MURAT A CLARKE
Ujanvier 1800.
A tnonsieur le comte d'Huneùourg,
Monsieur le comte, monsieur Desbrest, aide-de-camp du général Reynier, m'ayant témoigné le désir de le suivre à mon service, je vous prie d'eu obtenir l'autorisation de l'Empereur.
.archives du prince Murati R. XIV, p. 8B.
3741. — MURAT A NAPOLEOX
Kaple», ].") janvier 1809, à 2 heures du matin.
Sire,
J'adresse à Votre Majesté copie de mon décret" qui, non seulement rétablit le séquestre sur les biens des émigrés, mais qui en
' Louis-Antoine .Arriglii de Casanova, né le 11 avi-il 1855, fils de Jean-Thomas Arriglii et de iFarie-Annc Biadelli et oncle de Jean Thomas Arrighi, duc de Padoue, évêque d'Ac([ui le 3 août 1807, baron de l'Empire le 16 septembre 1808, mort le 29 décembre 1809.
-Ce décret est annexé à la lettre.
V98 JOACnni MII5AT
ordonne la réunion anx Domaines, si (|naranfe jcnirs après sa ])iil)lication, ils ne se sonl pas présentés devant les antorités compétentes ponr prêter Icnr serment de fidélité. \()tie Majesté ne pourra s'empêcher de \oir à mon empressement à réparer nn tort (pii n'avait eu pour luit que de taire chérir nn)n <{onvernement et celui de Votre Majesté, le re<jret (|ue j'épiotive d'avoir jni lui déplaire. 11 sera affiché à .Messine avant huit jours. J'adresserai à Votre .Majesté parle courrier de demain un projet de décret sur les créanciers de l'État; (jtuint à son exécution, j'attendrai vos ordres, toute nouvelle mesure à cet éjjard me paraissant trop délicate pour oser rien prendre sur moi, sans votre approhalion.
Votre Majesté trouvera aussi ci-joint le huUctin des nouvelles de Uome; elles sont positives. Votre Majesté doit être persuadée qu'elles présentent la véritahle situation de celte capitale. Tout le monde croit la guerre avec l'.Autriche inévitable; on va jusqu'à croire à Htune que j'y ai passé iiirmjuilo pour me rendre dans la Haute Italie; j en suis informé par la correspondance de la poste. Le Moni/cur d'aujourd'hui nous annonce que Votre Majesté était le 2t> sur le (lanc droit de l'armée anglaise, et qu'une bataille doit avoir en lieu le 27 ou le 2H. Dieu soit loué! Je prie d'avance Votre Majesté de me permettre de lui offrir mes complimens sur sa nouvelle victoire dont les résul'ats doivent être la conquête du monde. J'étouffe mes regrets de ne pas mètre trouvé à vos côtés, pour ne donner cours qn'.à la joie que j'éprouve d'un événement aussi mém(u-ahle. Je n'aurais jamais pensé (|ue ces .Messieurs auraient osé tenter uiu' bataille à soixante lieues de leurs vaisseaux, mais ainsi l'ont voulu les destins. — Sire, je sui.s toujour.; tout prêt.
Je reçois maintenant la nouvelle qu'une petite lance montée par six hommes a pircouru la côte depuis le Phare jusqu'à Messine, qu'elle a passé au milieu des canonnières ennemies, et qu'elle est heureusement rentrée après avoir pris un bâtiment ennemi chargé de marchandises et sur lequel ont été trouvés six mille ducats en or.
J'ai la certitude (pie les bulletins de l'armée d'Kspagne ont été placardés la nuit dans plusieurs quarîieis de Messine; j'apprends (ju'une frégate es|)agnole a débartpié à Trieste le ministre russe» Strogonoff.
Tout est ici très tranquille; cependant toute la magistrature vient d'être changée, le (^ode .Napoléon adopté sans modification, le droit de timbre et d'enregistrement établi, le notariat changé, les avocats
KO VAL Mis I)K XAI'LKS. — 1800 VUO
frappés, la garde civique, qui u'est autre chose (|ue la conscription, réorganisée, le tirage au sort pour deux mille véliles exécuté sans aucune difficulté, et le clergé soumis, pour les délits communs, à la règle commune des tribunaux, et à la discipline des évoques, pour affaires de police. Voilà, Sire, le résultat des mesures qui ont été adoptées jusqu'à ce jour.
Je suis...
JOACIIIM \'4l'()I-l':0\.
.Archiies nationile?, .AF ^ 1"I4' (1-4").
