SCÈNE INTIME
Une chambre à l'Hôtel St-Louis. Deux hommes sont assis près d'une table et causent. L'un a une figure pâle et nerveuse encadrée d'une barbe noire, peu fournie : c'est le rédacteur d''us journal conservateur. L'autre est de petite taille, élégamment vêtu, a le geste vif, l'œil inquiet, la figure ornée d ‘une moustache de nuance indécise, annonce un sanguin. C'est Le directeur d'un journal ministériel. Un waiter entre.
Le journaliste rouge.—Apportez une bouteille de champagne.
Le waiter disparaît.
Le journaliste bleu.—Tu ne buvais pas du champagne lorsque tu as quitté Arthabaska.
Le journaliste rouge.—Ni toi non plus lorsque tu étais tout frais débarqué de St-Lin.
Le journaliste bleu.—La politique a du bon.
Le waiter reparaît avec une bouteille et des verres, et sort.
Le journaliste rouge.—%KEcoute ; je vais droit au but. Je suis vertement secoué par Z’ Union Libérale pour un article malencontreux. Répondre dans mon journal c’est attiser les flammes. Si tu pouvais venir à mon aide dans le Canadien en donnant à ton article une couleur d’indigo pour les apparences. Je reproduirais le tout et le tour serait joué.
Le journaliste bleu.—Ma réputation re vaut pas le diable. 11 faut être vertueux pour faire l'éloge de la vertu des autres. De plus, moi, je soutiens tous les gouvernements. Si ça m'était utile, je défendrais le gouvernement du Céleste Empire et ferais les yeux doux an roi des Patagons. Ce sont là mes principes.
Après cela, comment dire que c’est uniquement dans l'intérêt des conservateurs que j’attaque Z'Union et non pour te défendre, On pourrait dire: Asinus asinum..."
Le journaliste rouge.—Une idée. Publions la chose dans L'Ævénement. Ça passera sur le dos de Rouillard.
nes à
Le journaliste bleu.—Ça y est. Seulement qnand il s’agira de la récompense, (77 parle bas à son ami) ce ne sera pas pour Rouillard.
Tous deux se frottent les mains et rient bruyamment.
Le journaliste rouge.--L'idée vaut un verre de champagne. (77 emplit les verres.)
Le journaliste bleu.— Rédigeons l’article, maintenant.
Le journaliste rouge.—D'abord, dis que pendant sept ans ans j'ai soutenu mon journal au prix des plus grands sacrifices de temps et d'argent...
Le journaliste bleu.—D'argent ! Mais puis. que tu étais ruiné, puisque tu vivais avec ton journal, tu ne pouvais y mettre d'argent. Quant à ton temps, tu étais payé. Il faut être logique.
Le journaliste rouge.—Je te dis que le public gobera ça. Je faisais toujours ce discours-là, lorsqu'il s'agissait d'obtenir des souscriptions pour le journal, et ça prenait.
Le journal::te bleu.—1] faut avouer que les
vieux rouges se saignaient à blanc sans pour cela changer de couleur.
Le journaliste rouge.—Un autre verre de champagne pour ce mot-là. (//s se versent à boire.)
Le journaliste rouge.—{s'échaufant.) Dis que pendant quinze ans, à chaque pas, dans chaque comté, au plus épais de la mêlée, tu n'as vu me dresser contre toi, formidable et terrible, déjouant tes plans, brisant tes œuvres, organisateur, tribun et écrivain à la fois.
Le journaliste bleu—Oh ! là là !
Le journaliste rouge.—Que dis-tu ?
Le journaliste bleu.—Je dis: Oh! là là!
Le journaliste rouge.—N'ai-je pas autant fait avec la plume qu'avec la parole ?
Le journaliste bleu.—M'est avis que tu te pares des plumes des autres.
Le journaliste rouge.—s'emballant.) Peinsmoi poursuivi, traqué, par mes créanciers. Parle des shérifs, des huissiers, des records barbouillant leurs grimoires au sein de ma famille, tandis que moi je corrigeais les épreuves de
mon journal dans tes bureaux, sur tes tables de pierre...
Le journaliste bleu.—Comme jadis les philosophes sans le sou burinaient sur la pierre les préceptes de la sagesse. Mais soyons sérieux, mon cher. Je crois que tout cela porte à faux. Les jeunes gens de Z’'Union reconnaissent tes qualités, ton habileté aussi bien que ton activité. Ils savent avec quelle vigueur tu as rédigé ton journal dans l’opposition, ils admettent que tu aurais vécu plus largement si la chose publique ne t’avait pas tant tenu à cœur, et qu’il est juste que tu aies la plus large part de patronage. Mais ce qu’ils ne veulent pas c’est que tu les traites plus durement que des adversaires, s’il leur arrive de regarder de travers un conservateur-national. Après tout Z’Union est, à part L’Ælecteur, le seul journal libéral dans Québec.
