Du 31. Février 1666 (Mayolas
avoir mérité la gloire e gravée en nôtre Histoire.
idy • nôtre Grand Souverain , t l^urty de Saint-Germain I Corn- élit domicilie , dans nôtre superbe Ville , rté , suivy • secondé aillant Prince de Condé , ne d'ANGunm ,trés-brave Prince, laint Gouverneur de Province , i nombre de Courtizans.
ir le gain des riches Marchans, 0T fit un tour à la Foire , son plaizir & pour leur gloire ; ite , u reprit son chemin , 07 fentray chez Franozin.
meur de Marionnettes I Machines si parfaites , Figures pareillemant , ne fut rien de si charmant , m n'a point vu de merveilles 'rance à celles-là pareilles, wéasente justement ut-A-Bdt naïvement amours la trame fidèle ipiter & de Sémele u Marais les Comédiens , ; cm aime les entretiens , une alégresse extrême lit voir à nôtre Roy même.
orze Décorations , ue les proportions leame justesse galante •
Sa Troupe vous les reprézante.
235 Parmv ce divers omemant Du Teatre divertissant , Balets , Farces & Comédies Sont aussi vus & bien ouïes »
Suivis d'un concert des plus fins
240 Que forment pluzieurs Clavessins, Dessus & Basses de Viole , Plus touchans q^ue n'est la parole.
Parmy les plaizirs que voila On entend , outre tout cela ,
245 Une agréable Synfonie, Moitié de France & d'Italie , Et luv seul, en Homme-d'honneur, Jure être l'unique Joueur De cette métode nouvelle ,
250 Sans oublier Polichinelle , Ainsi que Dame Antonia , Et Francisquine ; tant-y-a Que toutes trois , jpar leur adresse • Font toujours quelque gentillesse.
255 Vous pourez voir ce que je dy , A deux heures après midy , Tandis qu'il est dans le Royaume » nie des Logé dans un grand jeu de Paume , <^^ Ou bien , si vous le voulez tous , , i>r^. '
«1 1 la Foire
260 U se transportera chez vous.
Princessb qu'on prize et qu'on
[aime , C*est ma Lettre quarante-unième.
J'âT FArr JUSTEUBNT CE QU'lL FAUT
Le vingt du mois le plus courtaut.
240 forme.
, Cke^ C. Chitumlt, Imp. à Lib. , Aux Armes du Roy, nu de la HnchetU, Avec Prmligt
(Biblioth. de rArtenal, B. L. 1 1800. — Biblioth. de M. le baron James de Rothachild. — Ce dernier eiemplaire porte la date du 34 février 1666 et les adresses suivantes : A Paris , Cke:( C. Chenaalt , Imp, & Ub., Aux Armes du Rty, rue de la Huchette , Avec Privilège de Sa M, Et à Lyon, Che^ Charles Maihevet , March. Libraire, me Mercière, à S. Thoatas d'Août».)
LETTRE EN VERS A MADAME
[Par Charles ROBINET.]
Du 21. Février 1666.
A la Teste de cette Epître , Muse, il faut que je vous chapitre , Et souffi*ez-le patiamment , Puis que c'est assez justement.
5 Quoi ? pour ce qu'il vous est facile D'écrire en vôtre petit stile Trois cents vers en un demi-Jour Sur la Guerre , la Paix , l'Amour Et sur diverse autre matière
10 Propre à Missive Gazetiére , Différer paresseusement Jusques à l'extrême Moment Que vous ne pouvez plus remettre A travailler à vôtre Lettre !
15 Ah ! cultivez mieux vos Appas, Muzette , & ne vous trompez pas, Car vous ne sçauriez trop oien faire Pour avoir la gloire de plaire ; Encore ne plairez-vous point
ao (Et croyez-moy dessus ce point) A toutes sortes de Cervelles.
Las I quelles choses sont si belles , Soyent de la Nature ou de l'Art , Où , si ce n'est par grand hazard ,
35 Le docte ou l'ignorant Critique Ne trouve à redire et ne pique î Tel , pour témoigner de l'Esprit , • Gratis scindigue un bel Ecrit Et , par une fausse finesse ,
30 Montre plus de délicatesse
Que , sans aucun doute, il n'en a.
Mais , laissant ces Délicats-là , Ces Censeurs à tort & sans cause , Clion , Ici je vous propose ,
35 Pour contenter dans vos Ecrits Les légitimes beaux Esprits Et sur tout sa Royale Altesse, Qui se conqêt en politesse, De n'attendre pas que le Temps
^o Vienne par ses derniers instans
Vous forcer à la fin d'écrire »
Car, dans le Feu qui vous in Quoi que tout vous paresse ai Ah 1 sçachez qu'il est mal-aisé 45 Lors qu'à la naste l'on travaill De faire jamais rien qui vaille Mais c'est trop vous catecbiseï Commençons de nouvelliser.
Je dois dans ma première S
50 Discourir de la Catastrophe , Ou de la fin du grand Convo De la Reynb MéRE du Rot A Saint Denys , son dernier ( Sus donc , acquitons-nous-ea
55 Pour Pompe ou funeste Appi Qui même attristoit le Solttl, Une haute Tenture sombre , Propre au Silence &propre à IX Faisoit de l'Eglise un Manoir
60 Mélancolique autant que ixm Le Velous & les Armoiries.
Qu'enrichissoyent les Broderi Formo^enttroisRangs de tous Et les mnombrables Clartés
65 Y brilloyent comme des Et<nl Brillent dans les nocturnes T Sur le Grand Autel mille ftm Sortoyent d'un Parement poo Semé de Pierres précieuses ,
70 Plus que des Astres radieuses Le Lit de Parade & d'Honne Etoit dans le milieu du Chœi Plus éclatant que n'est la Sph Qui du Jour contient la Lum
75 Dessus le Ciel de Velous noir Avec plaisir on pouvoit voir Une Pyramide enfiâmée , De mille & mille feux formée Et qui sembloit , pour dire mi