le cas pourrait devenir grave. Et alors à quoi serviraient à rhomme ses nouvelles conquêtes, si les pommes de terre, le blé et le raisin venaient h mourir?
O mon Dieu I s’écrieraient les hommes affamés, ' altérés et épouvantés, ayez pitié de nous; repreneznous nos sciences et nos savants, et rendez-nous vos anciens bienfaits; reprenez -nous l’astronomie, et rendez-nous le blé, dont le besoin, .surtout pour les Français, est poussé jusqu’au préjugé et à la superstition. — En effet, je suis sûr que, si le blé venait un jour à manquer en France, les Français, sans tenir compte des pommes de terre, des fruits et des légumes farineux, et de la viande, et quelle que fût l’abondance de ces aliments, se déclareraient en famine et mourraient de faim.
Reprenez-nous la vapeur, mon Dieu, et rendeznous les pommes de terre, ces excellents petits pains qui poussaient tout faits dans la terre.
Reprenez-nous nos grands hommes politiques, qui appellent l’art de conserver leurs places — sauvegarder la société, sauver la famille et la propriété, etc. ,
Pt rendez-nous le raisin qu’ils ont laissé mourir, le raisin dont le jus nous faisait parfois oublier et eux et leurs bienfaits.
•iiti LKTTHES ÉCRITES
Mais nous n’en sommes pas encore là, Dieu merci ; le blé, le raisin, la pomme de terre ne sont pas morts, — et j’ai quelque soupçon que certains docteurs ès fruits et ès légumes agissent à l’exemple d’un chirurgien dont je ne sais plus quel auteur a raconté l’histoire. Cefrater, reçu par l’Académie, n’avait pas tardé à remarquer que, si l’Académie donne les diplômes, elle ne fournit pas les malades. Après avoir cherché vainement toutes sortes de moyens de se mettre en évidence et de se former une clientèle, il s’était arrêté à celui-ci : son logis était le seul logis de médecin dans un quartier -assez désert; le soir, enveloppé d’un vaste manteau, il attendait le premier 'passant bien mis, lui donnait un coup de poignard, et s’enfuyait vite attendre qu’on le lui apportât. Sa porte à cet effet était ornée d’une lanterne sur laquelle on voyait briller en transparent son nom et sa profession.
Il y a quelques années déjà, dans un recueil qui s’appelait -/e.s Guêpes, j’ai dénoncé, après l’avoir pris en flagrant délit, un médecin de ce genre. Il avait anuoncé dans les journaux que la colère céleste venait de déchaîner un ennemi contre le cassis, — ribes nigrum; — suivait une description scientifique du redoutable animal etdes procédés pour lutter con-
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UE MON JARDIN
ire ses déprédations. Je constatai qu’il s’agissait d’une variété de puceron qui a de tout temps vécu sur le cassis, que l’on y trouve toujours, — qui a dû être créé le même jour que le cassis, — soit qu’il ait été fait pour le cassis ou que lecassis ait été fait pour lui.
Ce qui fut cause que notre homme ne put s’intituler, comme il en avait eu l’intention et l’espoir, — sauveur du cassis et vainqueur de ses ennemis.
Sérieusement j’ai déjà plusieurs fois parlé des maladies et des dégénérescences qui peuvent se remarquer dans certains végétaux. L’homme fait produire à tout ce qu’il a soumis à sa puissance an delà des desseins de la nature ; de plus, sa recherche incessante de nouvelles espèces, tout en lui faisant faire des découvertes et des conquêtes précieuses, doit de temps en temps produire également des espèces médiocres, mauvaises, maladives. Le bien-être suspect qui doit ressortir des théoriès politiques ne devrait pas l’emporter sur les intérêts réels et sérieux dans l’esprit de ceux qui gouvernent ou sont censés gouverner, et ne sont en réalité frappés que d’une idée, ' ne croient qu’à un devoir : conserver leurs places et empêcher d’autres de les prendre.
Si l’on était ministre de l’agriculture pour l’agriculture, par exemple, au lieu d’être ministre de l’a-
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griculture pour la révision de la Constitution ou pour l’abrogation de l’article 45, il est un projet que j’ai , déjà laissé entrevoir et que je proposerais sérieusement.
