Dire. Ciris
Culicis.* Catalepion. Ethne. Priapeia.
Copa. Moretum.
Mecenas.
Je mets ces titres comme les met Fauteur, qui donne un alinéa à chacun d'eux. Cependant l'analogie me porte à penser que tous ces écrits étaient contenus dans un même volume. En effet , c'est ainsi que l'auteur du catalogue indique les Lettres de différents Pérès. (V. ci-dessus, n*224), dont il dit expressément qu'ils ne formaient qu'un seul volume.
* L'auteur met le génitif, parce qu'il entend sans doute iiber.
Quant à ces opuscules marnes, qui sont faussement altribués à Virgile, lU doDoeraient lieu à beaucoup d'observations , et l'on est fort surpris d'en rencontrer plusieurs dans une maison consacrée aux saintes éludes.
Le Priapàa est un recueil de quatre-vingt-sept épigrarames à Priafx! , d'une excellente latinité , mais d^une obscénité révoltante.
Le Culex est un poème burlesque plus innocent. Le thème en est l'ombre d'une mouche qui demande la sépulture. Virgile avait fait sur celte donnée un petit poème que les anciens louaient beaucoup ; mais celui qui nous reste n'est pas de lui.
Le Ctrif a pour objet le mytbe de Misus et de Scjlla , ci c'est un travail si distingué qu'il a été donné à Catulle comme à Virgile , quoiqu'il ne soit ni de l'un ni de Tautre.
Le Copa , ou l'aubergiste , est une invitation d'entrer , qu'un hôtellier bavard adresse au lecteur, si ce n'est au voyageur.
Le Moretum (le ragoût) est de 1?3 vers, style de la belle époque.
Le CataUcta , dont les copistes ont fait à Murbach le Catalepion , est un recueil de quatorze petits poèmes , qui dateraient de la jeunesse de Virgile, s'ils étaient son ouvrage
Le petit poème intitulé Virœ y les Furies , se compose de deux parties, dont l'une renferme les imprécations de propriétaires dépouillés pendant les guerres civiles , l'autre les plaintes d'un amant sur l'absence de Lydie. Ce nom de Lydie a fait attribuer le poème au grammairien Valerius Caton que nous avons trouvé dans ta bibliothèque de Wilelm.
On voit dans l'Encyclopédie (le Miroir) de Vincent de Beauvais, qu'au moyen âge ces petits poèmes étaient attribués à Virgile. On les recherchait et les prisait sans doute , puisqu'on les avait même à Murbach.