‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 295 sur 317 · Do 3. Juin 1666 (Subught · texte numérisé non relu

Do 3. Juin 1666 (Subught

De vous voir oommander à ces nouveaux armez Et de Tordre qui part dé)a de vostre teste Pour les fiûre marcher au combat qui s'apreste. KomsiURCK mesme , à qui vostre jeu plaist

Parce qu'il est vaillant et brave

Tout grand Politique qu'il est , N'oserait soustenir que le Fils de Gostavs, Enobr ou'il ait oiise aâs ft qu'il cbarme le Non.

Ait jamais rien fiût d aussi fort.

On dit que œ Rojr de Sviom

A déjà d(e telles vertus Que la pluqpart des siens, que k àfoirt possède » Pensent déjà le voir sur un tas de vaincus. Sur la foy de sa race en Grands Guerriers féconde.

Ut predisettt à ses emplois

L'entière conqueste du Monde .

Qu'il doit mettre un jour sous ses Lob.

Maisp pour vookir que cet Onde Ne soit pas demeâtf par voa Eqdns fiunenx »

Il fiuit qu'ils aoie&t du ranff de 'ceux

§iû tiennent que sans un Miracle usieurs Moiûles sont sous ks Gieux.

Il est vray que ce Prince a l'ame fiere & bdk , Qu'il chent fortement les Armes comme vous.

Qu'il ayme les soldats sur tous ,

Et je vont donne pour Nouvelle

Que , oMume Ton voulut qu'il fit

Dernièrement quelque exercice

Autre que celuy de Milice ,

Plein de oolere il r^çondit

Qu'avec des Lettres inutiles On apprenoit fort mal l'art de prendre les Villes.

Jeudy pessé dans CRAimLLT , Le Fils (Tun Hbros acoomply ( Monsieur le Duc) regala quelques Dames Qui sont de tres-illufstres Femmes.

La Feste dura plus d'un jour Avec une magnificence Digne d'un Prince issu du Sang de France , Et digne encor de ce charmant séjour.

Tous les plaisirs que la Campagne Adjouste aiux Palais enchantez Qu'un luxe Royal accompagne Y furent nlainement goustez , Le plaisir de la Peache à la Ligne , à k Nasse , Fut suivy d'une grande Chasse.

On avoir fût des Echakuts , Dressez raisonnablement hauts ,

41-42 Â Ce jeunt Roy dt b Soéoi A , dit-on , de telles feitut.

5>5^^ Q|ii crayeflt «M Plusiears Moadct

MMe

.127. — Du 3. Juin 1666 (Subligny). gSo

Où les arbres estoient & touCEus & sans nombre Pour mettre ces Soleils à l'ombre ; On avoit fiût d'autres apprests , Planté des pieux, tendu les rets, Et mis un tel ordre au speaade Que chacun pût voir sans obstacle.

La Chasse estoit pour le Sauver : .

On en vit bien-tost le plus fier.

Hors des taillis se fiûsant voye Et hérissant toute sa soye , Paroistre devant les Veneurs.

Ce fust lors que le Duc , suivy de vingt Sbionburs , Donnant le signal de ïa Chasse , On les courut , mais de si bonne grâce Que c'est hazard si quelques coeurs Ne furent pas aussi le butin des Chasseurs. Chacun d'eux , l'épée haute & nue , De cris divers perçoit la nue , Et ce bruit de confuses vois , Multiplié par l'Echo dans le bois , Les Cors , les chiens , les cris des Dames , Le plaisir, le trouble , la peur, Portoient une plaisante horreur Et dans les airs & dans les âmes , Et , soudain que les Cavaliers Haussoient le fer contre les bestes , Les yeux d'un doux Objet , s'en faisant des conquestes , Marquoient l'endroit du coup & frapoient les premiers. Une chose , à mon gré , m'v parut assez bonne : Un des Sangliers blessez alla droit expirer Au pié de l'Ëchafaut & prés d'une personne Qui se leva pour l'admirer ; Je pense qu'on devine presàue Que c'est la Comtbsse de Fiesqub.

Ouy , c'est elle. Tant qu'il vescut , Qu il se deffendit , qu il courut , Il n'avoit pas la hure belle , Mais , dés que l'Epieu l'eut mis bas : € Helas , qu'il est jolt I » dit-elle. Elle luy trouva mille apas. Quelques Chasseurs le remarquèrent , Mais foiblement s'en estonnérent :

Elle n'a que des amidez D'une cruauté sans seconde , Et ne se divertit au Monde Que de ce qui meurt à ses piez.

Enfin , Mon beau Prince , tous eurent En ces lieux de dififiérens cous ; Les uns sur le champ les receurent

toufiiui. — 86 yf pour les Sanglieri. » t plus fiers. — 89 ^ leur soje. — 91 ^ uelques Sbiomiurs.

rquoient le coup eux mesme.

117^ Un coup d'Epieu reut-il mit bss , 1 26- 1 3 2 ^ Pour finir cecy , tous eurent

Chscun de dilTerens oous.

Les uns sur le cfasnp reœurcnt

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