On a créé des haras dans les départements pour la propagation des belles races de chevaux, de bœufs, etc.; pourquoi ne créerait-on pas dans chaque chef-lieu d’arrondissement une sorte de haras de fruits et de légumes pour propager les bonnes et lés nouvelles espèces, et remplacer graduellement les espèces médiocres, mauvaises ou dégénérées qui occupent la plus grande partie des cultures? Nos marchés sont encombrés de mauvaises espèces de fruits et de légumes ; les semences sont achetées et vendues avec une parfaite incertitude.
On pourrait, dans ces cultures-modèles, donner à bas prix aux cultivateurs des greffes et des semences des meilleures espèces;' on pourrait faire des essais et des expériences que ne peut se permettre l’industrie privée ; en peu d’années toutes les bonnes espèces auraient remplacé les autres ; une nouveauté utile, expérimentée^ une découverte constatée, soit en fniits ou en légumes, soit en procédés de culture ou en engrais, par le moyen de ces jardins, serait propagée en quelques mois. On y donnerait des le-
*Ji!»
, çons pour la laille des arljres, la greffe, etc. ; ce serait une sorte d’école normale de jardinage, et le produit en greffe, en semences, en fruits, en légumes, ne tarderait pas à couvrir les frais de pareils établissements. Mais, je le répète, il faudrait, pour commencer il penser à cela, que la politique ne consistât pas à se battre sans cesse dans les coulisses à qui remplira les beaux rôles, les rôles à oripeaux, et qu’on commençât une pièce pour laquelle le pays paye depuis longtemps sa place.
Ces établissements horticoles, outre les avantages que j’ai énumérés et beaucoup d’autres encore, au- • raient celui de pouvoir correspondre avec un comité central au ministère de l’agriculture — nous suppo-
.sons un ministère de l’agriculture. Quand une maladie, une dégénérescence, se manifesterait dans une contrée, on saurait si elle a paru également dans les autres ; on pourrait demander pour les pays attaqués des semences saines à ceux qui auraient été préservés. Les observations simultanées dans des sols, des e.\positions, sous des températures différentes, amèneraient bien vite la découverte de la vérité. — Citons encore un des services que de pareils établissements auraient rendus depuis quelques années. Une des causes de la maladie des pommes de terre .est que.
LKTTRKS KCRITES
depuis vingt ans et plus, on multiplie les pommes de • ^ terre de bouture sans recourir au semis, si ce n\‘st pour chercher des espèces nouvelles. L’industrie privée n’ose pas semer des pommes de terre, parce ■* que la giaine ne produit la première année que de petits tubercules gros comme les billes qui servent de jouets aux enfants; lesiiuels, remis en terre, produiraient de vraies pommes de terre l’année suivante, mais feraient perdre une année. Les établissements dont je parle, en fournissant aux agriculteurs de ces petits tubercules d'un an , auraient probablement beaucoup contribué à résister à la maladie qui envahit ce légume précieux.
Les journaux, et lesjournaux spéciaux, ontannoncé au commencement de cette année avec emphase une nouvelle fraise, sous le nom de fraise Crémont. C’était la vraie, la seule fraise. Jusqu’ici on n’avait mangé que des espèces de rudiments informes de fraises.
La fraise était découverte. La fraise Crémont, grosse entre les grosses fraises, égale à la fraise Mammouth, à la fraise Goliath par ses dimensions, remontait comme la fraise des Alpes. Beaucoup de gens en ont acheté, et entre autres quelques jardiniers normands. Dieu sait avec quels soins fut cultivée cette merveille, quelles espérances on faisait reposer sur ses produits.
. de MON JÀllblN. roi
, *th bien! la Iraisc* Créiiiont n'a donné que des fruits de moyenne grosseur et n’a pas refleuri. Il serait bien temps que les journaux expliquassent clairement au public que leur quatrième page est un mur sur lequel ils pennettent d'afficher à quiconque leur paye' un prix convenu. Mais il faudrait aussi prémunir contre la r^c/ame et aussi contre le fait-Paris; car tout cela se vend, même dans des journaux qui ne dévieraient pas de leur ligne politique de la largeur d’un cheveu pour des millions.
