‹ Lettres et pièces rares ou inéditesChapitre 117 sur 142 · LETTRE DE DIDEROT · texte numérisé non relu

LETTRE DE DIDEROT

NOTI IRTRODUCTnrS.

l^'Agadémia de Berlin , se conddérant comme une sœur de l'Académie française , de rÂeadémie des sciences el de celle des inscriptions , avec une mission plus directe el plus spéciale en ce qui concernait la philosophie , s'empressa de s'associer, vers le milieu du dernier siècle , nos émvaf ns et nos savants les plus distingués.

II en résulta moins une véritiAle fraternité qu'une cor* respondance officielle, ou du moins une série de lettres tfiii furent en quelque sorte des discours académiques en abrégé.

Telle est la nature des trois documents qui suivent.

DIDEROT A FORBIEY.

1 Autographe. — Bibliolhèqas r9fûê 4» Berlin , autographes, vol. 4.]

Parii,5roan 1761.

Monsieur^

On ne peut être plus sensible que je le suis à l'honneur que vous m'annoncez.

Pour sçavoir à quel titre je dois Taccepter; je n'ai

qu'à me juger en parcourant les noms célèbres auxquels l'Académie n^a pas dédaigné de joindre le mien. Il est heureux que^ pour la seule fois qu'elle eut à se relâcher de ses maximes^ ce fût en ma faveur; et qu'elle ait accordé à Tesperance d'encourager en moi quelque talent, ce qu'on n'avoit obtenu d'elle , jusqu'à ce jour» que sur des preuves d'un mérite supérieur.

Tels sont^ Monsieur, les sentimens avec lesquels j'ai reçu son diplôme , et que je vous supplie de lui rendre dans les expressions les plus fortes. Moins j'avois lieu de m'attendre à une grâce de sa part, plus j'en dois être pénétré.

Nous nous sommes promis , mon illustre collègue Monsieur d'Alembert et moi , de lui présenter les volumes de Y Encyclopédie à mesure qu'ils seront publiés. L'avantage que j'ai d'appartenir à un corps aussi illustre, m'est une forte raison pour souhaiter qu'entre les articles que j'ai faits dans cet ouvrage, il s'en rencontre quelques uns qui ne soient pas indignes de paroitre a coté des vôtres.

Je suis avec dévouement et respect.

Monsieur, Votre très humbfe et très obéissant serviteur

Diderot.

A Pftris, ce 5 mart 1761.

DidtrQt tvait ant trèi-belle écriture et cetle lettre e»t fort bien peinte.

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