Q \ sl jte : C'est aux Mmandorins des lieux à
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ÿ veiller ; ils useront avec prudence d’une équitable correction , pour les contenir ou les rappeler au devoir. Ce peuple grossier doit être arrêté par la crainte.
» Outre les six sous que l'officier leur donnera chaque jour pour les frais du voyage, à leur arrivée dans leur pays, ils recevront encore de la part de Votre Majesté une gratification d'argent , que le gouverneur de la ville tirera du trésor royal, et dans son temps on la lui passera en compte. Les grandes personnes auront une once d'argent , et les enfans demi - onte. L’officier député de la cour pour les accompagner , distribuera à chacun d'eux cet argent par lui-même , sans s’en fier à nul autre. Ft pour la suite, nous enjoignons au mandarin du lieu de s’appliquer à bien traiter son peuple , de sorte qu’étant retourné dans son pays, non-seulement il n’y souffre pas , mais qu'il ait aussi ce qui est nécessaire pour labourer et ensemencer les terres. Que si le mandarin du lieu est négligent et ne prend pas cette affaire à cœur , c’est aux mandarins supérieurs ou aux censeurs de l’Empire de l’accuser. Alors, outre qu'il sera cassé de sa charge, on examinera sa faute, et il sera puni sévèremeni.
» Mais après avoir renvoyé dans leur pays ceux qui avoient une demeure fixe , il en restera encore d’autres qui n’ont ni feu ni lieu , et qui ne savent où retourner. Que faire ? Nous en examinerons le nombre , on écrira leur nom , et nous prierons Votre Majesté de vouloir bien leur accorder la même gratlication qu’elle accorde à ceux que l’on conduit dans leur pays, c’est-à-dire, une once d'argent anx grandes personnes, et une demi-once aux enfans; après quoi il leur sera libre d’aller s'occuper aux travaux que Votre Majesté a ordonnés , ou de se faire manœuvres , porte-faix , etc. ou de s'appliquer à quelque petit commerce. On ne permettra point qu’ils soient oïsifs et qu'ils restent à charge au public, Or, afin
què ce du riz d'où il publics cessera mandar viendro tette au
demeure eux qui Pauvre s sera arrê Avec ce aux bien core dan chacun s gagner s:
étant dis ladies po long séjo » Pour donnés D:
les donne le change souffriron de leur de Six SOUS ; ; lesquelles de deniers Corter ; ce une bande distribuera Au retour la cour de minée et n
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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES. 553 ce peuple ne compte plus sur la distribution
u riz cuit, et pense réellement à s’en retourner
‘où il est venu , nous allons avertir par des écrits Publics, affichés aux carrefours , que tel Jour on ceësera d’en distribuer >, €t nous enverrons ordre aux mandarins des villes voisines d'arrêter tous ceux qui viendroient encore à Pekin dans l'espérance d’avoir telte aumône , et de les renvoyer chez eux.
” Le jour qu'on distribuera Ja gratification que
Votre 1 lajesté donne à ces emeure fixe, s'il s’en prés
Avec ces précautions tous les pauvres auront part aux bienfaits de Votre Majesté : ceux qui sont en-
core dans leur Pays n'auront pas envie de Je quitter; chacun s’adonnera au travail 1
#arde les six sous qui leur seront donnés par jour . ous faisons réflexion que si on nt, ces pauvres seront obli és de pour leur usage , et ils en Souffriront de la perte ; 1l now; naroît plus commode e leur donner chaque jour er deniers la valeur de SIX sOus ; Pour cet effet on louers des charrettes sur lesquelles seront transportés une de deniers. On nommera des sol
Ja val
ce peuple sortira d'ici, ils seront confiés À un des: gouverneurs , lequel en personne les conduira jusque sur les confins de.son district ; là il les remettra au gouverneur du district suivant , etc. Nous présentons avec respect ces règlemens à Votre Majesté , afin que , si elle les approuve, il soit procédé à l’exécution. » L'Empereur approuva, et tout fut exécuté sans le moindre trouble,
® L'année suivante , Sa Majesté a de plus. ordonné-
en faveur des pauvres qui se trouvent pendant l'hiver à Pekin, que tous les ans (lors même qu'il n’y a pas de disette ) on fasse cuire une certaine quantité de riz chaque jour en cinq endroits de la ville, pour être distribué par aumône ; et cette distribution journalière qui suffit pour nourrir plus de six mille personnes , se continue pendant environ six mois de l'année , savoir, depuis le r.er de la 10.° lune, jusqu'au 20.e de la 3. lune de l’année suivante : c’est à peu près comme si l’on disoit en Europe, depuis le 1.€* de novembre jusqu’au 20 d'avril.
INSTRUCTION de l'Empereur , donnée à l’occasion du caractère chinois qui signifie bonheur.
L'Empereur voulant honorer un mandarin considérable de Fong-tien-fou , ville du premier ordre, et capitale de la province de Leao-tong , écrivit de sà propre main, au commencement de l’année , le caractère Fo, qui signifie bonheur ; et le lui envoya. ( C’est une distinction dans une famille ; on respecte, on conserve avec soin ce présent impérial , et on le place ordinairement dans la salle extérieure où se reçoivent les visites ). Le mandarin remercia l'Em-pereur, et dans son remerciment il se servit de cette expression : J'étois un homme né pour passer ma sie dans le malheur; mais Votre Majesté vient de me rendre heureux.
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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES. 555 Voici ce que l'Empereur lui répondit :
« Le bonheur à toujours été attaché à la Pratique de la vertu. Tous les hommes sont nés pour être creux ; et il n'est personne, quel qu'il soit , qui puisse dire avec vérité qu'il est né pour être mwalheureux, Parmi ceux qui possèdent de grandes richesses , Où qui sont éler {+ aux Premiers honneurs , il s’en trouve qui sont malheureux ; et parmi ceux qui vivent ou dans le mépris ou dans la Pauvreté, n’en voit-on Pas aussi, et même beaucoup , Qui sont heureux ? Un grand nombre de sens se plaignent d’être malheureux ; mais leur plus grand malheur est de ne pas examiner la source de ce prétendu mülheur. Car se régler sur les honneurs et sur les richesses , sur le mépris et sur Ja Pauvreté ponr discerner, pour déterminer le bonheur ou le malheur, c'est ignorer en quoi consiste le bonheur véritable. Si l’homme veut être heureux, son bonheur dépend de lui-même > Il est entre ses mains. Il ne dépend point de l'Empereur, Par quel endroit l'Empereur Pourroit-ii rendre un homme heureux ? C’est en pratiquant le bien que l’homme fait son propre bonheur; c'en est ]h l'unique origine, Ainsi » lorsqu'à la cour où hors de la Cour, j'envoie aux principaux Officiers le caractère qui signifie bonheur, mon intention est qu'à la vue É ce caractère vous rentriez dans vousmêmes, que vous vous acquittiez de votre devoir, que vous pensiez qu'il y a un vrai bonheur, et que VOUS travailliez par une sage conduite À vous
Curer, Que si vous avez cru que je homme heureux,
le propusse rendre nn c’est une erreur, »
Nouveau règlement sur l'examen
J'ai marqué dans une antre lettre que de trois en rois ans se fait par tout l'Empire l'examen des mandarins qui Souvernent le peuple (1). On exn
| ST! 25.1 7) L'examen général Cu en cinq ans,
des Mandarins,
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des officiers de guerre se fait. de
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