‹ Lettres et opuscules inéditsChapitre 165 sur 166 · A HÀDÀMC LÀ DUCHESSE DES CARS. S · texte numérisé non relu

A HÀDÀMC LÀ DUCHESSE DES CARS. S

longue main. Ah ! quel homme I quelle tète ! -quelle réunion terrible de principes discordants ! et^ par malheur aussi^ quelle puissance ! Quand je songe au bien qaHl aurait pu nous faire et au beau résultat que nous voyons^ bien parce qu'il Ta voulu, je ne sais vous exprimer ce que j'éprouve. Mais c^est bien ici le cas de dire en style évangélique : Comment entendror-t-il, si on ne lui parle pas F — Et qui lui parlera? Malheur à qui le contredit! J'en reviens donc toujours à ces deux chefs-d'œuvre de la création, Vange ou la dame; mais je ne crois pas qu'il y ait moyen de lui faire supporter ce que vous avez entendu, du moins il faudrait de grands préliminaires que je ne vois pas : ce ne sera donc qu'une pièce historique, bonne pour apprendre tout le mal qu'il nous a fait. Je voudrais bien qu'il trouvât cette pièce sm* son chemin, bien écrite par quelque habile calligraphel Je suis bien fâché, au reste. Madame la duchesse , que nous ayons à nous reprocher ses préjugés contre nous. Ce qu'il a vu, surtout à Vienne, Ta entièrement tourné contre nous.

J'espère que notre vénérable curé de Genève vous aura beaucoup plu, Madame la duchesse. C^est un inconcevable personnage en activité, en zèle, en persévérance. Quand je le vois agir, il me donne Pidée des succès apostoliques; mais le nombre de ces honunes diminue tous les jours, et ce sont mes héros. A quoi servent tous nos «^ beaux discours, qui se réduisent à oui et non? A quoi sert le beau parlage ? comme quelqu'un disait chez vous : parlez-moi des honunes qui opèrent et qui persuadent. Il en paraîtra sûrement d'un genre que nous n'attendons pas; mais où? mais quand t C^est ce qu^il n'est pas possible de deviner. Ce qu'il y a de sûr, c'est que le monde ne saurait demeurer où il en est. — Nous marchons à grands pas. vers... Ah! mon Dieu! quel trou! la tétc me tourne. Je '

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De saurais trop tons remercier. Madame la dodiesse, de Yotre aimaMe inTitatîon^ qm est trien séduisante. — Jbii à revoir Paris Je ne dais plus prétendre. H ne tiendrait qptk moi de rimer, si je voulais écrire des choses de manvais angure : le fait est qne Paris est la nDe des jeunes ^em : je n'y reporterai pins mes dieveux blancs.

S'fl m'anÎTe de griffonner encore quelqoe cbose^ mes chiffons ne feront qu'on saut chez vous^ Madame la duchesse; soyez^ je tous prie^ leur protectrice. Je voudrais biafi aussi obéir à la sommation de madame la marquise de Prié à l'égard d'une certaine préface. Sans doute, il y aurait dans ce moment de fort jolies choses à dire sur votre situation; mais v(»là encore le danger qui se présente : d'aiUeurs, j'ai trop d^affaires sur les bras. Mes dernières années s'éteignent dans le papier timbré. J'ai bien là quelques gueniUes en magasin : ce qui est fait est fait. Du reste, qui sait si tout cela vaut quelque choses V homme sepijpcy disait Montaigne; je tâche de me tenir en garde autant que je puis^ du moins c<Hitre moi; mais si vous veniez à conter fleurette à monsieur mon oi^eil, alors^ Madame la duchesse^ c'est vous qui me piperiez ; je le mettrais sur votre conscience.

M. le marquis Alfieri est extrêmement sensible à votre souvenir^ Madame la duchesse^ et à la manière dont vous l'exprimez. Je crois bien qu'il pense à vous dire deux mots^ et qu'à la fin vous le reverrez dans la ville de Lutèce, dont tout le monde dit du mal, et ou tout le.nK>nde court— Sieie pur curiosi! Je m'^i fie à madame la marquise de Prié, dont je baise très-humblement les deux mains, pour vous expliquer cet italien, qui est très^diffidle.

Je prie instamment M. le duc des Cars de vouloir bien agréer mes honunages. Je fais mille vœux et pour lui et pour vous. Madame la dudiesse. Tout n'ira pas parfaite-

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