Le journaliste rouge. — Qu'importe. Les éloges ne peuvent me faire tort. Il faudra de plus tomber sur ZL'Umion Libérale, dire que ce sont des gens d'hier, qui sèment la division et qui n’ont jamais rien fait pour le parti.
Li Le journaliste bleu.—Diable ! nous ! parler contre ceux qui veulent diviser pour régner ! JA Tu te rappelles ma colonne libérale dans h L'Evénement, et toi, tes éreintements, tes ar- | ticles incisifs et cinglants contre l’hon. Pantah léon Pelletier. On va dire : “c’est le diable qui s’est fait moine.” Des gens nés d’hier, distu? Mais les conservateurs-nationaux sont encore au maillot. Cependant, puisque ça n'ira pas à Rouillard, c’est convenu, et l’affaire est
bâclée.
LT Le journaliste rouge.—Alors je puis compter 4 sur toi, je crois que notre plan est habilement
|: HT conçu.
ne | Le journaliste bleu.—1] ne vaut pas le diable.
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| Le journaliste rouge sort après avoir serré
la main de son interlocuteur : ce dernier dé- | guste un dernier verre de champagne, un éclair l de malice brille dans ses yeux et il murmure k. entre ses dents :
“ En vérité je pourrais rouler facilement ces pas gens-là. Mais il y a ce diable de Mercier. Tant
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nn à
qu’il sera là, il faudra se tenir tranquille. Mais celui qui vient de sortir n’est pas un Talleyrand.
‘“ Attaquer des gens qui n’ont rien À perdre, tandis que lui. Et il serait si facile en allant à eux, en leur tendant la main, de s’en faire des amis, des amis sincères pour la bonne Comme pour la mauvaise fortune !
CHRONIQUE
E n'est pas sans étonnement que je SE vois L'Union Libérale parvenue à son cinquante et unième numéro.
J'ai déjà assisté à la naissance de quelques journaux.
J'étais chargé généralement du prospectus, et le prospectus tuait le journal.
Le dernier que je vis naître était le So. Il n'est paru qu’un numéro du Swr. Des diffcultés financières l’étouffèrent dans son berceau, quoique, d’après le prospectus, nous annoncions sa vie assurée pour un an ‘grâce aux généreux sacrifices de quelques amis.” Quel journal ça devait être, mes chers amis ! Heu-
DRE Wan
reusement qu’il est mort à son aurore car il aurait créé une révolution dans le journalisme.
Quoique libéral en politique, le Soir devait être d’une noble indépendance. Des articles de polémique flamboyeraient chaque jour dans la première page. Les chroniqueurs les plus spirituels, les plus étincelants, les plus fantaisistes étaient attachés à la rédaction. Les collaborateurs suivraient d’un œil infatigable le mouvement des sciences et des lettres en Europe et en Amérique. Le paysan, rentré à son foyer, pourra y apprendre l’art de planter les choux. Le fait divers devait revêtir un style nouveau et éclatant. On ne lirait plus les vieux clichés : “T/# attentat inouï vient de plonger la paisible paroïsse de St-Ferréol dans la consternation,” ou encore: “Un accident, qui aurait pu avoir les suites les plus graves, nous montre le danger de l'usage imprudent des armes à feu.” ls dépêches télégraphiques elles-mêmes devaient subir des modifications importantes. Enfin tout serait bouleversé, renversé, changé, retourné complètement, de ma-
nière à jeter dans l’ombre tous les autres journaux.
On demandait des agents dans toutes les campagnes ; chaque abonné devait avoir droit à une magnifique prime.
Quand on pense que malgré tout ça, le Soër n’a vu le jour qu’une fois !
O illusion des entreprises humaines !
Le Soir était né des rêveries de quelques jeunes avocats qui font partie de Z’ Union Lrbérale aujourd’hui, et qui, comme tout débutant au barreau, ouvrirent alors leurs bureaux dans une de ces masures de la Basse-Ville, maison haute, sale, aux petites fenêtres blanches de poussière, aux corridors humides, aux escaliers tortueux et allant se perdre dans les ténèbres de la voûte. C’est là qu’au milieu de la fumée des pipes et du bruit de la discussion, en attendant une clientèle qui ne pouvait se décider à monter tant d’escaliers pour les trouver, ils avaient résolu de faire paraître le Sosr, étant persuadés que les affaires publiques ne pourraient se passer plus longtemps de leur concours.
Voilà cinq ans de cela. Le paysage commence à s’effacer au loin, les détails se confondent et bientôt les grandes lignes ne seront plus distinctes.
Le carême est terminé et j’en suis bien content. Je le dis hautement quoiqu’en puisse penser M. Tardivel, le Cercle Catholique et le Grand Vicaire.
Si Louis Veuillot vivait encore, je parlerais
avec la même franchise.