Si on me demandait ce que m’ont fait les dahlias, je serais fort embarrassé de répondre. Cependant la vérité est que je ne les aime guère. Certes, aucune fleur n’a des couleurs plus riches et plus variées, et.... l’avouerai-je? j’ai fini par prendre cette année un parti violem : j’ai cessé de les admettre dans mon jardin.
D’abord mon jardin n’est pas grand; ensuite il est cultivé d'une façon particulière. La culture n’y est pas .tpparente; les gazons, émaillés de crocus et de violettes au printemps, de safrans et de colchiques a 1 automne, ont l’air de gazons sauvages et venus (l’eux-mêmes. Les magnolia y sont traités sans pins de façon que les ormes. Les ronces à fleurs doubles blanches et loses y croissent comme croi.ssent h-s
ronces sauvages dans les haies. Le muguet, les primevères, les cyclamens fleurissent sous les arbres sans demander aucun soin, si bien qu’on les oublie et qu’on les trouve chaque année. Eh bien! par la faute du jardin, ou par la faute des dahlias, les dahlias font un très-mauvais effet dans mon jardin. Ils ne veulent absolument pas avoir l’air d’avoir été jetés là par un oiseau ou par le vent. Tout en étalant leurs riches corolles, ils vous parlent du jardinier; ils montrent leurs tuteurs, ils laissent voir leurs liens, ils sont gourmés, empesés, haut cravatés ; enfin nous nous sommes brouillés, ils sont partis. Peut-être aussi y a-t-il une autre raison. Les primevères, les roses, le muguet, l’aubépine, la pervenche, la violette ont été mêlés à notre jeunesse et à nos premières sensations ; nous voyons chaque année refleurir avec eux toutes nos croyances, toutes nos illusions fanées; ils nous racontent les jours passés et les rêves finis. Le dahlia n’a rien à raconter aux gens de mon âge. J’ai quarante-deux ans, et il n’y avait pas de dahlia (juand j’étais enfant. Il n’y en avait pas dans le jardin où mon âme s’épanouissait au soleil, à la pensée, à l’amour.
Quoi qu’il eu soit, j’ai proscrit les dahlias, mais je les ai proscrits sans haine. Dans ce jardin tout
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Kt MON JAUltIN.
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peuplé ils étaient des mess'enrs, des étran -
gers, des intrus, pres(pic des indiscrets; ils nie gênaient, moi et mes souvenirs et mes rêveries. Mais je n’ai pas renoncé à les voir ([nekpielois. J’ai nn voisin qui en a une très-riche et très-belle collection, parfaitement soignée; outre que ce voisin est un homme de bon cœur et de bon accueil, j’aime aussi à aller visiter ses dahlias et leurs fleurs si splendidement écla tantes > Peut-être dans ma brouille avec les dahlias est-ce moi qui ai tort, peut-être est-ce an défaut de mou caractère qu’il faut attribuer notre rupture ; je ne le regrette pas, mais je ne conseille à personne de m’imiter.
Je vais, aux premières gelées, faire l’essai d'un procédé que j’ai déjà vu recommander par plusieurs jardiniers. On sait que les héliotropes passent difficilement l’hiver, même dans une orangerie; on sait aussi quel développement ils prennent livrés à la pleine terre; il s’agit de leur faire passer l'hiver dehors, et voici comment on doit s’y prendre :
Dès la première gelée, les branches de l’héliotrope deviennent noires; il faut alors les couper toutes au ras du sol, puis avec les débris de ces branches, du sable, des balles de blé, eU ., on forme au-dessus de la toiifi’e une butte un peu plus grosse ([u’une lau|>i-
m ■ LETTRES ÉCRITEjS nière, et qui doit écarter l’humidité du pied de l’héliotrope. Ce n’est qu’à moitié d’avril, c’est-à-dire Jorsqu’on n’a plus de gelées à craindre, qu’il faut détruire cette butte.
Un journal flamand vient de publier des Recettes curieuses pour teindre et parfumer les fleurs, et leur donner la couleur et l’odeur qu’elles n’ont pas naturellement. Il s’agit tout simplement de teindre les fleurs blanches en bleu, en noir ou eh vert, en mettant aux pieds des plantes une composition de vinaigre, de sel, de fumier de mouton, à laqindle on mêle une poudre faite de fleurs de bluets desséchées, de baies noires, ou du suc de rue.
