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née et son portrait peint par Du Creux : le tout joint à quelques livres et autres effets déposés hors de chez lui avec les indications nécessaires pour les reconnaître et les recevoir, par lui-même remises à la dite dame à Peffet de remplir les engagements contractés dans les derniers temps de sa maladie, pour Textraordinaire de ses dépenses.
Voulant, en outre, unir toute ma reconnaissance à celle dont mon frère était pénétré pour une amitié si tendre et si constamment touchante, Je déclare que je reconnais ladite dame Marie-Louise-Eugénie Le Beau de TEsparda de Maisonnave, en la qualité de sœur, pour remplacer et représenter, dans ma famille, ma sœur chérie, Hélène-Christine de Chénier, ci-devant comtesse de La Tour Saint- Ygest, décédée à Tlsle de France, laissant un fils né en mil sept cent quatrevingt-seize, âgé de treize ans. J'institue ma dite dame Marie- Louise-Eugénie Le Beau de TEsparda de Maisonnave, ma seule et unique héritière de tous mes biens meubles et immeubles présents et avenir, pour en jouir conjointement avec moi, jusqu''au dernier instant de ma vie, pour en jouir après moi indivisiblement et sans aucune réserve pendant tout le cours de sa vie, que Dieu veuille longtemps conserver; et puisqu'il
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nous faut tous subir la loi de sa Divine Majesté, pour les transmettre à M. de La Tour, mon neveu, fils de ma chère sœur Hélène-Christine de Chénier, ci-devant comtesse de La Tour, né à l'Isle de France en mil sept cent quatrevingt-seize, âgé aujourd'hui de treize ans, lequel, après les époques indiquées ci dessus, en conservera la propriété indivisible et perpétuelle, pour lui et pour ses descendants. Telle est la déclaration de ma volonté ferme et stable, au nom et en présence de Dieu créateur et conservateur de tout ce qui existe. Tel est l'hommage sincère que mon cœur rend à la mémoire de mon illustre frère et de mon plus tendre ami, Marie- Joseph de Chénier, que je viens d'avoir le malheur de perdre et qu'une longue maladie vient d'enlever à sa famille, à la France et au monde. En témoignage de quoi j'ai signé le présent aae et madame Marie-Louise-Eugénie de TEsparda de Maisonnave a signé avec moi, pour témoigner son approbation et Tacceptation par elle de toutes les dispositions qu'il contient. Je l'ai en même temps scellé de mon sceau accoutumé. Fait triple, pour être l'un des triples conservé entre mes mains, un second remis à madame Marie-Louise-Eugénie de TEsparda de Maisonnave et conservé par elle; et
un troisième laissé également à la disposition de la dite dame, pour le déposer où bon lui semblera, afin d'en constater Tauthenticité. Paris, le dix-neuf janvier Tan mil huit cent-onze (i).