Le jour de Pâques est le jour le plus gai et le plus réjouissant de l’année. Le samedi saint semble avoir une part de cette gaieté. Il faisait un temps d'été, samedi.
Ces premiers sourires du printemps sont délicieux. L'air était tiède et le soleil étincelant, sous un ciel d’un bleu pâle.
Je suis allé flaner sur les marchés.
Il y avait partout un brouhaha qui faisait plaisir à voir : les bouchers, en grands tabliers blancs, mettaient un entrain extraordinaire à
couper avec des éclairs de haches luisantes les lourds quartiers de bœuf,et effilaient leurs longs couteaux avec une activité maligne et joyeuse.
Des fleurs partout, à profusion. C’est un effet grotesque de voir toutes ces victuailles saignantes émaillées de roses. Il faut dire que ce sont des roses qu’on rencontre rarement, excepté le jour de Pâques.
Il y en avait des noires, des vertes, d’autres étaient plus nuancées, d’une manière aussi artistique que peu naturelle.
C’est à St-Roch surtout qu'il faut se rendre pour voir le spectacle dans toute son animation.
Durant la semaine, on a pu voir défiler dans les rues de ce quartier toutes les victimes qui paient de leur vie les réjouissances de Pâques.
Les grands bœufs, marqués de roux, s’avancent majestueusement. Ni les cris, ni les claquements des fouets, ne peuvent troubler leur gravité solennelle. A chaque coin de rue, ils s'arrêtent et regardent lentement, semblant dire,en allongeant le cou dans un mugissement :
Em
ne praaqe gi
‘ Quel drôle de pays ! Il n’y à seulement pas de clôtures de lignes.”
Les règlements municipaux sont lettre morte pour eux ; ils marchent aussi bien sur le trottoir aue dans la rue.
Quelques-uns pénètrent, toujours avec la même solennité, dans les magasins, au grand effarement des commis.
Les moutons sont les plus intéressantes de ces victimes avec leurs yeux doux et incons-
‘ cients, et les j'us amusants sont les cochons,
gras comme Ges gens en place. Sous les bourrelets de graisse pétille leurs petits yeux farceurs. Ce sont des malins. Ils se doutent du sort qui les attend et font du tapage en conséquence.
Pâques n’a plus l'importance de jadis. J'imagine que nos grand'mères n’avaieni pas les grâces frêles de nos jeunes filles. Nos aïeux avaient la poitrine plus large et les mâchoires solides. A Pâques, ce devait être des repas rabelaisiens après le long jeñine de quarante jours. Depuis qu’on a amoindri le carême Pâques a perdu de sa splendeur.
Vous rappelez-vous ce pâle jeune homme qui, sous le masque de V#ator, citait tant d’auteurs inconnus à propos d’une discussion sur Victor Hugo, et avait rc‘lé de ZL'ÆVecteur dans les colonnes du Quotidien? Ce jeune homme a continué de dégringoler et vient de tomber dans les burez1x du Progrès du Saguenay, où, tout ahuri, il a pris la plume et s'est mis à discuter la question des Jésuites sous le nom aristocratique de B. de St-Arnaud, comme s’il n'avait jamais fait autre chose de sa vie.
Tout le monde apprendra avec satisfaction qu’il vient de tirer au clair cette question nuageuse.
Cela est étonnant quand on songe que l’article du Canadien lui est arrivé sur la tête comme un coup de foudre, d’après lui, et qu’ensuite, il n’a pas perdu de temps et a reçu, toujours sur la tête, un autre coup de foudre de la part d’Argus de L'Union Libérale. Tout cela n’a servi qu'à prouver l'étonnante solidité de son cerveau.
Nous avons tous tort d’après lui: le Cuwadien qui dit le contraire de Z'Ætendard, et
L’'Etendard qui dit le contraire du Canadien ; L'Union Libérale qui critique la Vérité, aussi bie que ia Vérité qui critique L'Union Libérave. Il avoue que M. Tarte a un 545 /e habilement delayé : il croit probableiment que M. Tarte écrit avec de la colle de poisson. [1 dif que les articles de M, Chapais sont les échos de la l’érité, quoique influencés par Sir Hector : il prend M. Chapais pour un fabricant d’instruments à vent, Il termine par cetie phrase ;
“ Je vous quitte et cours 1e cacher,’
S'il s'était caché avant d'écrire, on aurait été dans un beau pétrin.
CHRONIQUE
NSIEUR vient de rentrer, #f peu fa- Mie Un soupèer copieux l’a remis et un vent tiède entrant par la fenêtre en même temps qu’un rayon du soleil couchant qui dore les jolies têtes brunes de ses filles, lé rend dispos, et 1] dit, pour dire quelque chose :
—Jrons-nous à la campagné, cette année ?
