MURAT AU MARÉCHAL BERTHIER
16 septembre 1809.
A monsieur le prince de Neiifchâlel.
Mon Cousin, le sieur Grandfils, lieutenant au 102'"""' régiment de ligne, m'a demandé plusieurs fois de passer à mon service. C'est un militaire auquel j'ai toujours porté de l'intérêt et que je verrais avec plaisir parmi mes troupes. Je vous serai donc très obligé d'en faire la demande à l'Empereur, et d'en obtenir l'autorisation dont cet officier a besoin pour prendre du service dans mes Etats.
.irchivfs du prince Murât. R. XIV, p. 388.
ROVAUMK DE X'APLES. — 1809 15
16 septembre 1800.
Au ministre de la Guerre.
Monsieur le ministre, je suis décidé à compléter ma gendarmerie, en autorisant le général qui commande cette arme à prendre pour cet effet, dans la gendarmerie auxiliaire et les armigeri, tous les hommes propres cà ce service, et comme ce moyen est encore insuffisant,]'autorise les différents chefs de légions à désigner un certain nombre de jeunes gens dans les Légions provinciales, réunissant les qualités requises et étant fils de propriétaires. De cette manière, la gendarmerie royale sera bientôt portée au complet. Ordonnez, en conséquence, au général Gentil, de vous présenter un travail indiquant l'effectif actuel de la gendarmerie, le nombre d'hommes présumé qu'il espère tirer de la gendarmerie auxiliaire et des armigeri ■et celui des Légions provinciales, par province; vous me ferez alors un rapport sur les moyens qui vous paraîtront les plus propres pour arriver au but que je me propose d'atteindre.
Mon intention est aussi d'adopter généralement toutes les lois de France sur la gendarmerie impériale et de lui accorder ici les îiicmes droits et prérogatives; préparez aussi un travail à cet égard.
Aff. Étr. Xaples, 134, n» 5, et Archives du prince Mdral. K. XVI, p. 173.
4505. — MLR.^T AU GEX'ERAL LACROIX
Kaples, le 16 septembre 1809.
Au chef lie J'ctat-majov gi-néral.
Monsieur le chef de l'état-major général, l'ordonnateur m'a rendu compte que par une disposition particulière M. le général Partouneaux avait autorisé une double ration de vin. Comme personne, dans l'armée, n'a ce droit, vous lui ferez connaître que j'improuve cette détermination et que cette dépense ne sera point payée par mon Trésor. Une fois pour toutes, je le prie de se rappeler que je commande l'armée et qu'il doit soumettre à mon approbation toutes les mesures administratives qu'il serait dans le cas de prendre, avant qu'elles soient mises à exécution. J'ai de la peine
à concevoir comment un général de division peut se permettre de semblables oublis à quelques milles du quartier-général. Sur ce, je prie Dieu
Guerre et Archives du prince Murât. R. \IV , p. 388,
4506. — ML HAT A XAPOLEOX
Xaples, 16 septembre J809.
SiRK,
Je reçois le décret impérial de Votre Majesté du 17 août qui prescrit qu'aucun individu qui ne serait point citoyen français, quel que soit son grade, ne pourra avoir un commandement dans vos troupes, qui doivent être absolument commandées par des ofGciers brevetés par Votre Majesté. Sire, il m'est impossible de le faire exécuter dans mon Royaume, jusqu'à ce que Votre Majesté ait eu la bonté de m'envoyer cinq ou six généraux de plus ; car ayant toutes mes troupes hors du lloyaume, et étant forcé d'avoir des troupes françaises dans toutes les provinces pour y favoriser la levée de la conscription, la rentrée des contributions et les défendre contre les brigands, il est impossible, dis-je, que les détachements français, commandés quelquefois par des lieutenants ou capitaines, ne soient pas aux ordres de mes commandants de provinces, puisque je n'ai en tout qu'un général de division français et quatre généraux de brigade, dont un chef d'état-major. L'un des trois autres commande Gaeta, les deux autres sont employés dans la division du général Partouneaux. La division des Calabres est commandée par le général Cavaignac, le seul en état de commander dans ces provinces. Je n'ai pu lui donner aucun général de brigade français; heureusement qu'il se trouve dans l'esprit de votre décret, puisqu'il est général français et qu'il n'a que des colonels français sous ses ordres, mais je serais fort embarrassé pour les autres provinces, si Votre Majesté exigeait à la lettre l'exécution de son décret. Je vous prie. Sire, d'avoir la bouté de me faire connaître si Elle persiste à vouloir la stricte exécution de son décret; dans ce cas, je serais dans l'obligatioir-de lui avouer qu'il en résulterait pour la tranquillité de mon Royaume les plus graves inconvénients.
