Do 3. Juin 1666 (Subught
De vous voir oommander à ces nouveaux armez Et de Tordre qui part dé)a de vostre teste Pour les fiûre marcher au combat qui s'apreste. KomsiURCK mesme , à qui vostre jeu plaist
Parce qu'il est vaillant et brave
Tout grand Politique qu'il est , N'oserait soustenir que le Fils de Gostavs, Enobr ou'il ait oiise aâs ft qu'il cbarme le Non.
Ait jamais rien fiût d aussi fort.
On dit que œ Rojr de Sviom
A déjà d(e telles vertus Que la pluqpart des siens, que k àfoirt possède » Pensent déjà le voir sur un tas de vaincus. Sur la foy de sa race en Grands Guerriers féconde.
Ut predisettt à ses emplois
L'entière conqueste du Monde .
Qu'il doit mettre un jour sous ses Lob.
Maisp pour vookir que cet Onde Ne soit pas demeâtf par voa Eqdns fiunenx »
Il fiuit qu'ils aoie&t du ranff de 'ceux
§iû tiennent que sans un Miracle usieurs Moiûles sont sous ks Gieux.
Il est vray que ce Prince a l'ame fiere & bdk , Qu'il chent fortement les Armes comme vous.
Qu'il ayme les soldats sur tous ,
Et je vont donne pour Nouvelle
Que , oMume Ton voulut qu'il fit
Dernièrement quelque exercice
Autre que celuy de Milice ,
Plein de oolere il r^çondit
Qu'avec des Lettres inutiles On apprenoit fort mal l'art de prendre les Villes.
Jeudy pessé dans CRAimLLT , Le Fils (Tun Hbros acoomply ( Monsieur le Duc) regala quelques Dames Qui sont de tres-illufstres Femmes.
La Feste dura plus d'un jour Avec une magnificence Digne d'un Prince issu du Sang de France , Et digne encor de ce charmant séjour.
Tous les plaisirs que la Campagne Adjouste aiux Palais enchantez Qu'un luxe Royal accompagne Y furent nlainement goustez , Le plaisir de la Peache à la Ligne , à k Nasse , Fut suivy d'une grande Chasse.
On avoir fût des Echakuts , Dressez raisonnablement hauts ,
41-42 Â Ce jeunt Roy dt b Soéoi A , dit-on , de telles feitut.
5>5^^ Q|ii crayeflt «M Plusiears Moadct
MMe
.127. — Du 3. Juin 1666 (Subligny). gSo
Où les arbres estoient & touCEus & sans nombre Pour mettre ces Soleils à l'ombre ; On avoit fiût d'autres apprests , Planté des pieux, tendu les rets, Et mis un tel ordre au speaade Que chacun pût voir sans obstacle.
La Chasse estoit pour le Sauver : .
On en vit bien-tost le plus fier.
Hors des taillis se fiûsant voye Et hérissant toute sa soye , Paroistre devant les Veneurs.
Ce fust lors que le Duc , suivy de vingt Sbionburs , Donnant le signal de ïa Chasse , On les courut , mais de si bonne grâce Que c'est hazard si quelques coeurs Ne furent pas aussi le butin des Chasseurs. Chacun d'eux , l'épée haute & nue , De cris divers perçoit la nue , Et ce bruit de confuses vois , Multiplié par l'Echo dans le bois , Les Cors , les chiens , les cris des Dames , Le plaisir, le trouble , la peur, Portoient une plaisante horreur Et dans les airs & dans les âmes , Et , soudain que les Cavaliers Haussoient le fer contre les bestes , Les yeux d'un doux Objet , s'en faisant des conquestes , Marquoient l'endroit du coup & frapoient les premiers. Une chose , à mon gré , m'v parut assez bonne : Un des Sangliers blessez alla droit expirer Au pié de l'Ëchafaut & prés d'une personne Qui se leva pour l'admirer ; Je pense qu'on devine presàue Que c'est la Comtbsse de Fiesqub.
Ouy , c'est elle. Tant qu'il vescut , Qu il se deffendit , qu il courut , Il n'avoit pas la hure belle , Mais , dés que l'Epieu l'eut mis bas : € Helas , qu'il est jolt I » dit-elle. Elle luy trouva mille apas. Quelques Chasseurs le remarquèrent , Mais foiblement s'en estonnérent :
Elle n'a que des amidez D'une cruauté sans seconde , Et ne se divertit au Monde Que de ce qui meurt à ses piez.
Enfin , Mon beau Prince , tous eurent En ces lieux de dififiérens cous ; Les uns sur le champ les receurent
toufiiui. — 86 yf pour les Sanglieri. » t plus fiers. — 89 ^ leur soje. — 91 ^ uelques Sbiomiurs.
rquoient le coup eux mesme.
117^ Un coup d'Epieu reut-il mit bss , 1 26- 1 3 2 ^ Pour finir cecy , tous eurent
Chscun de dilTerens oous.
Les uns sur le cfasnp reœurcnt