XIX
A Femey, i 3 juin 1676.
Vous pardonnez sans doute, Monsieur, à ma languissante vieillesse si je remplis si rarementle devoir que mon cœur me dicte envers vous. Vous savez avec quelle satisfaction je recevrai tout ce qui viendra de votre part. Vous m'enverrez sans doute l'ouvrage que vous me faites espérer2 par quelqu'un de vos compatriotes qui fait le voyage de Genève. Je vous avoue cependant que je suis surpris que les Anglais y viennent encore, après l'insolence qu'on y a eue de défendre l'impression de la traduction française de l'excellent livre que vous aviez daigné faire en faveur de cette petite république3.