Je suis
Guerre et .ircliives du prince Murât. R. \XX, p. 263.
ROYAUME DE MAPLES. — 1809 17
4507. — ÎIILRAT A NAPOLÉON
Naples, 16 septembre 1809.
Sire,
Je m'empresse d'adresser à Votre Majesté un rapport de mon ministre des Finances; son objet m'a paru si important que je n'ai pas hésité une minute à le porter à votre connaissance, en vous dépêchant un de mes aides-de-camp; irrévocablement résolu pir système comme par devoir de ne faire dans mon Royaume aucun acte de gouvernement qui ne soit absolument conforme aux vues politiques, aux ordres et aux désirs de Votre Majesté. Trois bâtiments américains se trouvant déjà sous le séquestre dans le port et seize de la même nation étant annoncés, Votre Majesté sentira sans peine toute mon impatience à recevoir une décision quelconque de Votre Majesté.
Sire, le commerce de mon Royaume est absolument nul ; les greniers, magasins et dépôts sont encombrés de nos denrées, les terres restent incultes, la récolte même ne se fait pas entièrement, et les contributions par conséquent ne se perçoivent pas, en un mot, je suis dans un embarras qui ne se conçoit pas ; je ne sais plus comment payer les troupes et faire marcher le gouvernement.
Oserais-je prier Votre Majesté de me faire connaître si je puis permettre l'exportation des huiles aux neutres pour pays amis ou en paix avec Votre Majesté, les bâtiments devraient venir les prendre sur leur lest; avec cette précaution, aucune marchandise étrangère ne serait introduite en fraude dans mon Royaume et je recevrais assez de numéraire pour faire marcher tous les services.
Je prie Votre Majesté de m'excuser si je lui fais parvenir directement ce rapport, mais j'ai dû craindre le retard de la décision de V. M. par l'absence de votre ministre des Affaires étrangères.
Je suis
.'Irrhives nationales, AF'v ITU» (173), et .archives du prince Murât. R. XXX, p. 265.
4508. — MURAT A \APOLEO.\
Naples, le 16 seplembre 1809.
Sire, Je m'empresse d'adresser à Votre Majesté le dernier rapport que
18 JOACHIM MlIKAT
je viens de recevoir de la Sicile. Votre Majesté verra qu'il n'y a plus d'expédition à craindre et que toutes celles qui étaient en mer sont rentrées; les mesures que j'ai prises contre le brijjandafje obtiennent de tous côtés les plus grands résultats et la tranquillité se consolide de plus en j)lus. Le 2'"' bataillon de La Tour-d'Auvergne couchera ce soir à Scssaet continuera sa route sans s'arrêter sur Bologne; le 4'"*^ bataillon du 101'"' a dû quitter Home depuis quelques jours pour se rendre h la même destination, et le 3"" traverse en ce moment-ci les Abruzzes.
Sire, je viens d'arrêter la formation de deux nouveaux régiments d'infanterie; l'un d'eux a déj<à reçu 300 conscrits et il en recevra 600 dans la semaine, c'est-à-dlie que je puis avancer qu'à la fin d'octobre ces deux régiments auront un disponible de 2 000 hommes chacun; mon 3'"% organisé depuis quatre mois, en a 2300, malgré les circonstances critiques oîi le Royaume s'est trouvé depuis cette époque. L'espèce d'hommes dans le Royaume est superbe et j'ose avancer à Votre Majesté qu'ils sont braves. Je pousse le plus vigoureusement possible le complètement de ma gendarmerie. Les écoles d'artillerie et du génie, les collèges royaux de la marine et de la terre font l'objet constant de ma sollicitude; enfin j'emploie tous les moyens qui sont en mon pouvoir pour me mettre toujours plus en état de seconder les projets de Votre Majesté et mettre ce Royaume le plus possible en harmonie avec l'Empire français. Je serai bien heureux si Votre Majesté daigne approuver mes efforts et ma conduite.
Je suis
Guerre.
4509. — MIHAÏ A SALIGI':TI
1" septembre 1809.
Au minis/re de la Police.