Pour les odeurs, on fait tremper les semences dans (lu vinaigre, auquel on mêle ou de l’ambre, ou de l’essence de rose, ou du benjoin, selon l’odeur qu’on veut obtenir.
Comme beaucoup de journaux français ont reproduit la notice du journal flamand, et que la chose est dite avec un merveilleux aplomb, il n’est pas hors de propos d’avertir que c’est tout simplement une mystification semblable au moyen indiqué par madame de Genlis pour se procurer des roses vertes ou noires, en greffant des rosiers sur des houx et des cassis, ou pour se procurer des œillets bleus en plan-
tant la graine dans une racine de chicorée sauvage.
Il y a cependant une façon de changer on de modifier la couleur de certaines fleurs. — J’ai vu quelqu’un déjà employer ce moyen h l’égard des dahlias, et il réussissait complètement à tromper, émouvoir et ébahir pendant quelque temps les plus fermes amateurs de cette plante. — Promenez-vous dans un jardin en fumant un bon cigare; ne laissez pas tomber la cendre blanche qui conserve la forme du cigare; prenez le moment où il reste au bout du cigare deux ou trois centimètres de celte cendre; passez-la alors légèrementsur les pétales des dahlias; — les parties que vous aurez touchées changeront de couleur. — J’ai vu faire l’expérience sur deux fleurs seulement, sur un dahlia jaune et sur un rose. Les pointes des pétales du premier, touchées par la cendre du cigare, devinrent rouge-brique; les pointes du second devinrent vertes.
POST-SCRIPTUM
FLEnRS EH PLEIH AIR. >'
Rubus à fleure doubles blanches. Sansevièrc de Ciuinée. Scabiosa caucasica. Silene ornata. Stevia salicifolia. Rose d’Inde. Œillet d’Inde. Germandrée frutescente. Éphémère de Virginie. Tupa à feuilles de saule. Vemonia élevée. Violette des quatre .sjhsons. Violette de Parme. Westringia h 'feuilles de romarin. Immortelle annuelle. Xiphidium albidum. Yucca glaucescens. Zephyranthes candida. «Zinnia multidora. Zinnia elegans. Da titra. ..Magnolia à grandes fleurs. Lobélie cardinale. Ranève à feuilles de garance. Aster rose. Albuca blanc. Amaryllis belladone. Bottonie à feuilles de pastel. Brunaichia à
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vrilles. Bnigmannsia odorant. Aponogéton à double épi. Aconit h crochets. Aster de la Nouvelle-Angleterre. Astystasie de Coromandel. Allamande purgative. Aster horizontal. Bursaria épineux. Valériane rouge. Lobélie syphilitique. Liseron de Michaux. Giroflée des jardins. Cnpidone bleue. Céanothe d’Amérique. Lotier de Saint-Jacques. Centaurée odorante. Barbeau jeune. Onagre odorante. Amaryllis divariquée. Ephedra. Opuntia salnicana. Benanthera coccinea. Chirite de la Chine. Chironie à feuilles de lin. Clématite écailleuse (Volkameria coccinea). Safran officinal. Crotalaire en arbre. Eupatoire pourpre. Hémérocalle du Japon. Lierre grimpant. Héliotrope d’hiver. Hibiscus speciosus. Hmnéa élégant. Hortensia des jardins. Thlaspi vivace. Jasmin commun. Polygala à feuilles de buis. Phlox à feuilles réfléchies. Phlox (acurainata). Triloma pumila. Chrysanthème vivace. Chrysanthème des Indes. Cinéraire maritime. Cléome épineux. Cléome violet. Cosmos bipinné. Coton herbacé. Coton nankin. Cuphéa silénoïde. Cymbalaire. Dolique. Gentiane pneiimotfanthe. Géranium herbe -à- Robert. Lupin petitbleu. Lupin grand-bleu. Lupin rose. Lupin jaune odorant. Lupin à graine blanche. Lupin nain.
