‹ Lettres et entretiens sur l'éducation des fillesChapitre 13 sur 120 · ORDRE DES CLASSES · texte numérisé non relu

ORDRE DES CLASSES

Dl LA HAISOlf Dl SAINT-LOmS.

i . Il y a deux cent dnquante demoiselles partagées en quatre classes et distinguées par quatre couleurs différentes. On lesi^artage selon la taille pour la décoration du chœur qui est très-agréable.

2. On distingue les quatre classes par petites ou grandes. Il y en a deux qu'on appelle les grandes classes et les autres les petites classes.

3. On donne pour marque de distinction un rur ban noir i celles des grandes classes dont on est le plus content ; le nombre en est d'ordinaire de vingt*, elles aident dans les charges de la maison ; on leur

' RègUmefUê et vêaget des çlotse^^ p, } , ^ C^t Qrdre des c\aMÊfA date de ] 686 et de la fondation même de la maison de Saint-Louis ; mais il n'a pris ^ forme définitive qu*en 1693, après que la maiioii eut été changée eo «onastère et le lystèo^ d'édueation

12 LETTRBS BT ENTRETIENS SOR L*ÉDUGAT10ff.

confie quelques-unes des demoiselles et elles vont seules, ce qui est absolument défendu aux autres.

4. M*"* de Maintenon donne aussi un ruban couleur de feu à celles des deux grandes classes dont les premières maîtresses lui rendent un bon témoignage. Celles-là vont aussi çeules par la maison et elles sont au nombre de huit ou dix ; mais on ne leur confie que les demoiselles des deux petites classes.

5. Quand on donne le ruban noir a celles-là, elles quittent le ruban couleur de feu.

6. Il y a une demoiselle du ruban noir à chacune des deux grandes classes *, il y en a deux à chacune des deux petites.

7. Ces filles à ruban noir couchent dans les dortoirs des demoiselles et sont employées pour le service des classes, selon Tordre des premières maîtresses ; elles dépendent pour leur conduite particulière de la maltresse générale, laquelle les change environ tous les trois mois.

8. Il y a encore dans chacune des deux petites classes deux filles à ruban couleur de feu ; elles couchent comme les demoiselles du ruban noir dans les dortoirs , sont employées de môme par les premières maltresses des classes et dépendent pour leur conduite particulière de la maltresse de la classe dont elles sont. M*"' de Maintenon les change aussi de temps en temps, comme elle le juge à propos.

d. Chaque classe a une sœur converse pour la servir, et ce sont des professes qu'on met aux

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