Monsieur le ministre, le colonel Bellelli me rend compte que tous les brigands du Cilento sont arrêtés, et que cinq cents d'entr'eux sont propres au service militaire. Je viens d'ordonner au ministre de la Guerre de les faire arriver à \aples sous bonne et sûre escorte; je statuerai alors sur leur sort. Dans tous les cas, ils seront incorporés dans les régiments qui sont hors du Royaume. Prescrivez de votre côté toutes les mesures que vous jugerez nécessaires pour que tous ces individus parviennent sûrement àXaples et ne puissent pas
HOYAIMK DK XAPI.MS. — 1809 19
s'évader. Je désire aussi que vous mettiez à la disposition du ministre de la Guerre ceux des prisonniers de \aplcs qui sont destinés pour le service militaire.
.Archives du prince Murât. R. \VI, p. l"ô.
4510. — AIURAT A DAURE
n «eplembre 1800.
Au niinùtre de la Guerre.
Monsieur le ministre, les télégraphes ont signalé la corvette à lancre à Procida; j'avais cependant Cxé sa croisière à la hauteur d'Ischia et de Capri; faites exécuter cet ordre. J'ai lieu d'être étonné que la corvette n'ait point visité et arrêté les deux bâtiments américains qui sont entrés dernièrement dans le golfe de \aples. Pourquoi la frégate n'est-elle pas rentrée à Xaples pour compléter son armement? Pourquoi ne travaille-t-on plus à l'arsenal? Pourquoi la voiture pour les canonnières n'est-elle pas livrée? Pourquoi entin n'a-t-ou pas repris la construction de la frégate et du vaisseau? J'ai cependant destiné dix mille ducats à cet objet pour le mois d'août.
.■\rf. Élr. Xaples, 134. n» 6, et .Anliives <\u prince Murât. K. XVI, p. 175.
«11. — Ml RAT A DAURE
Xaples, 1" septembre 1809.
Au m lui sire de la Guerre.
Monsieur le ministre, le colonel de la légion provinciale de Salerne vient de me rendre compte que tous les brigands du Cilento sont arrêtés et que je puis en former un bataillon de cinq cents hommes, si je veux. Ce n'est pas là mon intention, mais bien de les incorporer dans les régiments qui se trouvent hors du Royaume; en conséquence, j'ordonne que ces cinq cents individus soient transférés à Xaples, sous bonne et sûre escorte. Lorsqu'ils seront arrivés à Xaples, jeu ferai passer une revue et je vous ferai connaître définitivement leur destination ; donnez en conséquence les ordres et les instructions nécessaires au colonel Bellelli; il devra vous faire con-
naître le jour de leur arrivée à \aples; il pourra leur annoncer qu'ils sont tous destinés au service militaire et qu'il ne leur sera point infligé de punition pour les délits antérieurs.
J'ordonne au ministre de la Police générale de mettre à votre disposition ceux des détenus qui ont été jugés propres au service militaire. Ils seront transférés des |)risons dans le fort de l'Œuf où ils seront habillés pour le compte du 2" régiment d'infanterie légère dans lequel vous les incorporerez. Donnez des ordres en conséquence au colonel de ce corps. Je désire qu'ils soient habillés le plus promptement possible, pour être ensuite dirigés aux bataillons de guerre qui sont à Rome. Ces hommes devront être habillés et prêts à marcher avant quinze jours.
P.-S. — Le budget du mois d'octobre devra être établi sur le pied d'une indemnité de vingt centimes, en remplacement des vivres de campagne.
.'Iff. Kfr. Napics, 134, n°", et Archives du prince Mnrat. K. .XVI, p. 1"74.
4512. — .MUR.AT A SALIGETI
\aples, 17 septembre 1809.
Au ministre de la Police.
Monsieur le ministre, monsieur l'intendant des Théâtres m'ayant assuré qu'il n'y avait rien d'inconvenant dans la petite pièce de circonstance, intitulée ^ h Caporal Schlag ■■ , je désire qu'il ne soit plus porté obstacle à ce qu'elle soit jouée au Théâtre-Français. Donnez des ordres en conséquence.
Archives du prince ilurat. R. \VI, p. 1"6.
4513. — MUa.^T A ^Î.^POLEOX
\apleg, le 1" septembre 1809.
SlRE,
Votre Majesté verra par les rapports ci-joints comme les Anglais sont fidèles dans leurs relations sur les affaires dEspagne, que la Cour de Sicile renonce pour le moment à toute espèce d'expédition et que le brigandage dans mon Royaume touche à sa fin. J'ai la sa-
tisfaction d'ajouter que l'esprit public continue à être on ne peut pas meilleur et que j'espère avoir G 000 hommes de plus sous les armes à la fin d'octobre. Sire, je suis véritablement heureux de voir que mes sujets rivalisent avec vos peuples de l'Empire français d'amour et de dévouement. Oui, Votre Majesté doit compter sur les Napolitains comme sur vos sujets les plus fidèles. Je suis
Guerre.
