Que les Idoles ne sont pas des Dieux» un livre
C'est un petit traité dont les deux premières parties sont prises dans Minutius Félix, et la troisième dans TerluUien.
14. Du rejet des Juifs, un livre [du témoignage contre les Juifs], et du saerament de Jésus-Cbrist. Dans ce même volume sont plusieurs autres traités du même.
Cette dernière ligne, d'après Toriginal , ne se rapporte qu'au n. 14 , et , diaprés cette indication , chacun des traités de saint Cjrprien aurait formé un livre, un fascicule ou un volume à part; mais cela étant, on n'aurait eu en quatorze volumes qu'une partie des œuvres de saint Cyprien, que nous mettons toutes en un seul. Est-ce probable P L'auteur du catalogue ne s'explique pas k cet égard. D'ordinaire il ne dit rien non plus sur le format de ses volumes; mais on peut inférer de son silence habituel et de quelques notes d'exception qu'ils avaient celui de l'in-folio , généralement adopté pour les écrits des Pères.
L'autaur est contemporain des premiers essais et des premiers produits de l'art typographique. C'est à vingt lieues de Strasbourg qu'il écrit, et il y a vingt-quatre ans que le monde est rempli du bruit de cette merveille. Pour lui, il en fait abstraction , quelque intérêt qu'y ait la collection qu'il décrit. U ne s'occupe que de manuscrits, et il ne compte pas beaucoup sur le succès de la nouvelle invention , ou n'en conçoit pas très-bien la portée, car il n'espère pas que l'abbaye pourra se procurer bientôt par l'imprimerie ce qui lui manque de saint Gyprien.
En effet, il va nous apprendre tout simplement que, malgré lea richesses et les efforts de ses habitants, l'abbaye n'a pu se procurer encore tous les traités de l'évéque de Garlhage , et il n'a pas l'air de songer au moyen que leur fournira la belle invention de l'époque.
Les autres livres du mèmey nous les cherchons encore.
Cela se comprend , car Murbach n'avait ni le traité de la Pénitence ni toutes les Lettres de saint Cyprien.