‹ Lettres et négociations de Philippe de Commines (volume 4)Chapitre 11 sur 30 · OK · texte numérisé non relu

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La publication que nous abordons aujourd'hui, se compose de fragments exhumés à grand peine ^ et n'offrant entre ' eux qu'une suite interrompue par de nombreuses lacunes. Pourgustifler le droit que nous leur avons reconnu de figurer dans une collection d'œuvres littéraires, il suffit de faire remarquer que le qom de Gommines est Tuu des plus célèbres de l'histoire des lettres, et que l'on retrouve dans sa correspondance cette finesse, cette netteté, cette concision qui lui sont propres et qui forment à coup sûr des qualités littéraires. Le lecteur cherchera aussi avec intérêt dans les actes diplomatiques qui ont signalé la vie du seigneur d'Ârgenton, l'application des maximes qu'il nous a laissées dans ses Mémoires, Les matériaux mêmes que nous avions à utiliser, nous ont imposé la voie à suivre et la métl^pde à

^ M. de la Pilorgerie, dans qq ouvrage récent sur Charles VUI, fait remarquer combien les lettres de Commines sont rares. Cafupaçne de Varmée i* Italie commandée far Charles VIII, p. 464.

adopter. Par leur nature et à défaut de liaison et d'unité, ils réclamaient un commentaire sans lequel ils n'eussent pas été compris, et c'est ainsi que nous avons été amené à rappeler dans un récit assez étendu mais encore incomplet, les diverses circonstances qui ont précédé ou suivi les lettrçs reproduites dans notre travail et qui peuvent servir à les ex|)liquer. Ce cadre était indispensable pour réunir, avec un peu d'ordre et quelque régularité, des pièces dont la date ne pouvait déterminer suffisamment le sens et la f ortée.

Plus la tâche que nous nous étions imposée, était laborieuse, plus nous avons multiplia nos recherches et nos démarches, et nous ne saurions assez exprimer notre gratitude de l'obligeance avec laquelle elles ont été accueillies. M. Armand Baschet dont le nom est intimement lié aux travaux les plus importants sur la diplomatie vénitienne ; M. Benoist qui a également visité les archives d'Italie en s'occupant spécialement de Commines ; M. le comte de la Perrière qui a examiné à Saint-Pétersbourg les documents que les orages révolutionnaires ont semés jusqu'en Russie, ont bien voulu, avec une générosité que peut seule expliquer l'amour des lettres, se dessaisir du fruit légitime de leurs consciencieuses investigations. Des érudits italiens, M. Osio, à Milan, M. Milanesi, à Florence, M. Campi, à Modène, ont apporté un contingent qui, en ce qui touche les archives de Milan, a été aussi important que considérable. M. Mingloff, conservateur de la Bibliothèque impériale de Samt-Pétersbourg , a ajouté de nouvelles communications à celles que nous devions déjà à M. le comte de la Perrière. M. le duc de la Trénjoïlle, héritier d'un nom dont Commines, malgré ses démêlés judiciaires, n'a jamais contesté la gloire, a bien voulu nous

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adresser, pour que nous pussions les étudier plus à Taise, les précieuses archives du château de Thouars. M. le duc de Lnynes nous a ouvert celles de la maison de Dunois. M. le baron Pichon, MM. Giraud de Savine, Chambry, Labouchère et Charavay, à Paris, MM. Harailton et Young, à Londres, MM. Morbio et Muoni, à Milan, ont mis le même empressement à nous transmettre le texte des documents conservés dans leurs collectiohs ôU confiés à leurs soins. Kous devons d'autres remerciements à M. le marquis de Laborde, directeur général des archites de f Empire français, à M. Champollion, à M. le comte d'Héricourt, à li. de Beamconrt, a M. de la Pilorgerie, à M. le marquis de Oodefroy, à M. Beaune, à M. Beautemps^Beaupré, à MM. Campbell, Douët d'Arcq, Tuetey, Desplanqne, Raymond et Paeile.

Grâce à un concours si précieux et si fécond, l'histoire de la seconde moitié du xv* siècle sera entourée de quelques nouvelles lumières, et nous connaîtrons mieux la biographie du politique éloquent et habile qui porta le premier dans la narration historique, comme Pobserve Montaigne, l'autorité et la gravité que donne une part active dans les grandes affaires.

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