‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 187 sur 317 · Du ao. Décembre i66S (Mayolas · texte numérisé non relu

Du ao. Décembre i66S (Mayolas

cngne son afliction ; *I(wles Pvens avec elle rent cette perte cruelle.

EMvteBim » depuis quelque jour,

icureucement de retour

I Cité dite Insprukale

ins ta Yûit Capitale ,

: à l^enne , où les Alemans

y/ont faire leurs complimans.

ifin nous wjons les Rébelles , s tant d'actions cruelles , Niméo^ tous à la fois ir Monarque Polonois ; e la guerre est terminée leureuze Paix est signée.

iMiBSKT , pour (quelque-temps int dans sa Maizon des champs on mois ou pour trois semaines, int les nouvelles certaines , mis , selon les vœux siens , i ses honneurs & dans ses biens.

lUt le monde bit des empiètes , imparfoites ou complètes , lis qu'on parle des rabais K>uventefois se sont bits es diférentes espèces , grossçs que petites pièces.

^y»-<i'or, qui valent sept francs, ireillement les Lys blancs ront plus de cours ny de mize , M dequoy je vous avize , » Crèzus & gros Mylors , aites amas de trèzors , es serrant dans vos cassètes ans vos caves plus secrètes , ez moizir vos JLouis-d*or iizieurs écus blancs encor.

ez vos bources avec joye terrez cette M onoye , ïur d'y perdre quelc^ues sous , vous pouriez devenu* fous ; ndez-tes dans les Familles marier de pauvres Filles , -êtez-en à vos amis our déte en prizon sont mis.

moy, qui chéris la dépanse lime guère la finance , eant honnêtement mon bien , y que je n'y perdra]^ rien , ;i j y pers quelque pistole ,

Dès^-prèzent je m'en console , 195 Et vous jure qu'en pareil cas Ma Muze ne s'en pendra pas.

Cette impertinente Graveuze ,

Sote brodeuze & dzeleuze ,

Qui prend les jeunes & les vieux , 200 Dont le seul Nom est odieux ;

Cette meurtrière <7uelle ,

Qui rend fort laide la plus belle

Et laisse de chaque côté

Des marques de sa cruauté , 205 Qui cauze de rudes allarmes

En fidzant mourir mille charmes

Et fait dèzerter la maizon

Où vole son mortel poizon ;

Enfin la petite Vérole , 210 Sœur germaine de la Roujole ,

A ravy, le douze du mois ,

L'illustre & brave Duc de Foa

Et fait mourir ce Personnage

Dans la belle fleur de son fige.

215 II sufizoit que sans pitié

La Mort eut ravy sa Moitié ;

Elle devoit encor atendre

De le joindre à sa noble cendre ,

Et , quand elle auroit atendu , 220 L'un ny l'autre n'ût rien perdu.

Le Roy , chérissant son mérite ,

Consola par une vizite ,

Sans uzer d'un trop long délay,

La Marquize de Sénecey, 225 Et la Reine , avèque sa Suite ,

Que l'on sçait n'être pas petite ,

Alla voir, parmy les regrets ,

Sa Mère , Comtesse de Fleix.

Toute nôtre Cour le regréte , 230 Et sa douleur n'est point muète ,

Voyant finir son cours fatal

Par l'aigreur de ce petit mal.

PamcESSE, Dieu vous en prézerve, Et le Ciel cent ans vous conserve 235 Pour la gloire & pour le bon-heur. De la France & de vôtre Autheur.

Ecarr le dix-neuf de Décembre , Auprès d'un bon peu , dans ma cham-

[bre.

apostile.

. L'Aimable & Belle Auréua , de u Troupe MO En qui grand esprit il y a , ^ ,ÏÏ5S!^'

213 Et fit. ^ 2J7 DB est supplée.

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