Lettres et pièces rares ou inédites publiées et accompagnées d'introductions et de notes
Les pièces que je publie, ou que j'analyse, sont émanées des personnages suivants :
Un anonyme du x** siècle ; Godefroy ;
Un anonyme du xhp siècle ; D. de Wicqfort ;
Un anonyme du xiv^ siècle ; Fouquet ;
Un anonyme du xv« siècle ; Chapelain ;
Un anonyme du xvn^ siècle ; Colbert ;
Louis XI ; Le Ménestrel ;
Marguerite de Valois ; Bochart ;
Marguerite d'Angoulême ; Thévenot ;
Charles-Quint; Bigot;
De Brézé ; Adrien de Valois ;
Un anonyme du xvi* siècle ; Louis XIV ;
Marie Stuart ; Un anonyme du xvn^ siècle ;
Henri III; M»*= de La Vallière ;
Henri de Navarre ( Henri IV) ; Scarron ;
Xylotectu$; M"" Scarron;
Conrad Peutinger ; M"" d'Aubigné (M"^*' de Main-
Casaubon ; tenon ) ;
Louis XIII ; Maimbourg ;
Un anonyme du xvn* siècle ; La Fontaine ;
Charles I" ; Le P. Pouget ;
Christine , ex-reine de Suède ; Louis XV ;
Descartes ; Stanislas, ex-roi de Pologne ;
Ménage; Voltaire;
M"'deScudéry; Bufîon ;
Isaac Vossius; Diderot;
Tronchin ; D'Alenibert ;
Réaiimur ; Condillac ;
Moncrif ; Malesherbes ;
Comte de Saint-Florentin ; La Condamine. Montesquieu ;
J'ai peu de chose à dire de celles de ces pièces qui, déjà publiées, étaient devenues rares, et que j'ai admises dans ce recueil. Elles sont si remarquables et si précieuses, que personne ne sera tenté d'en chicaner le nouvel éditeur ni sur le degré de rareté qu'elles offrent, ni sur la manière dont elles sont reproduites.
Pour ce qui est de leur rareté, ce caractère n'est pas le véritable motif qui a déterminé mon choix. Ce motif est tout entier dans l'importance de chaque pièce pour le plan que j'avais à réaliser.
Pour ce qui est de la manière dont je reproduis ces pièces, il n'en est que deux, je crois, que j'aie prises dans des recueils imprimés, et que j'ai publiées sous leurs formes connues. Telles sont la lettre de Henri IV à Casaubon, et l'allocution de La Fontaine aux députés de l'Académie. Toutes les autres je les donne d'après des manuscrits consultés à cet effet, soit copies, soit originaux, et je donne ces documents sous des formes nouvelles
avec des modifications plus ou moins importantes. La lettre de la reine Christine , par exemple , était à ce point défigurée dans Arckenholtz , qu'en exagérant tant soit peu, je pourrais dire qu'elle était méconnaissable, du moins que la suppression qu'on y avait faite empêchait complètement d'en saisir le but réel.
Quant aux pièces inédites , qui forment la grande majorité , c'est à peine si j'ai quelques mots à dire sur les sources où j'ai puisé , sur le choix que j'ai fait et sur le degré de fidélité que j'observe.
Les sources où j'ai puisé sont indiquées pour chaque pièce. Mais j'ai de grands devoirs de reconnaissance à remplir envers les personnes qui ont protégé, favorisé ou secondé mes recherches, mon travail.
J'ai rempli le premier de ces devoirs à la tête de mon recueil. J'éprouve le même bonheur à remercier d'une rare bienveillance et d'une assistance aussi empressée que savante, les illustres gardiens des dépôts que j'ai consultés. Mais ayant visité , pour cet objet, plusieurs grandesbibliothèques de France, d'Angleterre et d'Allemagne, j'aurais l'air de faire une sorte de liste de conservateurs si je nommais tous les hommes éminents auxquels j'ai des obli-
gâtions. Je ne puis, toutefois, me dispenser de proclamer ici ma reconnaissance pour MM. Hase, Champollion, Paulin Paris et Claude, de Paris; pour M. Forshall, du British Muséum à Londres; pour M. Boehmer, chef de la bibliothèque de Francfort; pour MM. Pertz , Spiker et Pinder, de la bibliothèque royale de Berlin ; pour M. Falkenstein, directeur de la bibliothèque royale de Dresde ; pour les chefs des bibliothèques de l'Université et de la ville de Leipzig ; pour M. le comte de Dietrichstein et M. le baron de Munch-Billinghausen , l'ancien et le nouvel intendants de la bibliothèque impériale de Vienne; M. de Bergmann , directeur de la collection d' Ambras; M. de Lichtenthaler, directeur de la bibliothèque royale de Munich; M. Smeller, un des chefs de ce riche trésor; MM. Gfroerer et Staelin, chefs de la bibliothèque de Stouttgart.
Mais je n'ai pas été protégé et favorisé seulement dans mes recherches de la manière la plus généreuse, j'ai été aidé avec le dévouement le plus laborieux et la plus heureuse perspicacité par mes compagnons de voyage, dont Tun du moins, mon fils Albert, licencié en droit de la faculté de Paris, ne peut m'empêcher de le nommer. H ne s'est pas
borné à me servir de secrétaire ; il a souvent guidé et toujours éclairé mon choix.
Mon choix a été dicté nécessairement par le plan que j'avais, par le but que je poursuivais.
Ce but était de réunir ceux des documents, et
surtout celles des pièces émanées de personnages
éminents qui pourraient jeter le plus de jour sur
l'état des lettres dans leurs rapports avec les mœurs.
C'est à ce point de vue que j'ai subordonné tous les autres.
J'en ai eu d'autres, de secondaires : celui de réunir surtout les documents qui jettent du jour sur les rapports des lettres avec les mœurs et les luttes religieuses; et celui enfin de recueillir les pièces les plus précieuses , les plus dignes de servir de modèles , sous le rapport du style épistolaire dans les divers genres.
Ainsi j'ai voulu donner des lettres de science et d'érudition , des lettres de religion et de philosophie, des lettres de morale et de politique , des lettres d'atTaires, de famille, d'intérieur; et enfin des lettres que j'appellerai académiques.
Sous plusieurs de ces rapports mes investiga-