Du 4. Octobre i665 (Robinet
*• L*illustte Comte de Bëthcne , m De verra nulement commune *■ El qui faJsoît figure en Cour,
Est mort tout de même â son tour.
Chaque Jour ainsi fait maint autre,
El nous aurons chacun le nôtre.
Il) Mais changeons un peu de sujet ;
La Parque est un trop laid Objet.
Avant cette triste nouvelle .
Qui met force Gens en cervelle ,
De ViLLEBS-CoTTHETs, Samcdy, ijo Toute la Codr après Midy
Rc\'int au Gîte en cette Ville
Où Louts a son Domicile ,
Aussi beau qu'un Roy doîl l'avoir.
A son retour, je voulus voir I ]j Ladite Cour , si triomphante .
Si charmante & si piafante ,
Et ■ pour dire la Vérité .
Je crus être au Louvre enchanté.
Le Roy. dessous sa riche Veste . ■4oAvec ses Plumes & le reste .
Lantjant de doux & fiers regards .
Scmbloit un Pacifique Mars ;
La Reyke . en charmes si féconde
Qu'elle est la Reyne sans seconde .
145 En Capeline & Juste-au-Corps ,
Blueitant de brillans Trésors ,
Parcssoit lors , en conscience .
La Revue de Cvpre & de France ;
MoKsiEtJR , sans nule fiction .
ijoEust éfacé d'ENUiuioN
Tout ce que lui donne la Fable
Pour le rendre à Diane aimable ;
Madame, le suivant de prés ,
Avec un million d'Anrais .
;^ Passoii , tant elle étoit pompeuse ,
Pour cette Divine Chasseuse ,
Comme une Troupe de Beautez 2^ Qui paressoyent à ses costez , m» De même en Capeline & Vestes .
■M Passoicnt pour les Nymphes célestes j Qui l'accompagnent dans les Bois ,
Mettant le Gibier aux Abbois.
H. Mademoiselle en ma mémoire " Me parÊt encore la Victoire , ■• Ou Bellonne, en ses grands Appas , ^ Son port noble & son grave pas,
D'Armagnac la belle Comtesse .
Qui joignoit cette grande Altesse .
"I Accompagnant leurs Majestez .
fcÂuut à mes yeui enchantes
Mlittme-
Commc une illustre Championne ,
De la Victoire ou de Bellonne.
Dix ou douze autres beaux Objets.
Dont bjen des Cœurs sont les Sujets, 17; Estans venus à la Nuit brune .
Je ne pus avoir la Fortune
De lorgner leurs rares Appas ,
Mais je ne vous mentiray pas
Quand je diray que ces Mignonnes , iBoQue ces délectables Personnes,
Sembloyent sous leurs jolis Atours
Des Grâces , des Ris , des Amours.
On m'a dit qu'en une Chartreuse,
Dans les Bois , saintement affreuse .
iSs Les Belles par dévotion
(Vous le croirez sans caution)
Allèrent en Pèlerinage .
Non sfns faire remu-ménage
Dans les Cellules des Chartreux .
19a Qui craignoyent . tant ils sont peu- Que ces dévotes Héroïnes [Veux,
Emportassent leurs Disciplines
Par un transport de Reté ;
Mais c'est la pure vérité 19; Qu'elles laissèrent à ces Pères
Les Disciphnes & les Haircs ,
Et que leur aspect mémement
Les fit dénicher promptement.
Mais . pour achever ce Chapitre
100 El pour dépêcher nostre Epistrc .
Parlons de i'In-promftu folet Alias du joh Balet Qu'on fit Si dançale Jour même .
Par une diligence extrême .
105 Qui montre qu'un simple Fiat Suffit à nostre Potentat, Comme aux Dieux dont îl est I'Image, Plus digne d'encens & d'hommage.
D'AnjaU . Marquis fort martial ,
110 Pourvu du Régiment Royal .
Et qui 1res joliment s'escrime De la Plume pour faire Rime .
Par l'ordre du Roy fit les Vers , Un autre composa les Airs , ''"4,
1,5 El ce Balet eut neuf Entrées . PraawMfbf Qui de tous furent admirées.
D'autant plus qu'en ce pressant Cas Tous les Danceurs firent leurs pas.
C'estoyent Nymphes . Bergers. Ber-