‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689 (volume 3)Chapitre 203 sur 257 · Du 3. Juillet 1667 (Robinet · texte numérisé non relu

Du 3. Juillet 1667 (Robinet

a*5 Et des Souhais que ce beau Sire , Etendant toujours son Empire , Nous donnât de semblables Feux Souvent les Sujets glorieux.

Je ne sçai si l'on goguenarde ,

«9° Mais l'on dit partout qu'OuDENARDE A donné ses Clefs , pour le vrai , Et que Ton tient aussi Courtray.

Toujours sçai-je bien la nouvelle Que Messieurs les Gens de Nivelle

295 Vinrent, sur la Marche du Roy, L'asseurer de leur ferme Fov, Comme pareillement ceux a Athe, A qui Dieu sauve Foye & Rate, Car ces chers & nouveaux Amis

300 Ont à sa Majesté promis,

frayant même écrit sur un Livre, De fournir, pour un sol la livre , Des Miches de Munition Du plus excellent Bled, dit-on ,

305 Et blanches comme de la neige.

Après cela que vous-dirai-je , Et que me direz- vous aussi ? ' Rien , si ce n'est que jusqu'ici On n'a jamais, dans nôtre Barque,

310 Pû voir un semblable Monarque.

Le deuxième Juillet ceci fut fait par moy, Sans cesser d'admirer l'Astre d'un si grand Roy.

A Paris, Char F. Muguet, rut de la Harpe, aux trois Rois,

(Biblioth. nat, Le2, 22. Réf. — Biblioth. Maurine, 296. A3.)

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LETTRE EN VERS A MADAME

[ Par Chailis ROBINET.]

Du 10. Juillet 1667.

Clion , r'asseurez-vous & dissipez vos craintes : Les Dieux pour son Altesse ont exaucé nos Vœux , Et les Amours , les Ris , les Grâces & les Jeux En un Chant d'Alaigresse ont converti leurs Plaintes.

Ces Maux & ces Douleurs qui faisoyent nôtre peur.

Cette Fièvre & cette Langueur , Ont aussi-tôt quité qu'insulté la Princesse , Et ce Recueil charmant de Sagesse & d'Appas ,

Qui dans ta Gloire s'intéresse Et t par tant de bonté , de ta Rime fait cas ,

Attend le Tribut ordinaire

De nôtre Tâche Hebdomadaire.

On s'équivoqua, pour le vray, Parlant, l'autre jour, de Courtray ; -

15 Mais cette erreur-là fut semée Sur ce que la Royale Armée Avoit fait semblant , en effet , D'aller là , planter le Piquet Et puis, par une contre-marche,

20 Devers Douay repris sa marche.

Douay donc conut, en ce jour, Qu'il devoit dancer à son tour Et, par un charmant Privilège , Avant Courtray soufrir le Siège.

25 Or ce fut l'autre Vendredy Qu'au matin, ou l'aprés-midy, Des François il eut cette Aubade Ou, ne m'importe, Sérénade.

Louis, qu'on peut nommer le Grand,

3° Voulut voir faire encor le Camp ; Et, selon son belliqueux stile, Faire aussi le tour de la Ville ' A la distance du Mousquet :

Vous voyez par là s'il nsquet.

35 En suite, ce Dieu de la France Monta dessus une Eminence Pour observer les Ennemis , Lesquels, en tête s'etans mis

De se défendre avec furie ,

40 Firent, par leur Cavalerie , Une Irruption dessus nous , Toute pleine d'ardant courrous.

. Les François , civils à merveille, D'une alaigresse nompareille ,

45 Allèrent vite au devant d'eux , Et , d'un air des plus belliqueux , De part & d'autre, la Bourée Se dança , c'est chose asseurée.

Les Nôtres , à se batre ardans,

5° Pour lors à la Grape mordans D'avoir rencontré des semblables, Vouloyent (& ce ne sont point Fables) Accompagner jusque chez-eux Des Ennemis si valûreux ;

55 Mais le Monarque , comme sage , Reconessant que leur courage Alloit à lors un peu trop loin ,

, De le modérer prit le soin Et les fit, malgré leur Amorce ,

&> Retourner dans le Camp par force.

Ah ! que , depuis qu'ils sont aux

[mains,

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