ALT ANT
frise
Î ++ - . Lu 4? frites RER un tableau du Sauveur et un de la très- Sainte Vierge, une horloge ,' une montre
oo mo
= ts
xvj PRÉFACE:
| À avec sonnerie , etc. Ce Prince. lui permit de M k |] s'établir à Pekin, et. d’éntrer: quatre fois qu WE l’année avec ses compagnons dans un des en L enclos du palais, où il n’y a-queiles:officiers x | de l'Empereur qui aient le! droit d’entrer. : : dir | Ce que le père Ricci avoit prévu, | arriva. fire | }l n'avoit recueilli de vingt ans de travaux dar | et dé patience que des persécutions ‘cruelles, gile il ES ou des, applaudissemens stériles ; ; mais la loi chr | à de Dieu et ses ministres n'eurent pas été ren l'E plutôt connus à la cour ; l'Empereur 1 ne les la ] : | eut pas plutôt regardés favorablement, c’est- Æ leu | à-dire, la grâce" divine n'eut pas plutôt levé res: || les obsçacles de crainte et de mauvaise honte 4 ct] 11 qui em échoient les ‘Chinois, À Umides et en- { Mis Î core pl us orgueilleux , de suivre ‘une ‘loi ! app étrangère, , que ceux des He qui ‘cher- 4 cn!
choïent sincèrement Ja véri Ë |
braësèrènt dès! qu is da ‘conpurent. La Le ralité des femmes êt ‘la° peur de manquer | de vostérité,
ce qui E asse à Ta ‘Chine pour ui un “grand r Ru heur, en retint 1e plus rand nombre; mais Ja ke vainquil en: er ; même des plus considérables | par * leur naissance et par leurs emplois , ces ‘impérieuses cupidités ; i et eur exemple fut tellement suivi, que les
Missionnaires
rmit dé re : fois un des ffciers rer.
arriva.
ER À ravaux uelles, s la loi as été ne les LOT 14 Fe > C EStx + é ot levé honte SIiSEDEE et en- EC 18 ne ‘loi
‘cher-
r OCtEr Tr sèrènt
té des
} see térité,
mal
; mais 1e des et par dités ; que les naires
PRÉFACE. xvij Missionnaires ne pouvoient y suffire, quoi-
qu'on en eût envoyé beaucoup de nouveaux et déjà formés et pleins de zèle.
Le père Ricci et ses compagnons étendirent leurs soins au-delà de la Capitale ; ils firent des excursions dans les campagnes, dans les provinces ; ils annoncèrent l'évangile ; ils firent goûter et suivre la doctrine chrétienne. Les nouveaux Chrétiens devinrent de nouveaux apôtres. Leur changement, la pureté de leurs mœurs » leur modestie, leur douceur, leur patience , leur désintéressement, leur charité, persuadèrent autant
et peut-être plus que les prédications des
Missionnaires , que la religion qu’ils avoient apportée d'Europe , étoit la seule qu'on dût embrasser et pratiquer.
Quels sont les préceptes de la philosophie qui produisent ces révolutions dans les idées, dans les sentimens, dans les actions ? On cherche un code de morale qui rende les hommes meilleurs , l'évangile nous le présente : on le rejette ; il nous vient de Dieu : et ce nest plus que par des hommes trom- PEUrS ou trompés, ce n’est plus que par des
aveugles, que dans ce siècle de lumières, on Tome XIF., b
xvij PRÉFACE.
veut être conduit ét écl airé ! Nolumus hunc regnare super nos. (Ta 19, 14.)
Il s’éleva de tous côtés des églises nom- Dbreuses et florissantes , et la longue et constante persévérance du premier ouvrier évangélique de la Chine , fut enfin récompensée par le succès le plus touchant, le plus désirable. Les établissemens formés à Nankin “ét à Nanchan s’accrurent, se fortifièrent ; Dieu y étoit servi, aimé , ét les néophytes y donnoient l'exemple des plus sublimes vertus, ét rétraçoient la vie et le courage des premiers siècles du christianisme.
Les Missionnaires, par égard pour les usages et les mœurs de cet Empire, ne purent parvenir à faire connoître la religion aux femmes chinoises qu’avec beaucoup de précautions. Les premières qu'ils convertiyent, servirent de catéchistes pour endoctriner les autres, ét ils respectèrent tant qu'ils purent, cètte séparation des deux ‘sexes qu'ils trouvèrent établie.
Ceux qui ont fait des crimes aux Jésuites, même de leurs vertus, les ont accusés d’avoir affecté sur ce point 1%: wudeur Injurieuse
s hunc
s noint consr évanpensée lus dé- Nankin ièrent ; phytes 1blimes
age des
our les re, ne religion oup de nvertiendocnt tant s deux
suites, j d’avoir urieuse
PRÉFACE. xix
aux sacremens, en omettant plusieurs de leurs saintes cérémonies , sous prétexte qu'elles ne sont pas absolument nécessaires au salut; mais outre qu'ils n’en ont usé ainsi qu'avec la permission du Saint Siége, qu'ils ont toujours eu soin de consulter dès les Commencemens dans toutes les circonstances douteuses et embarrassantes , je laisse aux personnes équitables à juger qui a eu Je plus de raison, ou des Jésuites d'avoir ménagé, en des choses qui ne sont pas essentielles, ja foiblesse d’un peuple ombrageux et d’une délicatesse outrée sur les bivséances qui regardent le sexe, ou de ceux qui les ont blâmés d’un ménagement qui paroissoit nécessaire à l'établissement de la foi dans un des plus grands royaumes du monde. Si l’on apprit en Europe les progrès de la religion à la Chine avec une sorte de jalousie contre ceux dont il avoit plu à la Providence de se servir, ils trouvèrent aussi dans cet Empire même bien des croix et des contradictions. Quelques infidéles entétés de leurs erreuTs, craignirent l’espèce de solitude où ils alloient être réduits par l'établissement de notre sainte religion. Ils ne négligèrent donc rien pour la combattre » et employèrent b
xx PRÉFACE.
contre Ricci et ses compagnons tous les moyens que purent leur suggérer la haine et la fureur. Ils ne servirent qu’à animer leur zèle, et à soutenir leur espérance. Le bien se faisoit, les tempêtes se calmoient, et l’évangile s’étendoit de plus en plus; mais on ne sauroit dépeindre ce qu'il en coûta de travaux au chef de cette sainte entreprise.