4514. — AIUR.AT A CLARKE
18 septembre 1809.
A monsieur le comte d'Hunehourg.
Monsieur le comte, le sieur Menessier, lieutenant au 22'""' régiment d'infanterie, demande à passer dans ma garde. Cet officier a servi avec distinction dans mon Hoyaume; il a même été blessé en montant à l'assaut de la brèche d'Amantea. Je verrai avec plaisir que vous demandiez à l'Empereur l'autorisation dont il a lîesoin pour qu'il puisse passer à mon service.
Archives du prince Murât. R. XIV, p. 389.
20 septembre 1809.
A monsieur h comte Miollis.
Monsieur le général, M. Jaubert, désirant retourner dans sa patrie, demande ma recommandation auprès de vous. L'attachement qu'il a toujours témoigné aux Français me fera voir avec plaisir tout ce que vous ferez pour lui.
Archiveg du prince Murât. R. XIV, p. 38:1.
4516. — MURAT A DUGHÂTEL
tiO septembre 1800.
A monsieur Duchàlel, ilircclcur (jénénil de l'Enregistrement en France. Monsieur le conseiller d'Etat, j'ai été sensible à l'attention que
22 JOACHIAI M LU AT
vous avez eue de me faire connaître que, sur votre présentation, l'Empereur avait nommé M. Calmon, l'un des inspecteurs-jjénéraux de l'Enrej^istrement et des Domaines. Je sais l'intérêt particulier que vous avez toujours témoijjné à M. Calmon d'après celui que je lui porte; il vient d'en recevoir une preuve éclatante, et quelqu'effort qu'il ait fait pour s'en rendre digne, je ne me dissimule pas tout ce qu'il vous doit, dans cette circonstance'.
Recevez en mes remerciements et comptez toujours sur tous mes sentiments.
Archites du prince Murât. K. \1V, p. .'580.
4517. — MLR.AT A NAPOLEOX
Naples, le 20 septembre 1809.
SlRK,
J'ai déjà eu l'honneur de prier Votre Majesté de me faire connaître si je pouvais donner une terre et un titre au ministre de la Police, le S' Saliceti; n'ayant reçu aucune réponse, et ce ministre m'ayant rapporté que Votre Majesté avait paru étonnée de ce qu'on n'avait rien fait pour lui, et lui avait dit « Votre Hoi vous récompensera », je suis prêt, Sire, à lui donner une terre qu'il pourrait demander à ériger en majorât, mais je ne saurais comment m'y prendre pour faire une telle démarche sans votre autorisation. Je supplie en grâce Votre Majesté de me faire connaître confidentiellement ce que je dois faire pour Saliceti; autrement je serais fort embarrassé; cet homme est attaché, sert bien, a de l'influence et il serait bon de se l'attacher par un fort lien, j'attendrai avec impatience votre réponse. Sire, et dans tous les cas, je serai heureux de faire votre volonté en tout.
Le ministre de Russie a répété aujourd'hui à la dame d'honneur de la Reine ce qu'il avait dit au ministre de Hollande; il a ajouté : « Puisqu'on ne voit plus le Roi et la Reine, je vais prendre le parti de me retirer à Rome. >i Cette demande serait fondée s'il y avait eu cercle à la Cour ou quelque fête chez la Reine; il a été invité à la dernière qui fut donnée à l'occasion de la fête de V. M. et de la mienne - ; je ne vois donc pas ce qui peut donner lieu à ses
• Sur la protection accordée par le Roi à Calmon, voir la lettre n° 3820 (Murai à Diichùtel), t. VII, p. 36.
- Voir le Monitore napol'Uano, 23 août 1809, n» 36'(i-. Récit de la fête donnée pour le » giorno onoinastico di S. AF. il Re ».
UOYAL.MK Di: XAPLES. — 1809 23
plaiutes'. D un autre côlé, on me rend compte que les Russes venant de Corfou tiennent de mauvais propos en Fouille. Ils seront surveillés. Dans aucun cas, je prie V. .M. d'être bien persuadée que ce ministre se plaint à tort.
Je suis
Anhires nationales. AV'"-' 1714* 17."»).
4518. — MIR.AT A D.ALHK
•20 seplembre 1809.
A// ininislrc de la Marinr.
