Du 3. Avril 1667 (Robinet
Sont d'OFFEMONT & la RÉYNIE ,
Chacun pourvu d'un beau Génie , Et , le premier, tres-digne Fils 220 De ce bon Serviteur des Lys , Du grand d'AuBRAV, duquel , sans
[doute , Suivant louablement la Route , Il va remplir, dans son Employ, Les Vœux & du Peuple & du Roy.
223 Je ne sçai ce que l'on me conte De Gens d'une Chambre de Compte Qui , pour la Séance ou le Pas , Sont devenus Gens à Combas , Non pas à Combas de l'Epée ,
230 Qui chez eux n'est guère occupée , Mais d'Armes qui ne percent point.
Quoi donc , seroit-ce à coups de
[Poing ?
Seroient-ils Héros de la sorte ?
A qui le sçait je m'en rapporte
233 Et , sans m'éclaircir sur cela ,
Je veux laisser ces Messieurs là.
Les Gardes , tant François que Fort braves & lestes Milices, [Suisses, Les Gardes du Corps , tous Gens
[preux
240 Et des beaux Explois amoureux , Les Grands & Petits Mousquetaires, De Mars aussi dignes Confrères , Gens-d' Armes & Chevaux-Legers , Plus friands des nobles Dangers
245 Que Chats de Fromage & d'An -
[douille , N'aguére , dans la Plaine d'OuiLLE , Furent , de peur de l'oublier.
Recorder encor leur Métier, Ayans, pour leurs Témoins fidelles,
250 Je ne sçai combien de nos Belles , Avecque les deux Majestez Et mêmement , à leurs costez , Ce Couple d'Altesses Royales Qui nule part n'ont leurs égales.
Madame , je parle de Vous Et de vôtre charmant Epous , Et , comme par vous-même , ô brillante Héroïne , Je commance mers Vers , par vous je les termine.
La Veille du Jour des Rameaux , Je tiray de mon Chef ces petits Vermisseaux.