Lupin de Cruikshank; Oxybaphus visqueux. Persi-
Caire du Levant rouge. Persicaire blanche. Rhubarbe du Népaul. Scyphanthe élégant. Tagète. Tithonia à fleur de tagète. Matricaire mandiane. Matricaire double. Muflier pourpre velouté. Muflier blanc. Muflier bicolore. Muflier panaché. Asclépias de curaçao. Pâquerette petite. Poirée à carde rouge , du Brésil. Poirée à carde jaune. Brunelle à grandes fleurs. Binaire pourpre. Loasa orangé. Loasa d’Her* bert. Lopezia en couronne. Lophpspermum d’Anderson. Lophospermum grimpant. Ciphée h feuilles rudes. lochroine à fleurs tubulées. Lobélie à feuilles diverses. Tacsonie à feuilles soyeuses Anthadénie à port de sésame. Rhynchopera punctata. Cypella d’Herbert. Aster de Sikkim. Brodiæa californica. Scutellaire de Ventenat. Lycaste de Skinner. Dentelaire de lady Larpent.
FRUITS
Poire duchesse-d’Angoulême. Poire bon-chrétien d’hiver. Poire bellissime d’automne. Poire bergamote suisse. Poire bergamote d’automne. Poire
Loiiisp-bruiie. Poiiv Messire Joan. Poire Saint-Germain. Poire crassane. Poire monclie blanche. Poire doyenné. Poire beurré-Gaiiianmont. Poire Besi de Monligny. Poire Sylvange. Pèche grosse jaune. Pêche prêle. Pêche perséque. Pêclie royale. Pêche pavie de Pomjtone. l’rune de Saint -Martin. Prune de Sainte-Catherine. Prune de Monsieur hâtive. Pomme de châtaignier. Pomme de châtaignier commun.
Raisins muscats. Cerises de la Toussjiint. Cognassier.
LÉGUMES
Choux de Bruxelles. On a déjà sur couche des asperg('s, des choux-fleurs et de la laitue.
TRAVAUX
Plantation des jacinthes et des iris. Fin de la récolte des pommes à cidre. Rentrée des plantes exotiques. Buttage du céleri. On empaille les cardons. Plantation des fraisiers. On repique l’oignon blanc. Plantation des tulipes et renoncules. Rentrée des
|)élargones. On cueille les nèfles et on les inet sur la paille. Vers le 15, on rentre dans l’orangerie les orangers. On plante et bouture les œilletons d’auauas. Les fruits d’hiver doivent être cueillis par un temps sec. Ou plante dans les plates-bandes : œillet.sde-poëte, raufle-de-veau, scabieuse, campanule, valériane grecque. On remet en terre les plantes bulbeuses et à gi’iffes, telles que tulipes, jacinthes, anémones, renoncules. On bouture à l’ombre les genéviiers. Commencer à préparer le terrain pour planter un carré d’asi>erges. Donner un labour et laisser mûrir le sol jusqu’au printemps. Elanter les fraisiers. Sevrer les marcottes d’œillets. On relève les fuchsies. Mettre en place les boutures enracinées de chèvrefeuille. On empaille et on fait blanchir les chicorées. Dernier semis du cresson alénois.
On met en pot la giroflée grosse espèce, pour la rentrer pendant les gelées. On place derrière les orangers les plantes qui ])euveut se passer de lumière, comme les grenadiers et les lauriers-roses. On commence à replanter le colza. On fume et laboure les terres. Récolte des pommes de terre. Arrachage de la betterave. Récolte de tous les fruits et de toutes les graines. La vendange s’exécute dans la Normandie. Los pommes se ramassent. Semis d’épi-
202 LETTRES ÉCRITES DE MON JARDIN nards, cerfeuil, mâche, pour les avoir au printemps. Semer, sur ados bien exposés et sous cloche, les variétés de laitues que l’on destine pour la saison d’hiver. Semis en terrines des graines d’auricules. Beaucoup de personnes sèment le pied-d’alouette. On sème la julienne de Mahon. Semailles du froment. Semis des pois de senteur. Premier semis du pavot des jardins.
Les feuilles, tombent. Époque à laquelle les muscats atteignent le degré de perfection qui leur est nécessaire. Première gelée blanche. Pêche au hareng. Arrivée des merles et des grives, des pigeons ramiers et des bécasses.