COMMANDANT LA GARDE IMPERIALE
Gompiègne, 11 septembre 1811.
Ce rapport est ridicule. Il y a eu un crime commis qui déshonore ma garde. Ou le régiment prendra des mesures pour connaître les coupables» ou, si cela n'est pas dénoncé dans huit jours, je ferai rentrer le régiment dans la ligne.
Le chef d'escadron n'a pas eu le droit de vendre le foin pour acheter de la paille, sans un ordre du ministre de la guerre. Les officiers et sous-officiers garderont les arrêts, et, si dans huit jours
(1) AFiv 894.
(2) Ibid.
(3) Ibid.
je ne connais pas les faits comme ils se sont passés, je renverrai le régiment dans la ligne.
Qu*est-ce que ce chef d'escadron? Où a-t-il servi?
IflNlSTRB DR LA GUERRS (1).
Gompiègne, 11 fêptembre 1811.
Je vous renvoie la singulière lettre du colonel du 63*. Il faudrait d'abord savoir ce que c'est que ce colonel, d'où il sort, et ce qu'il entend par régiments de Sa Majesté Catholique. Est-ce ceux des insurgés ou ceux du roi d'Espagne? Si cet officier entend les insurgés, ce style est singulier. Vérifiez l'état des hommes du 63* qui ont déserté.
Vous écrirez au duc de Dalmatie combien il est inconcevable que, possédant de si belles provinces, il laisse ainsi son armée sans solde. Vous prendrez auprès de lui des informations sur cette lettre.
MAJOR GÉNÉRAL DB l'aRVÉB d'bSPAGNE (2).
Compiègne, 11 septembre 1811.
Je vous renvoie les lettres du duc de Dalmatie et du général Dorsenne; donnez vous-même des ordres sur ces babioles. La prétention de faire payer des droits aux effets d'habillement du corps et des officiers est absurde; écrivez pour la faire cesser. Répondez au général Dorsenne qu'il aurait bien pu ne pas mettre l'intendant général et le receveur sur la même ligne; que le moyen de tirer parti de l'intendant général est de lui marquer de la considération et de le traiter convenablement ; que le baron Dudon peut être fort utile, ne fût-ce que pour la répression des abus et des déprédations ; que ce n'est donc pas entendre ses intérêts que de se l'aliéner. Vous écrirez an sieur Dudon qu'un fonctionnaire ne donne pas sa démission ; que, s'il a des plaintes à porter, il doit le faire ; maïs qu'on
(i) AFiv 894. — L. Di Brotonnb, dans la NouoelU Reoue, t. LXXXVI (1894).
(2) Mémoires du roi Joseph, t. Vlfl, p. 81.
T. If. 11
ne dit pas qu'on veut quitter le service, ce qui ne fait pas honnear et ne montre pas de connaissance de ses devoirs.
IflNISTBl DB LA POLICE GÉNÉRALB (1).
Gompiègne, 12 teptombre 1811.
Faites arrêter la femme du pilote Gallet, qui est au service des Anglais, et faites écrire à ce marin que, s'il ne revient pas en France OU s'il ne se rend pas dans un pays neutre, de sorte qu'on soit sûr qu'il n'est pas au service des Anglais, elle et ses enfants seront mis en prison, au cachot, au pain et à l'eau. Étendez cette mesure aux femmes et enfants des pilotes qui sont au service anglais. Présentezmoi un décret là-dessus, et faites faire une enquête sur les pilotes qui sont à bord des bâtiments ennemis.