Monsieur le miiiistro, laites-moi connaître ce qu'ont coûté jiisqu'cà ce moment-ci la frégate et le vaisseau en construction.
■iff. Étr. Naplcs, 13i, n» S, et Archives du prince Murât. K. XVI, p. 176.
4519. — .MLRVr A G.AUDIX ^'
•20 seple libre 1809.
A monsieur le dur de. Garle, tninislrc des Finances en France.
Monsieur le Uuc, j'ai reçu votre lettre du 7 septembre. J'avais appris avec plaisir la nouvelle faveur dont l'Kmpereur venait de vous combler; vous m'en avez procuré un nouveau en me l'apprenant vous-même. Soyez bien persuadé que je verrai toujours avec satisfaction les récompenses données par l'Empereur aux plus
' L'ICnipereur répondait à Murât de Sclionbrunn, le 30 septembre 1809 : i Je ne pense pas (ju'il soit convenable que vous donniez rien au ministre Salicetti, d'abord parce qu'il est assez riche et puis, parce qu'il n'y a pas assez de temps qu'il vous sert... » [Correspondance de Napoléon, n" 15887.) Dans la même lettre, l'Empereur approuvait Murai de sa conduite froide et réservée vis-à-vis du corps diplomatique : = Vous faites bien d'établir l'usafjc ([u'aucun ministre étranger ne voie ni vous ni la Ueine... les membres du corps diplomati([ue sont des espions que rien ne peut contenter, qui écrivent cliez eux d'autant plus de sottises ([ii'on les traite mieux. i
- (Jaudin, déjà comte de l'Kmpirc depuis le 2S avril 1808, avait été, par lettres patentes du 15 août 1809, créé duc de Gaéte.
zélés et aux plus utiles de ses serviteurs. Croyez à tout mon attachement.
Archives du prince Murât. R. XIV, p. 390.
4520. — WLRAT AU GEXERAL SOLIGXAC
•20 septembre ISOO.
A monsieur le général de division Solignac, à Barèr/es.
Monsieur le général, j'ai vu avec une grande satisfaction l'offre que vous m'avez faite de vos services pour contribuer à repousser l'ennemi qui tenterait de débarquer dans mon Royaume. Recevez mes remerciements de cette preuve nouvelle que vous me donnez de votre attachement à ma personne. Mais les .anglais ne songent plus guères à m'attaquer, et l'issue de la tentative quils ont faite, il y a quelques mois, contre mes îles, leur a sans doute ôtc pour toujours l'envie de venir me visiter encore. Continuez à bien servir l'Empereur et comptez sur tout mon intérêt.
Archives du prince Murât. K. XIV, p. 390.
4521. — MURAT AU COLOXEL DEDOX
20 septembre 1809.
A monsieur le colonel Dedon.
Monsieur le colonel, j'ai reçu votre rapport sur les épreuves du boulet incendiaire, je vous autorise à les continuer, il serait à désirer qu'on pût bientôt le porter à sa plus grande perfection.
Archives da prince Murât. R. XIV, p. 391.
4522. — MUR.^T A GH.^RROX
•20 septembre 1809.
A monsieur l'intendant de Capilanala.
Monsieur l'intendant, j'ai donné des ordres à M. le major Colbert de vous fournir tous les détachements dont vous pouvez avoir
besoin pour la destruction des brigands, la levée des conscrits et la rentrée des contributions, et cet officier vient de me répondre qu'il ne vous a jamais refusé les secours que vous lui avez demandés. Je connais et j'apprécie votre zèle, mais je vois avec peine votre inquiétude, et surtout vos plaintes à tout le monde. Comment arrive-t-il que votre province que j'ai environnée de troupes dans tous les sens et qui a toujours été dans tous les temps la plus tranquille du Royaume, soit devenue aujourd'bui l'asile du brigandage? Rien ne fait mieux voir le mauvais esprit de la province, il est inonï qu'une poignée d'assassins trouve asile et protection chez quelques-uns de mes sujets de votre province, par.ni lesquels on me signale des syndics, des juges de paix et même des principaux propriétaires.
Je vous avais fait pi'évenir de mon arrivée à Foggia ; c'est à mon grand regret que je me vois forcé d'ajourner ce voyage. Je veux parcourir mes provinces pour y répandre des bienfaits et y donner des récompenses, et dans la vôtre, je n'aurais eu que des châtiments à infliger. Je n'y viendrai donc que lorsque mes sujets de la Pouille auront mérité l'honneur que je voulais leur faire.
Arcliives du prince Mural. R. \IV, p. 391.