‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres (1665-1689) (volume 2)Chapitre 172 sur 317 · CHÉE · texte numérisé non relu

CHÉE

Encor dans son beau Lit couchée , S'y porte à ravir, Dieu-merci,

'loEt son aimable Infante aussi, Prés de qui, par un heur extrême.

Iris, ou bien la Vertu même, Occupe un Poste glorieux.

Dont je suis tout-à-fait joyeux ,

n5Car, sans pousser ici pour Elle Trop loin les marques de mon zèle, Elle mérite, en vérité.

Une illustre Prospérité.

Le jour des Roys, nôtre Grand Sire, ' 20 Qu'on craint, qu'on aime & qu'on

[admire , Traita les Beautez de la Cour , A son Versaille, vrai Séjour Des Ris , des Amours & des Grâces.

On y veid aux premières Places , •25 Ainsi que de raison. Monsieur Et le digne Objet de son Cœur.

Dont l'on me void le grand Nom mettre A chaque mienne Epître en Mètre.

Je ne décris point ce Banquet, '30 Car, avecque tout mon Caquet , Je ne vous tracerois qu'une Ombre Du bel Ordre & merveilleux nombre De frians Mets qu'on y servit.

Mais , vous disant ce que j'ay dit :

^35 Que c'estoit nôtre Auguste Sire Qui traitoit, N'est-ce pas tout dire?

Les deux Altesses du Haut-Rang, Purs Rejettons du Royal Sang, Ou les deux Altesses Royales ,

'40 L'une envers l'autre si loyales, Ayans été cinq jours Ici , Pour faire la figue au Souci En ce Temps de Réjouissances , De Balets, de Momons, de Dances,

'43 Ont , avec les Ris & les Jeux ,

Masqué, je pense, un soir ou deux, Etans bourgeoisement vêtues , Afin d'être mieux inconnues. j

Les Seigneurs qui les escortoyent'

150 Sous divers Habits se cachoyent ,

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