Tout rouloit sur lui; il falloit veiller sur toutes les Eglises, former des novices capables de perpétuer ce qu'on ne faisoit que de commencer, catéchiser, prêcher, confesser, visiter les malaérs, continuer à cultiver les sciences, donner des leçons de mathématiques et de géographie, répondre aux doutes, aux objections que lui envoyoient les lettrés de toutes les parties de la Chine, cultiver, ménager la protection des grands , fournir à la subsistance des Missionnaires et des pauvres, être tout à tous, et s’oublier sans cesse soi-même pour ne s'occuper que de Dieu et de son œuvre : telle étoit la charge du père Ricci; il la remplit toujours avec exactitude, et comme nous l’avons déjà observé, 1l trouva le temps encore de composer en chinois d'excellens ouvrages sur la morale et sur la religion. Celui que nous donnons au public
15 les ine et r leur > bien it, et mais ta de prise.
er sur capaque de esser, er les smati- Dutes , ettrés tiver, rnir à s paucesse ieu et 1 père itude, rouva hinois sur la
public
PRÉFACE. Xx)
dans ce recueil, a été traduit par le père Jacques, missionnaire, mort à Pekin il ya plusieurs années. Il est regardé dans la Chine même comme un modèle pour la netteté et l'élégance du style, et le succès qu'il a eu prouve que ce peuple est capable de suivre les raisonnemens les plus subtils et les plus déliés. C’est une réfutation des erreurs principales qui règnent dans cet Empire, et une espèce de préparation à l’évangile. L'auteur y établit solidement l'existence de Dieu , l'immortalité de l’âme, la liberté de l’homme, et en détruisant tous les systèmes absurdes de la gentilité et de l’irréligion , il prépare Les esprits à la connoissance d’un Dieu, créateur et libérateur. T'ant de travaux épuisèrent le père Ricci : il y succomba malgré la force de son tempérament, et mourut après quelques jours de maladie, employés à s’y pré.
parer, à l’âge de cinquante-sept ans, et non de plus de quatre-vingts, comme nous l’avions
dit par erreur dans la préface du neuvième
volume de ce recueil.
IL sembloit, et il y a tout lieu de présumer que Dieu l’avoit choisi dans sa miséricorde pour l'entreprise si difficile de porter à la Chine la lumière de l’évangile.
men Me
Qhi À d'A ET A | |
— - Je ep
xxij PRÉFACE.
Le zèle, dit le père d'Orléans, le zèle
courageux , infatigable , maïs sage, patient, circonspect, lent pour être plus efficace, et timide pour oser davantage, devoit être le caractère de celui que Dieu avoit destiné pour être l’apôtre d’une nation délicate, soupçonneuse et naturellement ennemie de tout ce qui ne naît pas dans son pays. Il falloit ce cœur vraiment magnanime pour recommencer tant de fois un ouvrage si souvent ruiné , et savoir s1 bien profiter des moindres ressources. Îl falloit ce génie supérieur, ce rare et profond savoir, pour se rendre respectable à des gens accoutumés à ne respecter qu'eux, et pour enseigner une loi nouvelle à ceux qui n'avoient pas cru jusque-là que personne pût leur rien apprendre ; mais 1l falloit aussi une humilité et une modestie pareille à la sienne , pour adoucir a ce peuple superbe le joug de cette supériorité d'esprit, auquel on ne se soumet volontiers que quand on le reçoit sans s'en apercevoir. Îl falloit enfin une aussi grande vertu et une aussi continuelle union avec Dieu que celle de l'homme apostolique, pour se rendre supportable à soi-même par l'onction de l'esprit intérieur, les travaux d’une
vie
qu qu
e zèle tient , ce, et itre le épour Ipçonout ce loit ce "ECOMouvent indres ur, ce re res- 1e resne loi ru juspprenet une doucir supéet vo- 1s s'en erande n avec , pour : l'oncd'une
PRÉFACE. xxiij
vie aussi pénible, aussi pleine de dangers, que l’étoit celle qu'il avoit menée depuis qu'il étoit à la Chine, où l'on peut dire que le plus long martyre lui auroit épargné bien des souffrances.
En laissant son corps à la Chine, le père Ricci y a laissé son esprit que cette nouvelle chrétienté conserve encore chèrement: esprit de ferveur pour les fidèles, esprit de vrai zèle pour les missionnaires. C'est par cette ferveur constante que la foi de ceux-là a si souvent triomphé des persécutions et des persécuteurs qui l'ont de temps en temps attaquée avec une violence capable d'ébranler les esprits les plus fermes; c’est par ce zèle sage et discret que ceux-ci ont avancé l'œuvre
de Dieu.
Nous espérons que ce Maître si grand, si bon, la soutiendra cette œuvre si sainte, et qu'il ne laissera pas manquer ce vaste royaume de Missionnaires plus vertueux, plus éclairés, et surtout moins enviés que les successeurs et confrères du père Ricci.
\ous pouvons le dire à présent sans qu'on nous soupçonne d’aucun intérêt, d'aucun