Du 8. Octobre 1667 (Robinet
Sur ladite Flamande Terre , 195 Ils sont bornez par la Saison
Où chacun garde le Tison ,
Et , dans trés-peu de jours, nos
[Troupes ,
Vont tailler & manger leurs Soupes
En de fort bons Quartiers d'Hyver, zooJusques au temps du nouveau Vert,
Où naissent les Lys & les Roses ;
Ainsi donc, parlons d'autres choses.
Le Sarmathe , ou le Polonois , A toujours le Mal Tartarois ,
205 Car enfin ces maudits Barbares , Que l'on appelle les Tartares , Par leur Sultan-Galba conduits , Se sont dans l'Ukraine introduits , Au nombre de cinquante mille,
210 Et , d'une façon incivile , S'y sont emparez de Czérin , Pour entamer ce grand Terrain Dont ils vont faire leur Conqueste , Si bien-tôt on ne les arreste.
2 1 3 On dit que l'Orgueilleux Croissant Va moins croissant que décroissant En son beau Siège de Candie , Et , quoi qu'à la Porte on en die , C'est un Point presques asseuré
220 Qu'il ne sera point arboré Dans cette Métropolitaine, De qui la Garnison Chrétienne , Malgré les efforts sans Vertu Du Grand Vizir , cogne-Fétu ,
223 Tous ses Dehors encor conserve :
Dieu toujours ainsi les préserve !
L'Espagnol , aimans les Débas , S'amuse à disputer le Pas , Dans Rome, au sage DucdeCHAUNE; 230 Mais il lui fait voir son Bec-jaune Et le convainc avec éclat Que c'est à nôtre Potentat, Si puissant & si magnanime , A jouer par-tout à la Prime.
î35 Passons , ma petite Clion , Du costé du Septentrion Et discourons un peu de Londre ,
[Le
marquis
d'Astorga]