‹ Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815) (volume 2)Chapitre 173 sur 263 · A M. GAUDIN, DUC DE GAETE · texte numérisé non relu

A M. GAUDIN, DUC DE GAETE

MINISTRE DBS FINANCES (1).

Trianon. 19 man 1818.

Je reçois votre lettre, et j'apprends avec la plus grande surprise que le conseiller d'État Chaban a quitté son poste (2) sans ordres. Ce conseiller d'État s'est fort mal conduit en cette circonstance. 11 s'est d'abord réfugié à Altona; il a eu des pourparlers avec les Danois, et ensuite il a quitté son poste sans ordres. Faites-lui connaître qu'il doit s'arranger de manière à être parti demain avant midi. Il se rendra à Wesel, et de là au quartier général de la division, pour y reprendre ses fonctions. Puisque le préfet restait à Brème, il pouvait y rester aussi. D'ailleurs, beaucoup de troupes se rendent de ce côté.

P. S. — Il suffira que le comte Chaban soit parti avant le 21 au matin.

MINISTRE DE LA FOLIGB GÉNÂRALB (3).

Trianon, 19 mart 1S13.

On m'assure qu'il circule dans la société de Paris des lettres de Langeron, où il était dit que Louis XVIII lui a recommandé d'apporter les plus grands soins aux prisonniers. Vous ne surveillez pas assez le faubourg Saint-Germain et les coteries bourboniennes. Si cet avis était le moindrement fondé, vous feriez éloigner à quarante lieues de Paris tous les parents de Langeron,

(1) AFiv 898.

(2) A Hambourg.

(3) AFiv 898.

Trianon, 20 m«n 1813.

Je vois par votre rapport du 19 que le roi de Naples vous doit 450,000 francs pour des fusils. Faites faire neuf lettres de change de 50,000 francs chacune, remboursables, la première au 5 avril, et les huit autres successivement de trois jours en trois jours, de manière que ces lettres soient payées avant le mois de mai. Ecrivez au ministre de la guerre de Naples, pour lui faire connaître que c'est le décompte du manufacturier, qui a passé cette somme en compte à son banquier, et faites tirer ces lettres par un banquier quelconque de Paris. Par ce moyen, cette dette sera soldée. Il sera nécessaire que vous instruisiez le duc de Bassano de cette mesure, ainsi que mon ministre à Naples.

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