Dire. Ciris
Culicis.* Catalepion.
Ethne. Priapeia.
Copa. Moretum.
Mecenas.
Je mets ces titres comme les met l'auteur, qui donne un alinéa à chacun d'eux. Cependant Tanalogie me porte à penser que tous ces écrits étaient contenus dans un même volume. En cflet , c'est ainsi (jue l'auteur du catalogue indique les Lettres de diflérents Pères. (V. ci-dessus, n°22i), dont il dit expressément qu'ils ne formaient qu'un seul volume.
* L'auteur met le génitif, parce qu'il entend sans douie liber.
Quant à ces opuscules mêmes, qui sont faussement attribués à Virjjile, ils donneraient lieu à beaucoup d'observations, et l'on est fort surpris d'en rencontrer plusieurs dans une maison consacrée aux saintes études.
Le Priapeia est un recueil de quatre-vingt-sept épigrammes à Priapc , d'une excellente latinité , mais d^une obscénité révoltante.
Le Culex est un poëme burlesque plus innocent. Le thème en est l'ombre d'une mouche qui demande la sépulture. Virgile avait fait sur cette donnée un petit poëme que les anciens louaient beaucoup; mais celui qui nous reste n'est pas de lui.
Le Ciris a pour objet le mythe de Nisus et de Scylla , cl c'est un travail si distingué qu'il a été donné à Catulle comme à Virgile , quoiqu'il ne soit ni de l'un ni de l'autre.
Le Copa , ou l'aubergiste, est une invitation d'entrer, qu'un hôtellier bavard adresse au lecteur, si ce n'est au voyageur.
Le Moretum (le ragoût) est de 123 vers, style de la belle époque.
Le Catalecia , dont les copistes ont fait à Murbach le Catatepiou , est un recueil de quatorze petits poèmes , qui dateraient de la jeunesse de Virgile , s'ils étaient son ouvrage
Le petit poëme intitulé Dirœ , les Furies, se compose de deux parties, dont l'une renferme les imprécations de propriétaires dépouillés pendant les guerres civiles , l'autre les plaintes d'un amant sur l'absence de Lydie. Ce nom de Lydie a fait attribuer le poème au grammairien Valerius Caton que nous avons trouvé dans la bibliothèque de Wilelm.
On voit dans l'Encyclopédie (le Miroir) de Vincent de Beauvais, qu'au moyen âge ces petits poèmes étaient attribués à Virgile. On les recherchait et les prisait sans doute , puisqu'on les avait même à Murbach.