;iT'f2. — CIRCULAIRIC DK AILI5AT A TOIS I.KS MI.MSTIIKS,
A l'kXCEPT10\ du MI.VISTRK I)K 1,A glkrrk
17 janvier 1809.
Monsieur le ministre, je désire que vous rédigiez et que vous me remettiez avant le 1" février prochain, un état conforme au modèle ci-joint de ce qui restait encore dii par votre ministère au J" du présent mois de janvier sur les exercices 1806, 1807 et 1808. \ ous réparerez chaque exercice, et celui de 1808 sera partagé en deux parties dont la 1"''^ comprendra les sept premiers mois et la 2''"'*' les cinq derniers mois de cet exercice. Tous les premiers lundis de chaque mois, vous me soumettrez une note des articles qu'il vous semblera plus urgent de faire acquitter sur votre arriéré, en commençant de préférence par ceux qui appartiendront aux cinq derniers mois de 1808. Je déterminerai alors la somme qui devra être mise à votre disposition, sur les fonds dont la rentrée aura été effectuée sur les contributions arriérées des mêmes exercices. Mon intention bien prononcée est de n'accorder aucun crédit partiel, tant que les mesures que Je viens de prescrire n'auront pas reçu leur pleine et entière exécution.
Arcliires du prince Mnrat. R. XIV, p. 87.
3743. — CATHKRI.Vi:, RKI.VK DI-; WKSTPHALH], A .MLK.AT
Cassel, le 18 janvier 180D.
Monsieur mon très cher Frère, on ne saurait m'assurer de sou souvenir dune manière plus aimable que vous ne le faites et je me
500 JOACIIIM MIK.AT
loliriti' (IouIiUmiiciiI de \ous avoir ciijjajic à vaiiu'io votre limidilé et à rompre votre silence. (iFoyez, mon elier Frère, (|ue j'ajoute un prix iiitiiii à la durée des sentiments fraternels que vous m'avez témoijjnés cl tint' je suis très sensible à la |)reuve (|ue vous venez de m'en donner, en accordant avec autant d(' «jràce votre ordre à mon (irand-Mailre. Aussi lors(|ue les circonstances me |)ermettiont d'avoir le plaisir de vous revoir, loin de viuis «[ronder, je vous renouvellerai les remercienuMits cl les assurances de sincère atlacliement de votre alTeclionnée steur.
(",Arni:iiivK.
Arcliires (lu prince Uurat. D. r>ôO. 2.
3744. — Ml RAT AU DlC DK LAIRKXZAVA
n jauvier 1809.
Au préfet de Police.
Monsieur le préfet, je suis informé qu'il a été hier arrêté un homme avec de la poudre, j'aurais du m'attendre que vous m'en auriez donné connaissance; je désire que vous me fassiez de suite un ra|)|)ort 1res détaillé sur celte affaire.
Monsieur le |)réfet, je vous envoie un mémoire (|ui traite de l'économie (|ue l'on peut faire sur l'éclairage de la ville de Naples. Le sieur Pettinali, auteur de ce mémoire, a déjà envoyé plusieurs projets concernant le même objet. (>oiume ils peuvent contenir des vues Milles, faites-nren votre rapport.
.Arciiiïos lin prime Murât. K. XIV. p. X8.
3745. — MURAT A XAPOI-KO.V '
Napli-8 le 20 janvier 1800.
SntK,
I) après les ordres de \ Olre Majesté, le ministre (\v la (iiU'rre et de la Police vient de me donner sa dt-niission, je vous prie de désigner son successeur, je ne connais perstuine ici pour le remplacer. Je désire que ce changement n airiene aucun trouble, dans un ino-
' I,f ro'jifir»' «le rorrpsponflanrc porte à la dalr du 20 janvier 180i) la nicntioD suivante : c I,p 20, adressé deux lettres à rilmpereiir dmit il n'a point été prjs de ropics. »
ROYAIMR I)K \ A pli: S. — Î809 501
nient surfont où tout s'orjjaniso de nouveau et tandis que Tenneuii eheiehe à troubler encore le royaume. On a arrêté ce soir deux espions prêts à s'embarquer pour Pouza avec des lettres qui annonçaient qu'en cas de débarquement on lèverait quinze mille bommes en laveur de la Cour de Palerme, et en promettant aussi les secours i\e>^ Etats romains. J'adresserai demain à \ otre .Majesté toutes ces pièces. Tous les complices dénoncés par ces espions seront arrêtés.
Je suis...
.Mirât.
Archives nationales, AF'^' 1714 ^140).