Il n’a pas prononcé & mot fatal sérienée ment, C’est plouf
pour goûter, par l'imagination, la campagne dans la lumière blanche du petit jour, alors que l’herbe, foulée par les troupeaux, dégage des parfums pénétrants, et que le silence profond des champs rend plus calme et plus heureux.
Il songe comme cela le reposerait du labeur quotidien dans la poussière d’usine, ou de l’ennuyeuse monotonie du bureau.
Il croit le mot sans conséquence et pourra toujours, pense-t-il, abandonner le projet, si c'est trop lourd pour sun budget.
Les jeunes filles qui connaissent papa sur le bout du doigt, font les indifférentes, posent même quelques objections que papa, toujours naïf et sans méfiance, s'amuse à réfuter pour le plaisir de la conversation.
Puis on n’en parle plus devant l’imprudent père de famille.
Mais l’idée fait son chemin. On annonce cela aux amis et amies ; on fait quelques achats des menus objets nécessaires à la campagne, on ajoute quelques toilettes.
Monsieur va et vient durant ce temps sans
er rtemeneptéirrieentrquterttterethéasebtremretetttrentneres mrmpéntnnanteés ver éme —…—
s'apercevoir de rien ; la chose prend plus d’importance, et un beau jour on lui apprend tout, lorsqu'il n’y a plus moyen de reculer.
—-Mais, s'écrie-t-il, c'était un simple projet, je n’y avais point songé sérieusement. Est-ce que nous avons les moyens ?
Le pauvre homme ! C’est alors qu’il est repoussé avec perte.
—Mais c’est toi-même qui l’a proposé, dit madame !
Les jeunes filles s'écrient qu’elles ont annoncé l'événement à tout le monde. Quelle humiliation pour elles, si on n’y va pas!
Les yeux deviennent humides. Les larmes chez les femmes, c'est comme la pluie du ciel, ça annonce la tempête.
—Et puis, ajoute madame, nos avons tout préparé. Rester à la ville coûterait aussi cher.
L'homme est battu sur toute la ligne, on ne discute plus que sur les détails. D'ailleurs, cela lui sourit un peu. Il va pouvoir se reposer, calmer ses nerfs, et il pourra recommencer les travaux de l’année plus joyeusement.
Mais ce qu’il voudrait, c’est un endroit près
de la ville, une maison dans les arbres avec une rivière qui reflète un coin du ciel. Il pourra ainsi revenir chez lui tous les soirs.
Mais cela ne fait pas l’affaire des jeunes filles. Perdues dans cette campagne solitaire, à quoi vont servir les légères robes d’été aux nuances vives, la jolie ombrelle qui met des teintes sur la figure pâlie, et ces mille riens dont se compose la toilette de la femme, être futile, capricieux et ondoyant, illogique par essence, et inconséquent par nature, dont l’homme, personnage grave et raisonnable, raffole.
Les jeunes filles ne peuvent laisser de côté certains jeunes gens, dont au fond elles se soucient guère, mais qu’on ne veut pas abandonner à des amies intrigantes.
Cela ne fait pas non plus l'affaire du collévien, qu'un regard de femme fait rougir, et qui voudrait bien revoir la délicieuse blonde, entrevue durant les vacances dernières, et dont il w’a cessé de songer à la taille frêle et aux joues en fleurs, en feuilletant son dictionnaire gTec.
Madame voudrait que les jeunes filles sortis-
em mn Là
ep ed le
sent dans le monde : il faut songer à les marier ; elle discute avec Monsieur qui est très affairé.
Il fait mille démarches pour trouver un logement, s'occupe des moyens de transport, négocie pour payer le; nouveaux achats et rencontrer les échéances, a des difficultés avec les Compagnies d'assurance qui ne veulent pas que la maison demeure vacante.
Il rentre le soir ahuri et fatigué, aime mieux céder à toutes les demandes plutôt que de discuter avec sa famille.
Peut-il même discuter, le pauvre homine !
Madame lui demontre qu’il a oublié une grande partie de ce qu’il devait faire.
Le résultat de toute l'affaire, c’est qu’on décide d’aller à la Malbaie, et de laisser Monsieur en ville,
Passez maintenant pendant l'été devant la maison. Elle est close. La famille de Monsieur est rendue à la Malbaie. Lui, prend ses repas dans un restaurant où il est mal nourri, travaille plus que jamais durant le jour pour faire face aux dépenses devenues plus considé-
rables, rentre le soir dans une maison vide, triste et silencieuse.
Quelquefois, les dimanches, il prend le bateau pour aller voir 5a famille, il arrive fatigué, brûlé par la fumée, et on lui annonce qu'on a organisé une petite sauterie pour le soir, ce qui l’oblige à ne se coucher qu’à deux heures du matin.
Pauvre homme, c’est toi, qui, l’année prochaine, parlera le premier d’aller en villégiature,