A JÉRÔME NAPOLÉON
BOl DE WBSTPHALIE (1).
Parif, 28 décembre ISia.
Je reçois votre lettre. Je crois voire présence plus utile dans votre royaume, en ce moment, qu'à Paris. Il n'existe plus rien de l'armée westphalienne à la Grande Armée, et tout paraît annoncer une crise pour le printemps prochain. Faites-moi connaître ce que vous avez envoyé pour reformer vos cadres, ce que vous pouvez faire pour compléter votre artillerie et votre cavalerie, et enfin ce que vous êtes en état de faire pour approvisionner et bien armer la position de Magdebourg contre tout événement. La lecture des bulletins et les nouvelles que vous pouvez avoir reçues directement de la Grande Armée vous auront fait connaître qu'elle a dû prendre ses quartiers d'hiver sur la Vistule, après avoir fait des pertes très sensibles.