‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres (1665-1689) (volume 2)Chapitre 272 sur 317 · Du 8. Octobre 1667 (Robinet · texte numérisé non relu

Du 8. Octobre 1667 (Robinet

Sur ladite Flamande Terre , 195 Ils sont bornez par la Saison

Où chacun garde le Tison ,

Et , dans trés-peu de jours, nos

[Troupes ,

Vont tailler & manger leurs Soupes

En de fort bons Quartiers d'Hyver, zooJusques au temps du nouveau Vert,

Où naissent les Lys & les Roses ;

Ainsi donc, parlons d'autres choses.

Le Sarmathe , ou le Polonois , A toujours le Mal Tartarois ,

205 Car enfin ces maudits Barbares , Que l'on appelle les Tartares , Par leur Sultan-Galba conduits , Se sont dans l'Ukraine introduits , Au nombre de cinquante mille,

210 Et , d'une façon incivile , S'y sont emparez de Czérin , Pour entamer ce grand Terrain Dont ils vont faire leur Conqueste , Si bien-tôt on ne les arreste.

2 1 3 On dit que l'Orgueilleux Croissant Va moins croissant que décroissant En son beau Siège de Candie , Et , quoi qu'à la Porte on en die , C'est un Point presques asseuré

220 Qu'il ne sera point arboré Dans cette Métropolitaine, De qui la Garnison Chrétienne , Malgré les efforts sans Vertu Du Grand Vizir , cogne-Fétu ,

223 Tous ses Dehors encor conserve :

Dieu toujours ainsi les préserve !

L'Espagnol , aimans les Débas , S'amuse à disputer le Pas , Dans Rome, au sage DucdeCHAUNE; 230 Mais il lui fait voir son Bec-jaune Et le convainc avec éclat Que c'est à nôtre Potentat, Si puissant & si magnanime , A jouer par-tout à la Prime.

î35 Passons , ma petite Clion , Du costé du Septentrion Et discourons un peu de Londre ,

[Le

marquis

d'Astorga]

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