‹ Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815) (volume 2)Chapitre 207 sur 263 · AD PRINCE EUGÈNE NAPOLÉON · texte numérisé non relu

AD PRINCE EUGÈNE NAPOLÉON

VIGB-ROI D*ITALIB (1).

Paris, 25 noiembre 1813.

Vous recevrez un paquet contenant un million de papier de Vienne ; faites-en Tusage convenable.

Paris, 25 noiembre 1813.

Faites arrêter Tabbé de Boulogne, ancien évéque de Troyes, et faites-le mettre où il était. Faites en sorte de saisir ses papiers, ainsi que dans les lieux où il pourrait en avoir de déposés. Que cette opération se fasse promptement et secrètement.

1111. — Au COMTE DE MONTALIVET,

Paris, 6 décembre 1813.

Il y a encore à Turin 55 caisses de papiers provenant des archives pontiflcales ; faites-les fller sur Chambéry.

Paris, 6 décembre 1813.

On travaille la Belgique, que TAngleterre voudrait bien soulever. J'ai donné ordre au ministre de la guerre d'envoyer le général Henry

(1) AFfv 904. — Mémoires du prince Eugètu, t. IX, p. 405.

(2) AKiv 904.

(4) lùid.

à Bruges avec une centaine de gendarmes d'élite. II sera soutenu par les 1,500 hommes de garde nationale qui arrivent de Cherbourg et seront sous ses ordres. Il fera d'abord rejoindre tous les conscrits réfractaires et les déserteurs ; il prendra toutes les mesures nécessaires pour faire arrêter sur tous les points les individus qui sont prévenus d*étre agents de Tennemi. J'ai ordonné que le général Saunier se portât également avec une colonne mobile dans les départements des Deux-Nèthes et des Bouches-de-r£scaut. Mais ces mesures ne sont pas sufGsantes; il faudrait que quelques agents principaux de police, et même un fonctionnaire d'un rang élevé, se rendissent dans la Belgique pour pourvoir aux besoins des circonstances. Il y a des hommes à arrêter ; il n'y a aucun doute qu'il n'y ait beaucoup d'agents anglais dans ce pays. Il faut que les colonnes mobiles aient des conseils militaires pour faire prompte justice des malintentionnés et des réfractaires qui résisteraient. Concertez-vous avec les ministres de la guerre et de l'intérieur pour me proposer des mesures pour la Belgique. Vous vous réunirez chez celui des trois ministres qui est le plus ancien. Faites cette assemblée demain, et apportez-moi cela an travail de mercredi.

Paris, 6 décembre 1813.

Je reçois le rapport relatif au major d'Ambrugeac. Qu'est-ce que ce major? Est-ce celui qui a épousé la fille de Mme de Marbeuf et qui a été longtemps en Andalousie? Faites une enquête sur ce major et sur sa famille.

Je vous ai donné l'ordre de vous concerter avec le ministre de la police, et je vous le répète, pour qu'on arrête tous les gardes d'honneur hollandais, et qu'on les retienne dans les prisons d'Arras comme otages des Français qu'on a retenus en Hollande*

(1) AKiv 905.

P«rii, 7 décembre 1813.

J*ai reçu votre lettre du 1*' décembre, relative aux déserteurs. Avez-vous compris dans le nombre ce qui a filé de la grande armée sur les hôpitaux et, de là, dans Tintcrieur? J'évalue cela à plus de 80,000 hommes. Je vous ai donné des ordres pour que ceux qu^on trouverait 8*en allant soient décimés, et qu'on en fusille quelques-uns..

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